le document du mois

> 50 ans de colonie de vacances à la Plaine-sur-Mer

Sur la photographie ci-dessus on peut voir la quarantaine de fillettes et les membres du personnel de la colonie de vacances de la Renaudière, située à la Plaine sur Mer, en 1932.
La colonie avait été créée par l'association Orphelinat des Armées groupe régional de la Loire inférieure dans une ferme qu'elle avait acquis en octobre 1919.
La colonie ne put accueillir les premiers enfants (22 garçons et 18 filles) qu'en août et septembre 1922. Faute d'une quantité d'eau suffisante dans le puits de la propriété, la première colonie prévue l'année précédente ayant du être annulée au tout dernier moment. L'association choisit à partir de l'année suivante de ne plus accueillir que des filles.
Comme l'indique le président en 1933, le fonctionnement de la colonie devint, à partir des années 1930, l'unique action de l'association.
Les bâtiments et terrain de la colonie seront donnés en 1950 au Bureau d'Aide sociale de Nantes qui poursuivit l'activité jusqu'en 1971. Les travaux de mise en conformité du bâtiment s'avérant trop coûteux, le B.A.S. le vendit en 1974.
Cette photo, ainsi que 4 autres prises en 1934-1935, et les registres et dossiers tenus par l'association ayant été également donné au B. A. S., il est possible de consulter les rapports faits par le président et par la directrice de la colonie, notamment dans le registre des procès verbaux de séances, complétés à partir de 1950 par ceux constitués par le B.A.S.

> La libération de Nantes, 12 août 1944

Arrivée des Américains le 12 août 1944.
La foule attend place du pont Morand. Vue du café l'Armoricain, de la poissonnerie moderne et d'un bureau de tabacs
Dès le 5 août, Les FFI du 5e bataillon avaient pris contact, à Rennes, avec l’état-major des Alliés, lui enjoignant de ne pas bombarder Nantes et de venir la libérer. Après avoir repris Vannes, les troupes américaines se dirigent vers Nantes.
Les FFI préparent l’entrée des Alliés en déminant les routes d’accès. Le 12 août, vers 16h, la 4e Division Blindée américaine fait son apparition, route de Rennes....

> Le pont de la Motte-Rouge

Le pont de la Motte-Rouge est en travaux du 16 juin au 22 aout 2014, la chaussée et les trottoirs vont être rénovés et une piste cyclable surélevée va être installée.
Le pont à une arche, que nous connaissons aujourd’hui fut achevé en 1885 sur les plans de l’ingénieur Jean Résal, dans l’objectif de remplacer la chaussée de Barbin alors obsolète. Mais avant cela de nombreux projets avaient été présentés aux autorités ; ce document en est le témoignage.
Il s’agit de l’élévation d’un avant-projet d’un pont à deux arches. Ce projet fut dressé le 26 juillet 1878, à Nantes, par l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en charge du canal de Nantes à Brest, M. Rousseau.

> L'usine de l'eau de la Roche

L’usine de l’eau de la Roche, dont la majorité des installations datent des années 1970, va subir d’importants travaux de modernisation et de restructuration de juin 2016 à 2019, à cette occasion les Archives reviennent sur l’histoire de cet équipement à travers une chronologie et un album photographique (travaux d’aménagements de la prise d’eau et de l’usine et particulièrement sa reconstruction après les dégâts subis par les bombardements de 1944.)

> chronologie
> album photographique

> La Porte Saint-Pierre et la Psalette

Alors que les travaux de restauration de la Porte Saint-Pierre et de la Psalette touchent à leur fin, revenons sur les restaurations et aménagements réalisés il y a un siècle suite à la démolition de l'ancien évêché et au dégagement de la cathédrale.

> quelques plans et photos...

> Le crédit municipal de Nantes fête ses 200 ans

Le décret impérial du 3 décembre 1813 fonde le mont-de-piété de Nantes, alors sous tutelle, des hospices civils de Nantes, dont il s’émancipera en 1867.
En 1919, il deviendra Caisse de crédit municipal.

> Journal de Nantes du 23 décembre 1813

> Les élections municipales du 30 novembre 1919

> Profession de foi de la liste de l'Union des Républicains

> Les grilles du square de la monnaie

Alors que les grilles du square de la monnaie se refont une beauté, revenons sur leur installation.

Après la construction et l'inauguration du Muséum en 1875, l'esplanade du musée est pavée mais reste non cloturée. Ce n'est qu'en 1877, qu'un square à la française est aménagé, square pour lequel l'architecte du Muséum Gustave Bourgerel dessine les grilles.

AMNantes, 40Fi36

> Il y a cent ans le pont Maudit …et le pont Henry

16 juillet 1913
Le pont Maudit, pont de pierre enjambant le bras de l’Hôpital s’effondre, la circulation du tramway vers l’ile de la Madeleine est interrompue.
Dès le 22 juillet, les militaires du 5ème Génie venus de Versailles commencent la construction d’un pont métallique de remplacement.

16 août 1913
La construction du pont Henry terminée, l’inauguration a lieu en présence de Paul Bellamy le maire de Nantes, le tramway quant à lui peut à nouveau poursuivre sa route vers le sud.

> l'album photographique du chantier de construction du pont provisoire

> Nouvelles serres du jardin des plantes

 

 

 

 

 

Le 1er juin 2013,au Jardin des plantes a été inaugurée la nouvelle serre de l’ile aux palmiers.
Installée à l’origine dans une demeure sarthoise, mise en vente par un antiquaire sur eBay, elle vient donc rejoindre sa grande sœur, elle aussi réalisée par l’entreprise F. Guillot-Pelletier d’Orléans et implantée au jardin des plantes en 1895.

Elévation, plan d’ensemble et coupes des serres chaude et tempérée et du jardin d’hiver.
1895
1Fi34

> La Manufacture des tabacs

> fichier PDF à télécharger

Construite en 1862, la Manufacture des tabacs va produire cigares et cigarettes jusqu’en 1974, date de son transfert à Carquefou.
Laissé sans affectation, l’important ensemble de bâtiments sera réhabilité suite à la décision en 1977 de la nouvelle municipalité d’Alain Chénard .
Cette opération , terminée en 1983, dirigée par l’architecte Georges Evano a permis d’aménager et de transformer ce site industriel en logements, bureaux et équipements socio-culturels.

> l'album photographique de la réhabilitation

> Au fil des classements...

Une affiche de 1848 et un tract de 1907 illustrant tous les deux la question de la réduction du temps de travail.

> Création de l'office publique d'habitation à bon marché

Par délibération du 21 février 1913, le maire Paul Bellamy et le conseil municipal de Nantes décidèrent de la création d’un office public d’habitation à bon marché, OPHBM puis OPHLM aujourd’hui Nantes Habitat.
La loi Bonnenay du 23 décembre 1912 permettait aux municipalités et aux conseils généraux de créer ces établissements, création officialisée par décret en Conseil d’Etat.
La ville de la Rochelle fut la première à créer son office suivi par Nantes.
La guerre de 1914-1918 stoppa rapidement les premiers projets de construction de logements sociaux , il fallut attendre les années 1920 pour que s’érigent les premières cités jardins de la Morrhonnière et du Bois de Hercé .

Délibération du 21 février 1913

> L'incendie du théâtre de la Renaissance

Le 18 décembre 1912, le théâtre de la Renaissance situé place Edouard Normand est détruit par un incendie.
La Ville perd ainsi une de ses deux salles de spectacle, la plus grande dotée de 3000 places.
En 1867, les frères Touchais font construire le théâtre de la Renaissance selon les plans de l’architecte Chenantais .L’établissement se pose rapidement en concurrent du théâtre municipal Graslin, c’est d’ailleurs en partie, avec la non rentabilité, la raison de son rachat par la municipalité en 1875. De cette date à 1912, la ville dispose donc de deux théâtres municipaux, gérés conjointement par le même directeur. Suite à l’incendie, le projet de reconstruction est rapidement lancé, malheureusement interrompu par le déclanchement de la 1ère guerre mondiale et définitivement abandonné en 1917.
A sa place la Ville aménagera un square qui en 1956 laissera sa place au nouveau temple protestant .

Cette photographie, datée de 1878, est issue d’un des albums de l’Exposition Universelle de 1878. L’ensemble des photographies est désormais numérisé et coté en 40Fi.

> Acquisition de la propriété de Procé

Il y a cent ans la municipalité de Paul Bellamy décidait de l’acquisition de la propriété de Procé :
« En consacrant cette somme à l’acquisition du Parc de Procé, nous faisons acte de bonne administration. Il arrivera une époque où ce parc  se trouvera en pleine ville et les Nantais d’alors nous seront reconnaissants de leur avoir ménagé  le plaisir d’y passer d’agréables moments. »

> Le parc en 1914

> Lettres de Toussaint Louverture

A l’occasion de l’inauguration du Mémorial de l’abolition de l’esclavage, nous publions quatre lettres échangées entre Joseph Desagenaux, Nantais, lieutenant de vaisseau , commandant de la Frégate La Vénus au Cap français, et Toussaint Louverture, général de brigade et commandant en chef du Cordon de l’Ouest à propos de la situation militaire à Saint-Domingue, de la présence des navires anglais, des députés de Saint-Domingue auprès de la Convention et des décisions de cette même Convention concernant l’esclavage « La convention nationale qui nous a comblé de ses bienfaits en confirmant la Liberté générale malgré tous les efforts des ennemis de la liberté des noirs… » .

Lettre du 3 nivôse an 4 (24 décembre 1795)
Lettre du 29 pluviôse an 4 (18 février 1796)
Lettre du 30 pluviôse an 4 (19 février 1796)
Lettre du 7 ventôse an 4 (26 février 1796)

> Construction de la centrale électrique de Chantenay

La centrale de Chantenay construite entre janvier 1912 et octobre 1913, entre progressivement en activité en septembre 1913. Elle fonctionne jusqu'en 1964 remplacée par la centrale de Cheviré (aujourd'hui disparue).
Structure métallique et en ciment armé, habillée de briques, grandes ouvertures et verrières, c'est le palais de l'électricité qui va entre autre fournir au 11 rue des usines, assez de courant pour permettre l'électrification du tramway.
Retrouvez mois par mois toutes les étapes de la construction de la centrale ICI

> Janvier 1985, un hiver rigoureux : les glaces apparaissent en Loire.

Le 7 janvier ,la ligne 1 du tramway moderne réintègre le paysage nantais, proposant une liaison entre Haluchère (à l'est) et Bellevue (à l'ouest), avec un succès renforcé par un blocage de la circulation routière engendrées par la météorologie.

> Rapports des directeurs et directrices des écoles publiques nantaises pendant la première guerre mondiale. Extrait du rapport de fin d’année scolaire 1917-1918 de la directrice de l’école du boulevard de la Colinière.


Arbre de Noël 1917
« Celles de la 1ère classe offre chaque année, de leur argent, de leur temps et surtout de leur peine et de leur ingéniosité, un arbre de Noël à leurs compagnes de la classe enfantine. Peu d’argent dépensé dans ces années de guerre, elles ne pourraient pas y arriver avec ce qu’elles réuniraient seulement ; mais toutes les ressources tirées des bonnes volontés et de leur adresse sont utilisées.

Avec l’autorisation de la propriétaire d’un parc voisin de chez une élève, une belle branche de sapin est sciée et apportée par cette élève malgré son volume encombrant et son poids.
Les objets fabriqués par chacune, pour mettre dans l’arbre furent souvent de leur invention : un ballon dirigeable, genre saucisse, avec sa nacelle, fut fait à plusieurs exemplaires de tubes de carton renfermant primitivement des becs Auer et de boites de plumes vides.

Il y eut beaucoup de succès chez les garçons. La cabane à lapins d’après les indications d’un journal pour enfant, avec les lapins broûtant devant la cabane des carottes de papier, l’ambulance faite d’une boîte à sucre avec les soldats blessés et les infirmières.Petits paniers fait de carton ondulé et serpentins de même que de petites hottes encadrant une image, drapeaux aux couleurs des Alliés, jouets ne servant plus aux grandes offerts aux petits après un habile raffistolage »
.

La collection des rapports des écoles vient d’être numérisée et sera publiée sur le site internet des Archives courant 2012.

> La Mère Michel Gazette des vieilles portières, août 1848, n° 4 (107 PRES 1)

Le 25 février 1848 , les révolutionnaires proclament la Deuxième République. L’un des premiers actes du gouvernement provisoire républicain est le décret du 6 mars qui libère la presse et abroge la loi de censure du 9 septembre 1835.
Entre février et juin 1848, le nombre de titres de journaux se multiplient. Ce seront pour la plupart des feuilles éphémères.
Les Archives municipales conservent 36 de ces titres dont un journal nantais : Le Cri public. Petit messager républicain , organe du Comité central républicain de Nantes.
Ces journaux aux titres évocateurs, Les Boulets rouge, La Bouche de fer, Diogène Sans-Culotte, Le Scorpion politique, La République des femmes Jounal des cotillons, La Mère Michel Gazette des vieilles portières, …, ont été numérisés.
Ils ont également fait l’objet d’un procédé de reconnaissance optique de caractères qui permet de faire une recherche par mot dans le texte.
Ils sont consultables sur le site des Archives : > en savoir plus...

> Exposition nationale de Nantes, 1861

Parmi les nombreuses fêtes données à l’occasion de l’exposition nationale de Nantes à l’été 1861, il en est une qui devait laisser aux spectateurs un souvenir inoubliable. En effet, au XIXème siècle déjà, l’Erdre prêtait son cadre aux spectacles organisés par la ville, telle que cette fête vénitienne donnée au soir du 29 août.

« Les rives verdoyantes de la rivière d’Erdre, les villas élégantes qui s’élèvent en son parcours, au milieu de bois épais, avaient été illuminées de gracieuses décorations, à la façon italienne. Des embarcations élégamment décorées, des bateaux de toutes formes, tous portant de nombreuses lanternes vénitiennes et chargés de spectateurs, circulaient sous cette pluie de lumière, aux sons d’un orchestre éclatant qui allait au loin réveiller la campagne endormie. La nuit s’avance, profonde et noire : un feu d’artifice s’élance dans le ciel  portant au loin le signal du départ ; les canots se mettent en marche sous ce fantastique éclairage et se dirigent vers Nantes, en décrivant une longue ellipse de lumières mouvantes… »
Extrait du livre de l’exposition / Gravure extraite du livre de l’exposition, édité par Dentu

> Agrandissement de l’hôtel particulier de Monsieur Ernest Lefièvre , sis au 8, avenue Camus.

Cet hôtel a été démoli et remplacé en 1972 par un immeuble de standing de 29 appartements.

Le projet et les plans exécutés sont de l’architecte nantais Joseph Bougouin.
Ces plans permettent de découvrir l’ordonnancement d’un hôtel particulier entre rez-de-chaussée consacré aux pièces de réception et de vie, le premier étage réservé au privé, à la partie nuit et le sous-sol dédié à l’intendance et aux réserves.

Demande de permis de construire pour l’agrandissement n° 118.1927 cote 1O6328

> Vue de la plage de la Baule vers 1900 (42Z61)

Le bureau des postes et télégraphe et l’hôtel Royal bien seuls en front de mer.

> Projet de pont sur le bras de Pirmil - avenue Carnot prolongée - juillet 1911 (1Fi597)

La première ligne de ponts formée des ponts de la Poissonnerie, de la Belle-Croix, de Madeleine (aujourd’hui Général Audibert), de Toussaint, des Récollets et de Pirmil, fut le seul franchissement entre le nord et le sud de Nantes jusqu’aux années 1960.

Pourtant dès la seconde moitié du XVIIIème siècle, on projette de construire une deuxième ligne de pont sur les bras de Loire (Saint-Félix, Madeleine et Pirmil).
En 1778, le projet de Perronet prévoit le percement d’un axe nord-sud allant de la route de Rennes au château préfigurant près d’un siècle avant la rue de Strasbourg.
Cet axe était prolongé par trois ponts, voies et places.
Ce projet de nouveau franchissement de la Loire ne fut jamais réalisé tout comme les suivants au XIXème et XXème siècles sans cesse différés. En dehors des ponts de chemin de fer (Vendée, Résal et Pornic) le pont Haudaudine, sur le bras de la Madeleine, fut, en 1876, le seul pont construit sur la Loire au XIXème siècle.
Il fallut attendre 1966 avec la construction tant attendue des ponts Georges Clémenceau et Aristide Briand pour disposer d’une deuxième ligne de ponts.
Depuis d’autres ponts permettent de franchir la Loire : pont de Bellevue en 1970, pont Anne-de-Bretagne en 1975, pont de Cheviré en 1991, ponts Willy- Brandt et des Trois-Continents en 1995, enfin pont Léopold-Sédar-Senghor en 2010 et pont Eric-Tabarly en juin 2011.

 

> Tract de l’Union des Syndicats Métallurgistes de Nantes pour le 1er mai 1907 (I2 C29 D30)
et
" Le Populaire", du 1er mai 1937 (5PRES100)


Ce tract a été joint au rapport que le commissaire central de police a rédigé à l’intention du maire de Nantes pour lui rendre compte de la réunion tenue le 12 avril 1907 à la Bourse du Travail par les ouvriers métallurgistes.
Ce rapport nous apprend que 150 ouvriers environ assistent à cette réunion auxquels il est donné lecture de cet appel à distribuer aux ouvriers de toutes corporations pour les engager à chômer le 1er mai et à assister à la réunion qui aura lieu ce jour à la Bourse du Travail.
Un autre rapport rend compte de cette réunion du 1er mai à laquelle assistent 1 200 personnes.
L’assemblée n’approuve pas la proposition de Blanchart, secrétaire de la Bourse du Travail, de sortir manifester pacifiquement sur la voie publique. L’un des participants déclare qu’il aurait été de l’avis de Blanchart mais que les forces policières déployées auraient empêché cette manifestation et qu’il n’y a pas lieu d’aller au devant d’un nouveau deuil, faisant référence au décès de Charles Victor mortellement blessé par un coup de revolver lors des échauffourées, quai de la Fosse, entre les dockers en grève et la police, le 16 mars.

Ce tract reprend la principale revendication portée lors de tous les 1er mai depuis 1889 : la réduction à huit heures de la journée de travail.
C'est en effet lors du centenaire de la Révolution française que les organisations ouvrières de vingt-deux pays se réunissent en congrès à Paris pendant l'Exposition universelle. Elles décident d'organiser une grande manifestation internationale, à date fixe et dans tous les pays pour s'affirmer ensemble contre les pouvoirs et obtenir la diminution du temps de travail.
En France, cette revendication aboutit par le vote de la loi du 23 avril 1919 qui énonce le principe de la journée de 8 heures et de la semaine de 48 heures.

30 ans après cette réunion de 1 200 ouvriers à la Bourse du travail, la célébration de la fête du Travail, à Nantes comme dans toute la France, prend une ampleur exceptionnelle le 1er mai 1937.
Pour le journal Le Populaire de l’Ouest, 30 000 personnes y participent. Dans un long article illustré, le 2 mai, sont relatés les allocutions des leaders syndicaux rappelant les revendications qui ont obtenu satisfaction l’année précédente, la semaine de quarante heures, les contrats collectifs, les congés payés, …et aussi celles encore à faire aboutir, telle l’élaboration de la retraite des vieux travailleurs. Après la matinée consacrée au meeting cours Saint-André et à la manifestation à travers la ville, un programme sportif et artistique est organisé l’après-midi au vélodrome Petit-Breton et la ville fait procéder au tirage d’un feu d’artifice sur le pont de la Motte Rouge.

Le 1er mai devient à partir de 1941 un jour férié et chômé. L’Etat français institue par la loi du 12 avril 1941 la fête du Travail et de la Concorde sociale. L’essentiel des cérémonies organisées de 1941 à 1944 réside dans la propagande en faveur des vieilles traditions corporatives, de la collaboration de classes et de la confiance envers le maréchal Pétain, dont on célébrait la fête en ce jour. Vous pouvez voir quelques affiches de l’époque ici.

La Quatrième République réinstaure sous de nouvelles bases législatives la journée du 1er mai par la loi du 30 avril 1947 modifiée par la loi du 29 avril 1948 qui déclare le 1er mai jour férié et chômé.

> Carton d’invitation à l’inauguration du pont de Cheviré le 27 avril 1991 (1 Z 4)

30 ans... après un premier tracé au plan directeur du Groupement d’urbanisme de la région nantaise figurant la traversée de la Loire à l’Ouest de la ville, en 1961

24 ans... après que le schéma de voirie rapide de l’agglomération prend en compte Cheviré et fixe le site de l’ouvrage, en 1967.

14 ans... après que le SIVRAN (Syndicat de la voirie rapide de l’agglomération nantaise) considère comme ouvrage prioritaire le franchissement de la Loire à Cheviré et recherche d’autres modes que le pont à grand gabarit, en 1977.

10 ans... après que le ministre des Transports entérine l’accord de programme de 7 ans entre Etat, Département, Région et SIVRAN pour la réalisation d’un tunnel, en 1981.

7 ans... après que, suite à une étude comparative entre tunnel et pont, le SIMAN (Syndicat intercommunal à vocation multiple de l’agglomération nantaise qui a remplacé le SIVRAN) opte pour un pont, en 1984.

5 ans... après la déclaration d’utilité publique des travaux de la rocade Ouest et du franchissement de la Loire à Cheviré et de la confirmation du financement de l’Etat, à hauteur de 55 %, lors d’une visite du premier ministre Laurent Fabius, en 1986.

3 ans... après le début des travaux en janvier 1988.

Et... quelques jours avant son ouverture à la circulation le 2 mai.

Le pont de Cheviré est inauguré le 27 avril 1991 par le Premier Ministre Michel Rocard.

> L'affaire Galmot

Courrier du maire de Nantes Léopold Cassegrain, adressé au procureur de la république le 17 février 1931 concernant l'hébergement des témoins de l'affaire Galmot (3I143).

Procès par la cour d'assises de Loire-Inférieure de 14 émeutiers guyanais en mars 1931.
Des émeutes avaient éclaté à Cayenne en août 1928 suite à la mort de Jean Galmot.

Exposition "Le procès des insurgés de Cayenne"
Archives départementales de Loire-Atlantique,,jusqu'au 16 juin 2011.

> Franz Liszt à Nantes... en 1845

« Liszt, le roi, l’empereur des pianistes, comme l’ont appelé et l’appellent encore les journaux, Liszt est dans nos murs !
Le célèbre virtuose oubliant un instant les capitales de l’Europe, a daigné jeter un regard favorable sur une pauvre ville de province… »
( Le Breton 20 décembre 1845)

A l’occasion de la Folle journée 2011 consacrée aux «  Titans de  Brahms à Strauss » en passant par Mahler, Schoenberg ou Liszt,  savez-vous que ce dernier a donné plusieurs concerts à Nantes en décembre 1845.

Les représentations ont eu lieu au théâtre Graslin les 17, 19 et 22 décembre 1845.
Un dernier concert, concert de bienfaisance pour la création d’une crèche municipale,  a été organisé le 29 décembre 1845, sur invitation  par Monsieur Bressler directeur du Conservatoire de musique nouvellement créé.

> Articles du journal Le Breton :
- 17 décembre 1845
- 20 décembre 1845
- 22 décembre 1845
- 29 décembre 1845
- 31 décembre 1845

> Articles du journal Le National de l'Ouest
- 17 décembre 1845
- 19 décembre 1845
- 19 décembre 1845
- 20 décembre 1845
- 22 décembre 1845
- 23 décembre 1845
- 26 décembre 1845
- 30 décembre 1845

> Molière à Nantes... en 1648

Acte de baptême , 11 juin 1648, paroisse Saint-Clément
GG21

Avril-juin 1648, la troupe du Sieur Dufresne séjourne à Nantes et parmi les comédiens  se trouve … un certain Jean-Baptiste Poquelin dit Molière

> Manifeste du comité d’action des métallurgistes nantais à l’opinion publique, 19 août 1955 (33W8)

(Voir le tract du 19 août 1955 recto-verso)

Les grèves de l’été 1955 sont restées très présentes dans la mémoire des Nantais et notamment de Jacques Demy qui en a fait la toile de fond de son film Une chambre en ville, tourné en partie à Nantes en 1982,dont le personnage principal est un ouvrier métallurgiste.
En 1955, 17 900 métallos travaillaient à Nantes. Le conflit avec les patrons de la métallurgie nantaise portait sur le rattrapage de l’écart des salaires entre les ouvriers de la région parisienne et ceux de province dans un contexte de conjoncture économique favorable.
Dans le cadre des négociations entamées depuis novembre 1954 qui voyaient le patronat refusé toute augmentation, le 17 août 1955 de nombreux métallos envahirent et saccagèrent le siège du syndicat patronal où se tenait la réunion de la commission mixte et obtinrent finalement l’augmentation de 40 F de l’heure.
Mais, le soir même, le patronat revint sur sa décision prétextant que sa signature avait été obtenue sous la menace et décida un lock-out de toutes les entreprises métallurgistes que le préfet fit immédiatement occuper par les CRS.
Ce fut le début d’une période d’affrontements, du 18 août au 5 octobre où se succédèrent lock-out des entreprises, débrayages et grèves, meetings, manifestations.
Ces affrontements furent souvent très durs entre CRS et manifestants. Les 18 et 19 août ils firent des dizaines de blessés graves de chaque coté et un ouvrier maçon, Jean Rigollet, fut mortellement blessé par une balle sur le cours des Cinquante otages.
Devant la gravité des événements, le maire de Nantes Henri Orrion proposa sa médiation et obtint, la reprise de négociations, le 21, … à Rennes en présence du préfet d’Ille et Vilaine aboutissant à la reprise du travail mais sans résolution du problème des salaires.
Ce n’est que le 4 octobre que les propositions patronales, obtenues par la médiation du ministre du Travail André Morice (futur maire de Nantes), d’une augmentation de 22 à 30 F furent acceptées par les métallurgistes, à l’issue de 3 semaines, depuis le 9 septembre, de nouveaux lock-outs, manifestations et affrontements violents dans les rues de Nantes.

Pour consulter certains des documents reçus et produits par le Secrétariat général de la Ville au long de ce conflit, conservés sous les cotes 33 W 7 à 10 aux Archives municipales... cliquez ici

> Boîte à thé (8Z A 127)

Dessin d'une des six boîtes à thé, décor dragons, laquée rouge et or, avec médaillon "Fils de France".
Thomas (I) Dobrée fit réaliser ces boîtes en Chine et elles furent ramenées à Nantes dans la cargaison d'un voyage du "Fils de France", navire de l'armement Dobrée.

Une de ces boîtes est conservée au Musée Dobrée.

> Échantillons de crêpes de Chine

Ramenés dans la cargaison du quatrième voyage du Fils de France (juin 1824-septembre 1825) de retour de Calcutta, ces échantillons ont permis de préparer les commandes pour le cinquième voyage vers Canton entre le 8 avril 1826 et le 7 mai 1827.
Le Fils de France, « navire amiral de l’armement Dobrée », trois-mâts de 810 tonneaux fut construit en 1817 pour l’armateur Thomas Dobrée. Entre juin 1818 et avril 1829 le navire effectua six voyages vers l’Asie : Bengale, Sumatra, Calcutta, Manille et Canton.
Il fut définitivement désarmé et vendu en 1830

 

> Un daguerréotype aux Archives municipales

Le procédé du daguerréotype (mis au point par Louis Daguerre, artiste peintre, décorateur de théâtre parisien, associé à Nicéphore Niepce) est l’un des premiers à fixer des images uniques de façon permanente sur des plaques de cuivre recouvertes d’argent, aux reflets changeants et présentées sous verre (pour éviter l’oxydation) dans des cadres laqués en noir ( photographies dites « enchâssées »).

Cette technique, rendue publique en 1839, et régulièrement améliorée (notamment des temps de pose de quelques secondes), connaît un succès commercial rapide dans toute l’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis avec l’ouverture dans les villes de nombreux ateliers de portraits. Toutefois, la diffusion du daguerréotype, objet unique et coûteux, reste circonscrite à la bourgeoisie aisée. Ce procédé est essentiellement utilisé jusqu’en 1855, supplanté par des techniques moins onéreuses et offrant des images reproductibles.

A Nantes, la Galerie de tableaux et magasin d’objets en tous genres pour la peinture, l’aquarelle, de Henri Baudoux (éditeur de La Bretagne pittoresque de Rouargue et Souvestre), installée au 10 rue de l’Arche-Sèche et place du Musée-de-Tableaux, maison Vauvercy au premier étage, propose dès 1840 et ce, jusqu’en 1843, des daguerréotypes et « des leçons sur la manière de s’en servir ». Ce sont en effet bien souvent des marchands d’art, des éditeurs ou des opticiens qui ont popularisé la daguerréotypie.

En 1844, c’est l’établissement de M. Karl, dit de Strasbourg, situé au 22 rue de Versailles, « à l’entrée de la route de Rennes », qui est référencé dans Les Etrennes nantaises, à la rubrique daguerréotypie. L’année suivante l’atelier est transféré dans le nouveau quartier bourgeois de Nantes, au 32 boulevard Delorme.

 

> A l’heure du téléphone portable et d’internet !

L’installation des premières lignes téléphoniques débute en 1880.

Le réseau téléphonique municipal est mis en place à partir de 1882. Il relie d’abord le poste central de la mairie aux principaux bâtiments de secours et de sécurité : commissariats de chaque arrondissement, casernes de pompiers et bureaux d’octroi puis rapidement les conciergeries des écoles et les établissements culturels.

Archives de Nantes - 2010