Introduction

Août 1914

Septembre 1914

Octobre 1914

Novembre 1914

Décembre 1914

Janvier 1915

Février 1915

Mars 1915

Avril 1915

Mai 1915

Juin 1915

Juillet 1915

Août 1915

Septembre 1915

Octobre 1915

Novembre 1915

Décembre 1915

Janvier 1916

Février 1916

Mars 1916

Avril 1916

Mai 1916

Juin 1916

Juillet 1916

Août 1916

Septembre 1916

Octobre 1916

Novembre 1916

Décembre 1916

Janvier 1917

Février 1917

Mars 1917

Avril 1917

Mai 1917

Juin 1917

Juillet 1917

Août 1917

Septembre 1917

Octobre 1917

Novembre 1917

Décembre 1917

Janvier 1918

Février 1918

Mars 1918

Avril 1918

Mai 1918

Juin 1918

Juillet 1918

Août 1918

Septembre 1918

Octobre 1918

Novembre 1918

AOÛT 1917

journal de M.Digo / journal de M.Bougouin

Journal de Maurice Digo (16Z)


Mercredi 1er août

Messe Chardin. 3e Anniversaire de mariage.
A la nuit, relève par le 156. Les Compagnies en place à 21 heures.



Jeudi 2 août


Resté en ligne toute la journée avec le 156.
Cafard. J’ai une envie folle de déserter.



Vendredi 10 août


Lévy tient à me faire payer d’un seul coup ses gentillesses des jours précédents.
Pendant toute la durée du repos, à sa disposition, je ne devrai quitter le Cantonnement que s’il m’y autorise.
Et pour commencer, il me dénonce au Commandant de Cantonnement, comme le SEUL PEINTRE EN BATIMENT EXISTANT AU BATAILLON. C’est une trouvaille. Le boulot consiste à peindre sur un mur et un panneau de bois (5m de long en grosses lettres noires sur fond blanc VILLE-AU-VAL (flèche) DIRECTION PONT DE HARANOUE VILLE AU VAL (flèche) DIRECT
PONT DE MONS


Samedi 11 août


Peinture toute la journée.

Jeudi 16 août


Toute la journée aux mirabelles.

 

Vendredi 17 août


La nourriture infecte distribuée par les roulantes, la chaleur, les mirabelles ont fait quelques dégâts dans les compagnies. Les feuillées sont insuffisantes, le service de garde difficile à assurer.

 

Samedi 18 août


Mirabelles.

Dimanche 19 août


La nuit dernière, une patrouille allemande s’est avancée jusqu’au cimetière de Norroy, portant des rouleaux de fils destinés à l’installation d’une écoute.
Repérée, elle a fui malaisément dans l’enchevêtrement des réseaux.
Au jour, le poste avancé du Cimetière a ramené un jeune phonard, la tête et la poitrine criblées de balles.
Ses papiers ont été remis au Bataillon, mais ses bottes, tous ses boutons, son calot, sa croix de fer ont été volés. Après quoi, il a été abandonné dans les fonds de Norroy, où je l’ai trouvé par hasard au cours d’une ronde.
Chardin m’aide à ensevelir ce pauvre gosse. Sur une croix, j’inscris : REIBER 30e R.I. LANDWERH
Ce qui me vaut cette aimable réflexion du lieutenant Durand « Êtes-vous pas tapé de gaspiller nos croix pour les Boches ». […]


Lundi 27 août


Première apparition d’officiers américains.

Mardi 28 août


Reconnaissance d’officiers américains : 2 Colonels, 3 Capitaines.
Ils ont été reçus assez froidement. Sans doute, l’allure bonnasse de ces gras gaillards mieux entraînés au commerce des munitions qu’à leur emploi, déplaît-elle à nos sémillants galonnés.
Après les avoir pilotés à vive allure dans les principaux ouvrages du secteur, on ne les a ni reconduits, ni abreuvés. Leur passage déchaîne l’hilarité. On s’interpelle d’un abri à l’autre « As-tu vu les marchands de bœufs ? »
Ce soir, logés dans un des plus mauvais abris d’Héminville, sans bagages et sans Ordonnances, ils vont, quémandant de l’eau et du pain, un peu irrités, déjà déçus.

Vendredi 31 août


Troisième jour sans lettres.
Chaleur, crasse, cafard.

 

 

Journal de Marie Bougouin


1er août 1917

Une offensive de longue haleine dont les forces britanniques assument la charge principale a commencé hier matin en Flandres sur un front de 25 km. Les journaux du soir annoncent une victoire française et une victoire anglaise. Cette nouvelle bataille des Flandres s’engage au début de la 4ème année de guerre dans les vastes plaines du nord et du sort de cette bataille dépend la libération des Flandres belge et française.

Paul Pequin est désigné par le commandant du Peutry pour aller suivre les cours d’état-major à Senlis. Ces cours ouvrent vers le 20 août pour durer jusqu’à Noël. Geneviève va chercher à s’installer le plus près possible de son mari.

 

 

 

Archives de Nantes - 2017