Introduction

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Août 1915

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Février 1916

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juin 1919

DÉCEMBRE 1917

journal de M.Digo / journal de M.Bougouin

Journal de Maurice Digo (16Z)


Dimanche 9 décembre

Messe 7 heures à Pont-à-Mousson.
La chapelle est installée dans une cave (Nativité, rue des Pénitents)
Voûte basse blanchie à la chaux, casemate rébarbative, propice aux États-majors soucieux de sécurité, aux sermons hypocrites, aux cérémonies patriotiques au cours desquelles on verse sur les P.C.D.F. quelques larmes de crocodiles. Au surplus, l’absence de toute ventilation rend l’atmosphère irrespirable.



Jeudi 13 décembre


Nouvelle reconnaissance de nouveaux emplacements de combat.
Le Bataillon brinqueballe dans la boue, sous la pluie, énervé, cafardeux, inquiet.



Samedi 15 décembre


Bloqué par le froid et un bon rhume, je parcours quelques journaux.
Battage pour l’Emprunt. Préparation de l’opinion à l’éventualité d’une offensive allemande de grand style. La tartine de confiture est provisoirement reléguée au magasin des accessoires.


Dimanche 16 décembre


Promenade à Blénod. Rencontré Parratte qui me donne quelques tuyaux. Le Commandement ne pense pas que l’offensive allemande soit déclenchée avant fin Janvier.
Il me conte l’Histoire de poules dont se gargarise le Village.
Les phonards du Régiment logent au rez-de-chaussée d’une maison dont le premier étage est habité par les propriétaires. Dans le jardin : une volaillerie et un clapier.
Au début de notre séjour, une poule disparaît. Plainte sans succès au Colonel.
Quelques jours plus tard, disparition d’une deuxième poule. Nouvelle plainte au Colonel qui se met en colère et donne l’ordre de placer nuit et jour une sentinelle devant les poules.
Le jour, tout va bien, mais la nuit, chaque relève est signalée par un caquètement général.
Fureur du propriétaire, qui se lève brusquement et croyant saisir le délinquant veille lui-même et ne dort plus.
Après trois nuits d’insomnie, le brave homme supplie le Colonel de relever la sentinelle, offre aux phonards une poule propitiatoire et la paix est faite.

Lundi 24 décembre


Visite avec Chardin de divers immeubles tous plus ou moins endommagés en vue de la messe de Noël.
Celui que nous adoptons a été pillé de fond en comble, Livres, linge, jouets, vêtements, s’étalent pêle-mêle, dans toutes les pièces, une couronne de mariée coiffe le siège des W.C. un lot de fioles à pharmacie a été mis en morceaux à l’aide d’une Vierge en plâtre.
La journée entière suffit à peine pour mettre un peu d’ordre dans ce fatras.
Chardin étant à Blénod, Bertrand est chargé de la cérémonie.
Assistance clairsemée, mais sympathique. Pas de prêche, mais quelques mots émouvants de Bertrand.
Sortie sur la neige, par une nuit divinement belle. Silence absolu sur les Lignes et la campagne baignés de lune.
Réveillon autour du poêle de faïence avec Vallet et Le Brun. Dormi ensuite jusqu’à 8 heures.

 

 

Journal de Marie Bougouin


12 décembre

Les journaux du 11 annoncent la prise de Jérusalem par les Anglais. Le général Allenby informe qu’il a attaqué les positions ennemies le 8 décembre.
Les troupes s’avançant dans la direction de Bethléem, ont repoussé l’ennemi et dépassant Jérusalem se sont établies sur al route vers Jéricho. Tandis que d’autres troupes cernaient la ville sainte laquelle se trouvant isolée à capituler.
Un Te Deum sera chanté dimanche à Notre Dame pour remercier Dieu d’avoir délivré du joug turc la ville sainte.

22 décembre

M. Picot, haut-commissaire français à Jérusalem, s’est rendu solennellement au Saint Sépulcre et à Bethléem où il a été chaleureusement acclamé par la population. Le cérémonial traditionnel a été scrupuleusement suivi et la Marseillaise fut joué à l’orgue pendant le passage à travers l’église du représentant français.

 

 

 

Archives de Nantes - 2017