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| Ravitaillement Rationnement et approvisionnement équitable Mesures contre le chômage | |||||||||||
| Une
fois la guerre déclarée, Nantes s’organise et adapte
ses structures et ses institutions. La ville, qui n’est pas sur
le front, soutient l’effort de guerre et son économie s’en
trouve bouleversée. Les chantiers navals se reconvertissent en usines d’armement, jusqu’en 1916 les fonderies de cuivre produisent de la fonte, les tanneries et les corroieries sont réquisitionnées ainsi que de nombreux bâtiments pour les cantonnements de troupes, les hôpitaux militaires et les réfugiés. Les industries alimentaires éprouvent de grandes difficultés à s’approvisionner, leurs stocks étant pour une large part achetés par l’armée. Ainsi on constate que les importations représentent 5 fois plus que les exportations notamment pour les céréales et le sucre. Malgré l’intervention des autorités sur les prix des denrées et le zèle humaniste du maire Paul Bellamy, il n’est pas possible d’empêcher la flambée des prix qui augmentent de 68% de 1914 à 1916. Les salaires ne suivent pas de façon proportionnelle et la mairie doit prendre des mesures : il faut faciliter le ravitaillement en contrôlant l’économie mais aussi prendre des mesures de rationnement pour économiser les denrées et les sources d’énergie comme le charbon. |
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| L’office
de placement ou Bureau de placement existe avant la guerre (loi du
14 mars 1904). Une circulaire reprécise son rôle et son
fonctionnement le 20 décembre 1915 et conseille l’instauration
d’une commission paritaire de contrôle composée
d’autant de patrons que d’ouvriers et d’un président
qui ne soit ni l’un ni l’autre. |
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| Demandes d'emplois enregistrées par l'Office jusqu'en 1919 | |||||||||
femmes hommes
sources : La municipalité et son oeuvre pendant la guerre, 1 BA in 8°28 |
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| Placements effectués par l'Office jusqu'en 1919 | |||||||||
La mobilisation de la plupart des actifs entraîne inévitablement un déficit d’emplois y compris à la mairie nantaise. Cette dernière lutte âprement, par le biais d’une volumineuse correspondance, contre la mobilisation d’employés clés de la ville comme les boulangers par exemple. Le maire demande aussi des sursis pour certains employés municipaux dont le rôle et la compétence sont vitaux pour le fonctionnement de la mairie qui accuse des difficultés croissantes. L’exemple de Mr Ledoeil, chef de plusieurs services, est caractéristique. Bellamy doit multiplier les courriers au préfet et au ministre de l’intérieur qui doivent intercéder auprès du ministre de la guerre pour obtenir des sursis à ce salarié indispensable. |
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| Télécharger au format PDF l'ensemble de la correspondance | |||||||||
Pour lutter contre le chômage, le maire veut montrer l’exemple aux employeurs. La municipalité décide de fixer un salaire uniforme pour tout le personnel de la mairie sans prendre en compte son niveau de qualification ni le service auquel la personne est employée. Des équipes qui se relaient permet l’embauche de plus de gens. Le montant du salaire commun à tous est définit comme le plus proche du minimum vital.
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MO1, MO4. - 1 BA in 8° 18 : délibérations, office de placement. - BM 1914, 1915, 1916, 1917, 1918. - K2 Personnel mobilisé : mobilisés, tués, blessés, disparus. - K2 Personnel, demandes : sursis, indemnités. |
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