Sur la Loire...

amont <--- Le pont de la Poissonnerie ---> aval

 

Ce pont permettait d’accéder à l’entrée sud de la ville. Il reliait la rue de la Paix à la rue Bon Secours. Il faisait partie de la première ligne de ponts qui permettait de franchir la Loire dans son intégralité. C’est pourquoi il est supposé contemporain du premier pont de Pirmil.
Ce pont doit son nom à la présence d’une poissonnerie à l’extrémité est de l’île Feydeau. Il est aussi connu sous le nom de pont d’Aiguillon ou pont de la Paix.

A l‘origine ce pont était en bois ce qui imposait à la ville un entretien constant et un remplacement régulier de l’édifice. Ce n’est qu’en 1670 que la municipalité fit bâtir le premier édifice en pierre à une seule arche. Le pont aboutissait à la porte de la ville, fortifiée par deux tours construites en 1485. Comme ce pont était le seul moyen d’accéder ou de sortir de la ville par le sud, il connut une fréquentation très importante jusqu’au XVIIIe siècle.
Reconstruit entre 1760 et 1765, il fallut l’abaisser et l’élargir en 1843 car son passage était difficile. Le pont toujours en pierre disposait alors d’une  voûte elliptique jugée très élégante et qui  suscitait l’admiration pour sa hardiesse. Le pont avait une ouverture de 23 mètres. Ces parapets étaient en fonte par soucis d’harmonie avec les autres ponts de la ville.

Il disparait en 1939 lors des comblements.

Archives municipales de Nantes - 2014