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     Expositions > " Le vert nantais" 21 septembre-10 novembre 2002
   
     Le catalogue de l'exposition > notices des objets exposés
         
       


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Puisage aux bornes-fontaines
Affiche - 1909

Le 2 juin 1909 est arrêté un nouveau règlement pour le puisage aux bornes-fontaines, ce dernier complète le règlement sanitaire de la Ville du 15 décembre 1904, qui impose désormais aux propriétaires l’obligation de mettre l’eau potable à la disposition de leurs locataires.
L’approvisionnement aux bornes-fontaines est alors limité à la population pauvre ou peu aisée qui n’a pas directement accès à l’eau potable.
Cet arrêté sera modifié en novembre 1921 et complété des tarifs désormais applicables au puisage aux bornes-fontaines, puisage autorisé aux seuls habitants des immeubles non encore dotés de l’eau potable. Le recours aux bornes-fontaines n’est plus que provisoire, soumis à autorisation du Bureau d’hygiène et à paiement d’une redevance annuelle selon la composition des ménages.
L’arrivée de l’eau courante dans les immeubles entraînera la disparition progressive des bornes-fontaines des rues de Nantes, 157 en 1932, 108 en 1937, elles ne sont plus que 83 en 1941.
   
     
 
Pompes et fontaines publiques
Affiche - 1890

« … les pompes sont très commodes pour un service privé, dans un service public, elles ne peuvent résister longtemps et nécessitent des réparations continuelles qui occasionnent trop souvent des chômages pour les usagers et des dépenses trop grandes pour la Ville… »
Victimes de leur succès, d’une utilisation intense, les bornes-fontaines sont aussi victimes de nombreuses dégradations, si bien que le 5 août 1857, soit trois ans après leur mise en service, la municipalité de Fernand Favre réglemente pour la première fois leur utilisation.
Deux autres arrêtés municipaux, sensés responsabiliser les utilisateurs seront pris le 1er juillet 1869 par Antoine Dufour et ce dernier par Ernest Guibourd.
   
     
   
Travaux à exécuter aux puits de la Ville
Affiche - 1842

Jusqu’à l’arrivée des premières bornes-fontaines en 1854, la population nantaise s’alimentait en eau majoritairement grâce aux puits : puits privés présents dans les cours ou sous les porches des immeubles [signalés par une plaque portant un P, plaques encore présentes sur les façades de nombreux bâtiments] et surtout puits publics dont l’entretien est à la charge de la Ville.
Les bornes-fontaines, plus nombreuses, vont rapidement supplanter les puits publics. Si bien qu’en 1857, Driollet, architecte-voyer en chef de la Ville, propose au maire la suppression générale des puits, ne décidant de conserver que ceux éloignés de plus de 120 mètres d’une borne-fontaine.
Seuls trois puits seront maintenus : celui de la rue Saint-Clément et petit chemin du Coudray, celui de la petite rue Saint-Donatien, enfin celui de la rue des Hauts-Pavés au bureau d’octroi ; trois puits contre 23 signalés en 1818 sur un rapport annexé à un détail estimatif de réparations d’entretien.
     
Projet de fontaines par Dobrée
Dessin encre – s.d.

Tant attendue la distribution de l’eau potable a été l’objet de plusieurs projets dont celui de l’armateur Thomas Dobrée.
Ce dernier, à l’identique d’autres ingénieurs, avait imaginé « une machine à monter l’eau dans tous les quartiers de la Ville pour les fontaines publiques ».
Il avait aussi dessiné plusieurs fontaines pour les places de Nantes, certaines monumentales.
Place de la Monnaie fontaine avec statue
Place Saint-Louis fontaine au pied de la statue de Saint-Louis
Place Graslin fontaine avec statue
Place Royale fontaine avec statue de Henri IV à cheval
Place de la prison fontaine
Place du Calvaire fontaine avec obélisque
Place du marché fontaine
Place de Bretagne fontaine
Place Viarme fontaine
Place au vin fontaine avec statue
Place Saint-Pierre fontaine
Place Port-Communeau fontaine
Place puits Lory fontaine
Place de l’hôpital fontaine
 
     
Affiche publicitaire Victor Guillaume Fontainier
Imprimé – 1855

Au milieu du XIXème siècle, à l’époque où les villes se dotent de services d’eau et d’égouts, où les villes s’aèrent suite aux percements de nouvelles voies, à l’aménagement de boulevards de ceinture et de parcs, les jets d’eau et fontaines apparaissent comme un élément important de décor et de bien-être.
Les fournisseurs sont alors nombreux à proposer leurs services et produits aux municipalités.
 
 
     
 

Fontaine Wallace
Photo d’après un dessin de 1872

A l’origine, les fontaines Wallace étaient équipées de deux gobelets de fer retenus par des chaînettes permettant la consommation de l’eau qui coulait en mince filet du centre du dôme pour retomber dans la vasque.
Pour des raisons hygiéniques, ces gobelets ont par la suite été supprimés.
Cette caricature de 1872, date de l’inauguration de la première fontaine Wallace boulevard de la Villette à Paris, représente de façon simplifiée, le petit modèle de fontaine Wallace qui s’apparente plus à une borne-fontaine à bouton-poussoir.
     
 
Projet de distribution des eaux de la Loire par Jegou
Calques – 1837

Le 31 juillet 1837 l’ingénieur des Ponts, Auguste Jegou, présente son projet de distribution des eaux de la Loire en réponse à l’appel d’offre de la Ville en date du 8 mars 1837.
Il prévoyait outre 294 bornes-fontaines, des fontaines monumentales sur les places et promenades.
Il décrit ainsi son projet dans le rapport annexé aux plans.
« Sont au nombre de 16
Des bassins à gerbe sont placés sur le cours Henri IV et sur la promenade de la Bourse…
Un jet unique jaillissant au centre de la place Launay retombe dans un bassin octogonal. Les dessins produits n’ont d’autre but que de donner une idée des petits monuments.
Les fontaines jaillissantes et à vasques sont celles dont l’effet est le plus agréable. Le granit bleuâtre de Nantes sera employé pour les bassins des fontaines secondaires.
Pour celles qui s’élèveront sur la place Royale, devant le Palais de la Préfecture, on mettra à contribution la carrière de Volvic.
Fontaine de la place Graslin : lui réserver le luxe du marbre et des statues.
Fontaine de la place Louis XVI : il est indispensable d’y établir une fontaine de premier ordre en y faisant contribuer la colonne qui porte la statue de Louis XVI ».
L’esthétisme des fontaines servait d’abord à mettre en valeur l’élément premier : l’eau « il faut que l’eau s’épanche en nappes, se brise en cascade, se divise en bulles ; qu’elle réfléchisse et disperse la lumière ; que ses effets se reproduisent sans cesse par le mouvement. »
Jegou souhaitait pour leur réalisation faire appel à des artistes locaux « … dont le ciseau saura graver en bas relief sur le marbre de nos fontaines que l’on existe encore ailleurs qu’à Paris… » idée qui se concrétisera avec la réalisation de la fontaine de la place Royale par des sculpteurs et fondeur nantais.
Quant aux fontaines monumentales projetées par Jegou elles ne seront jamais réalisées, l’alimentation en eau se faisant seulement à partir de 1854 et uniquement par bornes-fontaines.
 
     
 
Projet de fontaine pour la place Royale par Driollet
Canson – 1860

« C’est chose fréquente en France que l’inauguration d’une fontaine publique au milieu d’un grand centre de population. Et pourtant, c’est chose nouvelle pour nous qui, au sein de notre vieille cité, baignée par un grand fleuve et deux rivières, inaugurons sur l’une de nos principales places notre première fontaine monumentale… » ainsi commence le discours de Ferdinand Favre sénateur-maire le 16 mars 1865 jour de l’inauguration de la fontaine de la place Royale. Cette réalisation marque pour la Ville de Nantes l’aboutissement des nombreux projets de fontaines jamais aboutis.
Dessinée par Driollet, architecte de la Ville, sculptée par Ducommun de Locle et Grootaers et fondue par les ateliers Voruz, la fontaine de la place Royale est une œuvre toute nantaise.En granit bleu de Rennes, elle est composée au-dessus de son bassin inférieur, d’un stylobate à tablier, surmonté de statues en bronze couchées et figurant quatre affluents de la Loire : la Sèvre, l’Erdre, le Cher et le Loiret ; huit génies, personnifiant les principales branches de l’industrie et du commerce local, sont assis sur des dauphins, au-dessus un second stylobate, au centre duquel s’élève un piédestal richement orné de guirlandes, de plantes marines et de huit urnes de bronze, porte la statue, debout, en marbre blanc, de la Ville de Nantes. Au-dessous et en avant, du côté ouest, se tient, debout, la figure en bronze de la Loire.Ces statues de bronze faillirent disparaître en 1942, dans la tourmente de la guerre qui emporta nombre de statues en métaux non ferreux vers la fonte.
Un an plus tard, lors du grand bombardement du 16 septembre qui toucha particulièrement le centre de Nantes, la place Royale fut largement détruite mais la fontaine resta debout.
     
 
Elévation de la fontaine de la Place Royale par Driollet
Canson – 1859

« La place Egalité ci-devant place Royale, la plus importante de notre Ville par son étendue et sa position, réclame, depuis longtemps, un monument de nature à en masquer la nudité et à en vivifier l’aspect si triste surtout à la chute du jour ».
En 1849, en réponse à cette volonté des élus, Driollet, architecte-voyer en chef, présente au maire de Nantes son premier projet de fontaine monumentale pour la place Royale ainsi décrit « une disposition de larges trottoirs avec des bancs en pierre sur son pourtour, un nouveau nivellement et une nouvelle disposition de pavage, un dessin de fontaine monumentale en fonte et en fer combinant dans un même ensemble la lumière d’un brillant éclairage comme point central de la place avec la réflexion des masses d’eau transparentes ».Dans une deuxième étude, il remplace l’eau, encore absente des rues de Nantes, par des végétaux et il propose « d’établir au pourtour un large trottoir de granit. Le fond du bassin serait garni d’une plante-bande de gazon avec fleurs de saison et allée sablée d’entourage, et surtout l’emplacement du plateau destiné à recevoir la grande vasque en tablier, on planterait pyramidalement une corbeille d’arbustes fleuris de différentes espèces... ».Finalement Driollet revint à l’idée d’origine d’une fontaine monumentale avec en son centre une statue allégorique de la Ville.
   
     
 
Fontaine Wallace du Jardin des Plantes
Photo – P. Jean - 2002

Parallèlement à l’installation de bornes-fontaines, la Ville a aussi installé des fontaines Wallace distribuant de l’eau potable, elles sont un compromis entre simples bornes-fontaines et fontaines purement décoratives.
Présentes seulement aujourd’hui place de la Bourse, Jardin des Plantes (depuis 1906) et parc de la Gaudinière (depuis 1938), Nantes en a possédé dix jusqu’en 1932, cinq de grand modèle et cinq de petit modèle. Elles n’étaient pas toutes placées dans des parcs ou sur des promenades, en effet en 1911 deux avaient été installées quai des Antilles (quai Wilson) à la demande des ouvriers du port.
La fontaine Wallace du Jardin des Plantes est un grand modèle, inspiré de la Fontaine des Innocents, ce dernier mesure 2,71 mètres et pèse 610 kg.
Les caryatides symbolisent la Simplicité, la Bonté, la Sobriété et la Charité.Les fontaines Wallace furent dessinées en 1871 par le sculpteur d’origine nantaise : Charles Lebourg suite à la commande du philanthrope anglais Richard Wallace qui souhaitait doter gracieusement la Ville de Paris d’une cinquantaine « de fontaines à boire ».
     
Projet d’abreuvoir pour la place du Port Communeau
Dessin – 1930

En 1927, Miss Anna Phillip, qui demeurait 3 place du Port-Communeau, forma le projet d’installer et de financer un abreuvoir sur cette même place. Après de nombreux pourparlers avec la Ville, un abreuvoir fut finalement dessiné et installé par le service Voirie.
Cet abreuvoir en béton armé comportait deux vasques, l’une à la partie supérieure pour les chevaux et bovidés, l’autre à la base pour les chiens.
 
   
Fontaine-abreuvoir
Photo d’après une carte postale

Miss Anna Phillip avait proposé aux services municipaux de réaliser un abreuvoir identique à celui installé par la Ville de Caen.
 
   
Borne-fontaine de la route de Rennes
Canson aquarellé – 1835

Une borne-fontaine fut installée route de Rennes en 1836 par le sieur Olivier.
Seule la présence d’une source permit cette implantation, Nantes ne bénéficiant pas encore à cette époque d’un service d’eau.
La borne-fontaine est protégée par deux bornes en pierre.
 
   
 
Projet de fontaine par Crucy
Canson aquarellé – 1790

En 1790, Crucy avait dessiné les plans et élévations d’un corps de garde général et central, avec une fontaine sur la place Louis XVI future place Royale, alors en construction.
Cette fontaine avait pour but de remplacer le puits Saint-Nicolas, cependant la période révolutionnaire et ses préoccupations eurent raison de ce projet.
Lettre des Chanoines de Saint-Pierre concernant l’insalubrité du puits Saint-Pierre
Manuscrit et transcriptionJusqu’au début du XVIIIème siècle, l’usage des puits n’est pas réglementé et ils sont fréquemment de véritables foyers d’infection.
Liste des responsables des puits publics de la Ville
Manuscrit et transcriptionLa contrainte de la garde et de la surveillance des puits vaut à leurs responsables ici désignés l’exemption du logement des gens de guerre, charge particulièrement détestée.
La clef du puits revient le plus souvent à un voisin immédiat.
   
   
Plan de la charpente du puits de la place du Pilori
Dessin – 1721

La dénomination de ce puits fut évolutive : successivement Puits-Salé, Grand-Puits, Puits de la Grand-Rue et enfin Puits du Pilori. C’est en 1515 que la maçonnerie triangulaire avait été établie, et en 1721 en raison de l’élargissement de la place celui-ci fut transformé conformément à ces plans. A l’époque de la démolition du massif originel, celui-ci était orné de cinq têtes d’animaux et entouré d’assises en pierre de Grison. Plusieurs explications se font concurrence pour l’appellation de pilori. Celle ayant un rapport avec le lieu de justice des expositions publiques est plausible : elle remonterait à la période 1540-1555 : les « justices » du roi se transportèrent en effet successivement de la place Saint-Pierre, à la place du Pilori, puis au Bouffay. Cependant, la dénomination de pilori apparaît aussi sous la forme Puy-Lory, ce qui incite à imaginer la possession originale du puits par un dénommé Lory, patronyme d’une famille de marchands de soie de la paroisse Sainte-Croix au XVIIème siècle.
Plusieurs anecdotes liées à ce puits donnent un éclairage pittoresque quant à sa permanence dans l’histoire de la Ville et le quotidien de ses habitants. En 1746, des imprudents suivent la procession pour les funérailles de l’évêque de Sanzay juchés sur le puits : pressé par cette foule, un enfant tombe dans le puits avant d’être sauvé par les badauds.
En 1521, le nommé « Collas du Boys » obtint soixante sous pour les dommages causés à son cabaret par l’eau saumâtre de ce puits. Le manque de précision sur ces « dommages » permirent à des rumeurs malicieuses d’affirmer que l’eau salée avait tout simplement gâté le vin un peu trop « rallongé » de ce cabaretier malhonnête.
 
   
  Elévation du puits de la place du Pilori
Dessin – 1721
   
   
 
Carrefour de la Casserie
Lithographie sur papier par Camdon – 1845
Musée du Château des ducs de Bretagne

La décision de la construction du puits de la Poullaillerie remonte au 25 août 1595
« vis-à-vis la tour de la grosse horloge, la tour du Bouffay, il disparut avec elle en 1851 ».
   
   
 
Funérailles de Pierre Mauclerc de la Muzandière (Muzanchère), évêque de Nantes (7 avril 1775)
Aquarelle sur papier d’après Hénon – 1870
Musée du Château des ducs de Bretagne

Le puits figuré au premier plan est celui de la place Saint-Pierre.
Ce puits était réputé pour les éléments de ferronnerie ouvragés qui le coiffaient.
En 1818, dans le détail des réparations d’entretien à faire aux puits de la Ville il est décrit comme « très grand et sa carcasse est disposée à recevoir quatre paires de sceaux ».
   
   
 
Fontaine du square Elisa Mercoeur
Photo P. Jean- 2002

Cette fontaine dénommée « la fontaine de verre » fut réalisée en 1993 et financée par la vente du verre usagé collecté.
   
 
« Travaux à exécuter pour l’établissement de cuvettes à la Déparcieux et d’urinoirs publics »
Affiche – 1839

Mobilier d’hygiène, étroitement liés à l’installation du réseau d’égouts, implantés le long des rues, les urinoirs-plaques sont posés le long des façades des bâtiments publics et des maisons particulières, d’où, les réclamations des propriétaires et leurs fréquents refus.
   
   
 
Etablissement de pavillons dits vespasiennes
Affiche – 1854

En 1854, une première enquête de « commodo et in-commodo » est ouverte pour la construction de 78 pavillons dit vespasiennes en remplacement des urinoirs-plaques posés sur les murs et façades.
L’installation sera finalement reportée en 1876, date d’implantation du premier kiosque-urinoir place de la Bourse.
 
   
   
Urinoirs publics
Affiche – 1847
   
 
Urinoir à jet intermittent
Imprimé – 1866

La mise en place du service de l’eau en 1854, permet désormais à un petit nombre d’urinoirs de recevoir l’eau.
Il faudra attendre 1895, date de la municipalisation du service de l’eau pour pouvoir augmenter la distribution de l’eau dans les urinoirs. En effet l’autonomie du service de l’eau permet de réduire les frais d’exploitation.
Cependant l’alimentation des bornes-fontaines est prioritaire et seule la mise en service des nouveaux bassins filtrants construits à l’usine de la Roche permit dès 1913 de munir d’eau tous les urinoirs y compris ceux encore non équipés en raison de l’insuffisance du volume d’eau disponible pour le service public.
   
   
 
« Parisienne dite indicateur circulaire baissée »
Imprimé – 1854

En 1854, suite à l’appel de la Ville pour l’établissement de pavillons dit vespasiennes, plusieurs fournisseurs proposèrent leurs services et produits, en premier lieu les entreprises parisiennes fortes de l’expérience acquise dans un Paris en pleines transformations.
   
   
  Parisienne dite indicateur triangulaire
Imprimé – 1854
   
 
Projet d’urinoir public : élévation
Canson – 1875

Par délibération du 22 novembre 1875, le Conseil municipal décide de substituer « à ces plaques, si indispensables pourtant, mais qui ont le grave inconvénient d’appeler l’œil d’une façon trop voyante et trop désagréable » des kiosques-urinoirs « donnant satisfaction à une nécessité absolue, tout en préservant la décence et en débarrassant les monuments publics et les habitations particulières d’une servitude qui les expose à des dégradations ».
   
   
 
Kiosque-urinoir de la place de la Bourse
Atlas réalisé pour l’Exposition universelle de 1878

Le premier kiosque-urinoir fut implanté en 1876, place de la Bourse, sur l’emplacement d’un petit kiosque à journaux inoccupé.
L’installation de cet édicule permit, comme le souhaitaient la Ville et la Chambre de Commerce, l’enlèvement des plaques inesthétiques posées contre le bâtiment de la Bourse.
   
 
Projet d’urinoirs pour le square de Miséry
Calque – 1934

Prévu pour équiper la promenade de Misery projetée par Etienne Coutan et en cours d’aménagement en 1934, on retrouve dans ce dessin d’urinoir les parements en granit chers à Coutan qui utilisera aussi cette pierre pour les clôtures des parcs.
 
   
   
  Urinoir place Sophie Trébuchet
Photo – 1955
   
Urinoir place Sophie Trébuchet
Photo – s.d.
   
Urinoir rue Harrouys – square du palais de Justice
Photo – 1960
   
Urinoir école Wattignies
Photo – 1955
   
Urinoir rue Elie Delaunay
Photo – s.d.
   
  Urinoir quai Flesselle
Photo – s.d.
   
 
Urinoir route de Vertou
Photo – 1959

Les bilans annuels des services municipaux, en particulier ceux du service de l’eau, permettent de suivre l’équipement municipal : 144 urinoirs en 1922, 150 en 1928, 156 en 1935, 161 en 1938.Le nombre d’édicules augmente régulièrement suivant le développement géographique de la Ville, l’activité économique et humaine de certains quartiers et l’extension du réseau de tramways.Les années 1930 voient l’apparition des urinoirs en béton armé qui remplace les matériaux précédemment utilisés comme le métal et l’ardoise.Les urinoirs posés contre les murs sont encore les plus nombreux, les kiosques-urinoirs et chalets de nécessité, plus esthétiques et plus coûteux, ne pouvant être implantés que quand la largeur de la chaussée le permet.
   
   
 
Publicité des Ardoisières d’Angers
Imprimé – 1935

Depuis le début du XXème siècle, la maison Larivière installée 170, quai Jemmapes à Paris fournit la Ville de Nantes en urinoirs.
Faits d’ardoises et de métal, ses édicules ont largement équipé les terminus des lignes de tramways pour « satisfaire aux vindictes des propriétaires et améliorer l’hygiène » il en est ainsi en 1907 place Charles Lechat.
« Depuis l’établissement de la ligne de tramways qui aboutit à la place Charles Lechat et amène en ce point, le dimanche principalement, un très grand nombre de promeneurs, les habitants du quartier se plaignent, à juste titre, de l’absence d’un urinoir dans les environs… ».
   
   
 
Urinoir avec candélabre pour le quai Malakoff
Dessin – 1935

Après l’eau, l’autre préoccupation de l’administration municipale est de doter les urinoirs de la lumière.
En 1910, quinze urinoirs étaient éclairés dont deux au théâtre Graslin.
Désormais les nouveaux urinoirs installés seront largement équipés de candélabres.
   
   
 
Urinoir lumineux à trois stalles
Imprimé – 1885

Les kiosques-urinoirs, outre leur fonction première, ont rapidement connu une seconde utilisation : ils ont servi de support d’affichage. Plusieurs modèles ont été fabriqués dont ce dernier avec en son centre une colonne lumineuse permettant l’affichage.
   
 
Lettre des Chanoines de Saint-Pierre concernant l'insalubrité du puits St-Pierre
Manuscrit et transcription
Jusqu'au début du XVIIIème siècle, l'usage des puits n'est pas réglementé et ils sont fréquemment de véritables foyers d'infection.
 
 
Fontaine pour le square J. Barré
Dessin – 1951

Malgré les importants investissements engagés pour la reconstruction et la remise en états des réseaux d’eau, de gaz, d’électricité et de transports lourdement touchés par les bombardements de 1943 et 1944, la municipalité décide de la création de plusieurs petits squares appelés aussi jardins d’enfants.
Le square J. Barré est décoré s’une fontaine à ‘italienne ornée d’un mascaron et de bancs de pierre. Ouvert au public en septembre 1951, il a fait l’objet d’une rénovation en 1995.
Les squares de Briord et de la place rené Bouhier furent réalisés la même année.