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     Expositions > " Le vert nantais" 21 septembre-10 novembre 2002
   
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> AFFICHAGE / HORLOGES

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Catalogue en vente aux Archives
ou par correspondance : 15 €
 
 
   
Carrefour de la Casserie
Lithographie sur papier par Camdon 1845
Musée du Château des ducs de Bretagne

En 1664, la Ville entreprend la construction de la tour du Bouffay. L'horloge qui s'y trouve " a été fondée et rétablie grâce aux deniers publics de la Ville ". En 1793, le gouvernement révolutionnaire prend à sa charge l'entretien du bâtiment " que la Ville ne peut plus assurer ". La décision de construire le puits de la Poullaillerie remonte au 25 août 1595 " vis-à-vis la tour de la grosse horloge, la tour du Bouffay ". Le puits disparaît avec la tour en 1851.

 
 
 
Ordonnance de police
Affiche imprimée - 30 août 1790

L'affiche est l'un des principaux moyens utilisés par l'Autorité pour " donner une prompte connaissance des lois à la généralité des citoyens ". C'est par ce biais que les Nantais apprennent en juillet 1763 l'annonce de la déclaration de paix entre la France et l'Angleterre. Avec les événements révolutionnaires, l'Administration multiplie les affiches non seulement pour diffuser le bulletin des lois mais également pour rappeler les peines encourues pour ceux qui viendraient à les " biffer, enlever ou déchirer ". La moindre des peines est l'emprisonnement sur-le-champ.

 
Porche Hôtel de Ville
Carte postale

Alors qu'il existe 17 lieux officiels d'affichage en 1763, le nombre est porté à 35 le 1er ventôse An II. Le porche de l'Hôtel de Ville en fait naturellement partie. Dans un arrêté municipal, il est rappelé aux Nantais " qu'aucun particulier ne pourra faire afficher de placard ou avis sur les emplacements sous peine d'être poursuivi par la loi ". L'inspecteur de la voirie et les huit commissaires de police sont chargés de faire respecter cette décision. L'affichage est maintenu sur le porche jusqu'en 1952, année où il est remplacé par la grille actuelle, œuvre de Raymond Subes.

 
 
Entretien des horloges
Affiche - 1831

Devenu maire en août 1830, Philippe René Soubzmain entend faire des économies dans le fonctionnement de la municipalité. C'est ainsi qu'il met à l'adjudication l'entretien de l'horloge du Bouffay et de la pendule de l'Hôtel de Ville. Cette mesure n'est pas sans déplaire au sieur Michaux, horloger de la Ville depuis 1818 : " Quelle n'a pas été ma surprise, sous l'empire du régime légal et d'un gouvernement réparateur, de me voir tout à coup, moi vieux soldat vétéran de la liberté, citoyen dévoué au principe comme aux conséquences de la glorieuse Révolution de juillet de me voir dépouillé de mon seul moyen d'existence par une mesure prise à l'improviste et devant laquelle a reculé l'administration d'une époque déplorable ".
A l'extinction du troisième feu, le sieur Michaux obtient la soumission valable jusqu'au 31 décembre 1833.

 
Horloge de la Bourse. Elévation tour et lanterne
Canson couleur - 1810

En 1810, lors de l'achèvement du nouvel Hôtel de la Bourse, les membres de la Chambre de Commerce sollicitent le maire pour l'établissement d'une horloge sur la façade du nouveau bâtiment. Le maire accueille favorablement cette proposition d'autant plus que " cette horloge sera utile et suppléera celle du Bouffay dont le service doit être tôt ou tard interrompu à cause des fortes réparations dont elle a besoin ". Après autorisation du Conseil municipal, Mathurin Crucy, architecte de la Ville, examine le projet et dresse le cahier des charges.

 
 
Projet de tour horloge
Canson couleur - 1852

Devant les hésitations de la Ville à choisir un emplacement pour son beffroi communal, la Commission des Travaux propose d'installer l'horloge publique sur l'éperon ouest de la place de la petite Hollande : " Là, on élèverait une tour monumentale qui contiendrait à son sommet une horloge surmontée d'un phare qui éclairerait le port, et à sa base un corps de garde et la morgue ". Les pieux destinés au soubassement sont achetés en 1851 mais, lors de leur installation, l'architecte-voyer constate leur insuffisance. La modification des plans entraîne un surcoût que la Ville ne souhaite pas engager. Le projet est abandonné en juillet 1854. Le Conseil autorise le maire à vendre " aux mieux des intérêts de la Ville " les matériaux achetés pour la construction de la tour.

 
 
Entretien des treize horloges municipales et des pendules
Affiche - 1932

En janvier 1932, le bureau des Travaux publics rédige un cahier des charges pour " l'entretien et le réglage des horloges publiques et pendules municipales ". Il est décidé de diviser le marché en trois lots correspondant aux " horloges à gros mécanisme " et aux pendules situées dans la première et la deuxième section des bâtiments communaux. Le cahier des charges nous précise qu'il existe 59 pendules dans la première section et 79 dans la seconde. Quant aux horloges à gros mécanisme, elles se trouvent aux mairies de Chantenay et de Doulon, aux marchés de Feltre et de Lamoricière, au Service de l'Eau, à la Laiterie du Grand Blottereau et dans sept écoles (boulevard de la Fraternité, avenue de Launay, rue du 14 juillet, quai Hoche, rue Saint-André, place de la République et rue Emile Péhant).

 
Horloge à quatre faces sur candélabre
Bleu - 1923

En 1927, l'Administration municipale étudie, sur le modèle de la Ville de Nancy, l'établissement d'un réseau d'horloges électriques. Devant le coût excessif du projet, Nantes se limite à faire installer une nouvelle horloge près du pont de Pirmil et cinq régulateurs électriques chargés de synchroniser une partie des horloges de la Ville (à la mairie, au marché de Feltre, à l'église Sainte-Croix, à la Chambre de Commerce et à la Société Générale de la place Royale). Dans son devis, la Maison Bouyer-Durand propose la fourniture d'une horloge à quatre faces qui pourrait être placée sur candélabre, à l'entrée sud de la Ville, place Victor Mangin.

 
Place Royale. Horloge sur candélabre
Photo noir et blanc - 1948

Lorsque la Société Générale décide de quitter la place Royale pour s'installer place Lafayette, l'agence décide de retirer l'horloge qu'elle avait placée sur sa façade. Selon l'ingénieur des services d'Architecture " la suppression de l'horloge de la place Royale par la Société Générale confirme l'intérêt que présente une horloge publique sur cette place, de préférence sur le candélabre placé en bas de la rue Crébillon ". En septembre 1928, le syndicat d'initiative fait appel à M. Guitteny, horloger, pour l'installation d'une " pendule à deux cadrans montée sur lampadaire central avec régulateur dans le local de l'agence Havas ".

 
Horloge du Bouffay - Sainte-Croix
Carte postale

La construction du nouveau palais de justice sur la place du Bouffay entraîne, en avril 1850, la démolition du beffroi communal. Chacun s'accorde à reconnaître la nécessité d'installer une nouvelle horloge publique. Il reste cependant à en définir l'emplacement. Après avoir écarté la place de la Petite Hollande et la place du Bouffay elle-même, le Conseil municipal décide, le 6 octobre 1857, le rétablissement du beffroi communal sur l'église Sainte-Croix " contribuant à la restauration de la façade de cette ancienne église et remplaçant un clocher mesquin et insuffisant par un clocher monumental, dotant la Ville d'un monument religieux digne de son rang ".

 
 
Reconstruction du Pont de Sauvetout
Canson couleur - 18 novembre 1913

En 1913, la rectification du nivellement de la rue de l'Arche-Sèche entraîne la reconstruction du pont de Sauvetout. Le projet envisage un pont métallique, l'établissement de deux trottoirs de 0,90 mètre de large, l'élargissement de la rue pour un meilleur accès du tramway et l'implantation de deux panneaux d'affichage au pied de l'escalier menant à la place Bretagne. L'architecte prévoit un affichage municipal et un affichage libre.

 
 
Pont de la Rotonde
Photo noir et blanc - 12 janvier 1940

 
Plaque de rue
Photo noir et blanc - 14 novembre 1938

 
Panneau d'affichage lumineux
Photo

Lors de la Foire Internationale de Nantes de 1982, les Nantais découvrent sur le stand de la Ville les nouveaux " journaux électroniques lumineux ". Fournis par l'entreprise Lumiplan de Saint-Herblain, ces dix supports sont dotés d'une capacité de stockage de 180 messages : informations municipales, annonces des spectacles culturels et autres manifestations. D'une grande souplesse d'utilisation, ils permettent une programmation différenciée selon les lieux et les heures de la journée.

 
 
Panneaux Decaux
Photo vers 1985

Dans le contrat signé avec la Société Decaux en mars 1985, il est prévu l'installation de " 259 mobiliers urbains double face - l'une réservée à la Ville, l'autre à la Société Decaux - étant précisé que 39 de ces mobiliers seront d'un modèle spécial (couleur champagne et bordure miroir). Vingt d'entre eux seront destinés aux zones piétonnes et quatre seront équipés d'un distributeur de mini-plans ". Les " sucettes Decaux " feront partie du paysage urbain jusqu'en 2000, année ou un nouveau marché est passé avec l'entreprise Adshel Dauphin.

 
 
Panneau indicateur cours Franklin Roosevelt
Photo

 
 
Panneau Syndicat d'Initiative
Photo

A partir de 1954, la Ville de Nantes intensifie son aide pour le fonctionnement du " Syndicat d'Initiative régional de Loire Inférieure ". Après la mise en place d'affiches et la distribution de guides, il est décidé d'implanter des panneaux publicitaires sur les grands axes routiers. En 1970, c'est dans " le cadre de la politique de notoriété poursuivie par la municipalité, que la Ville demande à la Société Decaux d'installer un panneau publicitaire sur la R.N. 23 à une vingtaine de kilomètres au-delà d'Angers ".

 
 
Panneau rue du Limousin
Photo - 1958

Alors que le numérotage des maisons fait l'objet d'un règlement de police en mai 1818, le Conseil municipal décide en septembre 1835 le renouvellement des plaques du nom des rues : " leur établissement dans les nouveaux quartiers est une nécessité généralement sentie et cette opération se lie essentiellement aux mesures d'ordre et de police ". Une somme de 1 000 francs est allouée l'année suivante pour leur mise en place. En 1873, la Ville signe un contrat avec M. Sicher pour " la pose de plaques indicatives des rues ". Le Conseil municipal estime que le numérotage des maisons doit rester à la charge des propriétaires. Au début du XXème siècle, une nouvelle campagne est entreprise avec des panneaux indicateurs qui reprennent les armoiries de la Ville.

 
Affichage lois
Affiche - 1884

Toujours dans le souci d'améliorer l'affichage des textes réglementaires, une circulaire du Préfet invite les maires du département à désigner des lieux " exclusivement réservés aux affiches des lois et autres actes de l'autorité publique ". Afin de répondre à cette demande, le maire sollicite son architecte en chef pour trouver des emplacements pouvant " assurer aux publications officielles la protection légale qui leur est due ". Le choix se porte sur neuf établissements publics qui, outre les bâtiments municipaux, donneront leur accord pour recevoir de tels cadres.

 
Réparation horloge du Bouffay
Manuscrit - 1829

A partir de 1459, on trouve trace dans les comptes des miseurs de la Ville d'un " horloger et gouverneur de l'horloge ". Son rôle est d'en assurer l'entretien quotidien. Il semble qu'à partir de 1751, le rôle de celui-ci s'étend aux sonneries convoquant " les assemblées de Ville " puis " aux sonneries extraordinaires par ordre de l'administration ". C'est ainsi qu'en 1829, le sieur Michaux est appelé à exécuter " trois sonneries pour le service funèbre de S.S.M.M. Louis XVI et Marie Antoinette et une sonnerie pour l'arrivée de S.A.R. Madame Duchesse de Berry ".

 
Mémoire des ouvrages du sieur Urvoy pour l'horloge du Bouffay
Manuscrit - 27 prairial an VI

Dans " le compte de la miserie ordinaire de la Ville et communauté de Nantes, années 1781-1782 ", le sieur Urvoy reçoit des indemnités " tant pour ouvrages et réparations qu'il a faites à l'horloge du Bouffay de ladite Ville que pour avoir sonné le tocsin aux incendies arrivés dans ladite Ville ". Horloger de la Ville jusqu'en 1818, il est tenu de justifier tous les mois les " travaux et fourniture d'objets nécessaires à l'entretien de l'horloge du Bouffay ".

 
Fabrique d'horloges publiques
Courrier manuscrit - 1862

Le 28 février 1860, la Ville passe commande auprès de M. Gourdin d'une " forte horloge de précision " pour son beffroi communal installé sur l'église Sainte-Croix. Déjà fournisseur de l'horloge de l'Hospice de Nantes en 1839, le maire souhaite obtenir le modèle présenté à l'Exposition universelle de Paris où il a reçu une médaille de première classe. Le mécanisme retenu fait la fierté de son inventeur qui n'hésite pas, l'année suivante, à l'utiliser comme papier à en-tête : " Très forte horloge de précision à quarts triples avec carillon, placée dans la nouvelle tour de l'église Sainte-Croix à Nantes en 1861 ".

 
Ernest Bollée
Courrier - 1860

L'installation de l'horloge s'accompagne de la mise en place d'un carillon à 12 tons. Le projet initial prévoit la récupération des huit timbres anciens existants et d'y associer quatre nouvelles cloches fournies par M. Gourdin. Mais selon Ernest Bollée, fondeur au Mans, " avec ces vieilles cloches, le carillon sera toujours très mauvais ". Il préconise " moyennant un minime surcroît de dépense " la refonte de toutes les cloches pour obtenir un accord parfait.

 
Plan d'installation électrique
1928

La mise en place d'un plan d'installation électrique des horloges nantaises est un progrès incontestable dans l'uniformisation de l'heure. Déjà, en 1868, la Ville se plaignait de l'inégalité d'heure affichée entre les trois principales horloges de la Ville : celles du Bouffay, de l'église Saint-Pierre et de la Bourse. Il faudra également attendre 1878 pour que le Conseil municipal adopte l'heure de Paris. Et ce n'est qu'en 1884 que la Ville décide que " désormais les horloges municipales seraient réglées sur les cadrans extérieurs du Chemin de Fer qui indiquent l'heure exacte de Paris et non plus sur les cadrans intérieurs qui indiquent les heures de départs avec un retard de cinq minutes ". Cette mesure s'appliquera aussi à la pendule de la cathédrale. En 1925, la Ville entreprend un véritable projet de réseau d'horloges publiques électriques mais malheureusement il ne donne pas de suite.

 
Sopac Films
Publicité imprimée - 1930

En 1932, la Société Multiscope propose à la Ville ses appareils Automatiques de Publicité Lumineuse. Couvert par le patronage officiel de l'Office National du Tourisme, cette entreprise souhaite implanter à Nantes l'une de ses colonnes pour " vulgariser une publicité de nature à développer le goût du tourisme en présentant les vues coloriées des principaux sites et monuments de toutes les villes de France ". Etienne Coutan, directeur des services d'Esthétique de la Ville, estime que " l'appareil est sobre et non garni de publicité tapageuse ou de mauvais goût ". En accord avec les services techniques et le Commissariat central, il est décidé de l'installer provisoirement sur les bras comblés de la Loire.

 
 
Télé multiscop
Publicité imprimée

Après Paris, Le Mans et Brest, M. Littaye, responsable de l'entreprise " L'affiche animée " sollicite la Mairie pour obtenir l'autorisation d'installer ses bancs-abris-cinéma destinés à la projection de films " portant sur des sujets d'éducation sociale et d'hygiène générale ". Malheureusement pour lui, la Ville ne souhaite pas donner suite à son projet. Plusieurs raisons motivent ce refus : encombrement des appareils, manque d'emplacement sur les voies publiques et attroupements entravant la circulation. Selon Camille Robida, architecte de la Ville, il est impossible de les installer dans les jardins publics : " Peut-être trouveraient-ils leur place dans les aménagements des bras comblés, mais il est peut-être prématuré d'en parler ".

 
 
Colonne Morris

" Pour que cesse la pratique qui consiste à apposer des affiches à tort et à travers ", la Ville décide en 1966 l'acquisition d'une vingtaine de colonne Morris : " Vert bronze, coiffée d'un chapiteau ouvragé et décoré de six têtes de lion, la colonne repose sur un socle en fonte agrémenté de feuillage stylisé ". L'année suivante, on en dénombre 37. En 1985, Decaux en rachète les droits de construction et d'exploitation. A cette occasion, la société propose de nouvelles colonnes Morris équipées d'une fontaine incorporée.

 
 
Mobilier Dauphin Adshel

En mai 2000, la Ville lance un appel d'offre concernant le renouvellement de son mobilier urbain. Il revient, pour une durée de quinze ans, à la Société Dauphin Adshel. Pour l'affichage, il s'agit d'installer 256 sucettes, 60 panneaux de 8 m2, 250 panneaux réservés aux associations, 40 panneaux d'information dans les quartiers, 75 mobiliers d'information culturelle, 10 journaux électroniques lumineux et 8 totems d'entrée de Ville. L'équipement s'accompagne du système Infoville, unique en France, avec 180 bornes interactives. Pour les transports, Dauphin Adshel installe dans 150 abribus des bornes dotées d'un écran vidéo et d'un écran interactif pour la diffusion d'informations pratiques et culturelles.

 
Totem bipode Dauphin Adshel
 
Abribus Dauphin Adshel
 
Borne Isis Dauphin Adshel