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     Expositions > " Le vert nantais" 21 septembre-10 novembre 2002
   
     Le catalogue de l'exposition > notices des objets exposés
         
       


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> PARCS, SQUARES ET JARDINS

AFFICHAGE / HORLOGES

TRANSPORTS

 
Catalogue en vente aux Archives
ou par correspondance : 15 €
 
 
   
Projet de pont avenue Carnot prolongée
Canson aquarellé – vers 1911

Ce pont prévu sur le bras de la Madeleine dans le prolongement de l’Avenue Carnot, à l’emplacement de l’actuel pont Aristide Briand, participait au projet de deuxième ligne de ponts sur la Loire. Il ne sera jamais construit, Nantes ayant inauguré sa deuxième ligne de ponts en 1966.
Le projet prévoyait un garde-corps ouvragé, des écussons aux armes de la Ville sur les piles et intégrait l’emplacement des candélabres.

 
 
Adjudication pour la réalisation du square de l’Hôtel-Dieu
Affiche – 1868

Après la construction de l’Hôtel-Dieu par Chenantais en 1860, les vieilles maisons formant l’angle du quai de l’Hôpital et de la chaussée de la Madeleine sont démolies pour dégager la façade.
Sur leur emplacement on implanta deux petits squares.

 
 
Square de l’Hôtel-Dieu
Photo tirée de l’Atlas réalisé pour l’Exposition universelle de 1878

Cette photo est l’une des plus anciennes conservées par les Archives municipales.
Le square de l’Hôtel-Dieu est représentatif des squares du XIXème siècle, clos de grilles de fer.
Ses grilles furent réalisées en 1868 par Victor Cointreau, entrepreneur de serrurerie 16 rue Saint-Similien à Nantes.

 
 
Projet de grilles pour le square de l’Hôtel-Dieu
Plan d’ensemble et détails – 1918

Le mauvais état de la grille d’origine du square Maisonneuve de l’Hôtel-Dieu nécessita son remplacement en 1923, on reprit alors les études et les plans réalisés en 1918.

 
 
Etude de grillage pour le square Edouard Normand dressée par Etienne Coutan
Dessin – 1937

Après la Première Guerre Mondiale, sur l’emplacement du théâtre de la Renaissance dont la reconstruction avait été jugée trop onéreuse pour la Ville, avait été aménagé un petit jardin public, entouré de barrières en bois.
En 1937, pour des raisons esthétiques la municipalité décida de les remplacer.
Etienne Coutan, alors directeur du service d’esthétique urbaine et de remodélation de la Ville, proposa de laisser le jardin ouvert exposant « que le principe des squares et jardins ouverts est un progrès de l’époque actuelle réalisé par tous les urbanistes de tous les pays et que la Ville de Nantes est très en retard à ce sujet ».
Finalement après une pétition des habitants du quartier demandant le rétablissement de la clôture, Etienne Coutan présenta un projet de grillage déjà étudié pour le parc de Procé, jugeant excessive une grille en fer forgé, tant financièrement que physiquement lui qui parlait de « clôture morale ».

 
 
Type de bornes avec chaînes à établir aux extrémités de la promenade de la Fosse
Dessin – 1890

Promenade longtemps prisée des Nantais, équipée de longs bancs de granit, en 1835 la promenade de la Fosse se trouva largement amputée suite au passage du tramway et du train le long du quai.
Sans oublier « le passage incessant des voitures et charrettes à bras en provenance ou à destination des débarcadères des bateaux à vapeur », cette circulation aboutit à une pétition des négociants et habitants du quai de la Fosse qui réclamèrent « avec instance la pose de bornes aux extrémités de la partie plantée du dit quai, comprise entre le passage à niveau de la rue Neuve des Capucins et le bureau du port pour la sécurité des enfants qui viennent jouer sur la promenade de la Fosse ».

 
 
Projet pour l’entrée du parc du Plessis Tison
Tirage papier – 1933

Acheté par la Ville en 1926, le parc du Plessis-Tison fut progressivement aménagé jusqu’au début des années 30. La réflexion sur les clôtures des jardins publics, initiée par Etienne Coutan, aboutit au choix et à l’installation de grilles légères soutenues par des pilastres de granit.

 
 
Vue panoramique du Port
Carte postale – début XXème siècle

Jusqu’aux comblements, la Ville de Nantes traversée par fleuve et rivières borde ses quais et ses ponts de nombreux garde-corps plus ou moins ouvragés selon leur emplacement. L’activité portuaire de même que le passage du train et du tramway sur le quai en bordure de Loire nécessitent une protection assurée par ces balustrades de métal.

 
 
Quai bord de Loire
Photo noir et blanc – 1930

 
La Place de la Duchesse Anne
Carte postale – début XIXème siècle
Au premier plan le pont de la Rotonde

 
 
Grille du square du muséum d’histoire naturelle
Canson aquarellé tiré de Atlas réalisé pour l’exposition universelle de 1878

 
 
Le Musée d’histoire naturelle
Carte postale – s.d.

Les grilles sont un élément important des squares et jardins du XIXème siècle, elles remplacent les simples barrières de bois qui, au siècle précédent, fermaient les promenades.
En 1877, le square de la Monnaie aménagé derrière le muséum d’histoire naturelle est entouré de grilles dessinées par Bourgerel.
La fonte permet désormais la réalisation de grilles, de bornes, de balustrades et de garde-corps ouvragés.

 
 
Grille du cours Cambronne
Photo noir et blanc – s.d.

 
 
Le cours Cambronne vers 1900
Carte postale
Collection F. CHAPEAU © R. et M. VIVANT Nantes

On remarque sur cette carte postale, les grilles ouvragées, réalisées en 1849 pour séparer et protéger les jardins fleuris, ainsi que les « corsets de métal » qui enserrent les arbres.

 
 
La Bourse, vue prise de la Petite Hollande
Carte postale – début XXème siècle

Proue de l’Ile Feydeau, la Petite Hollande est depuis le XVIIIème siècle lieu de promenade.
En 1726, sur le quai d’Estrée, en bordure de cette même place, on pouvait déjà admirer des arbres plantés et habillés de caisses de bois, « à la façon de la Hollande ».
Au XIXème siècle, elle fut réaménagée et bordée d’un nouveau garde-corps.

 
 
Garde-corps place de la Petite-Hollande
Dessin – 1870

Lieu très fréquenté du fait du marché, la place de la Petite Hollande reçoit en 1870 un nouveau garde-corps.

 
Projet de kiosque à musique pour le cours Saint-Pierre
Elévation – 1954
 

« Depuis de nombreuses années, la Philarmonique par la bouche de M. Forget, Conseiller municipal, demande la construction d’un kiosque… ».

Prévu à l’origine soit au cours Cambronne, sur l’emplacement du kiosque ancien, soit au Jardin des Plantes, le projet sera finalement pensé pour le cours Saint-Pierre.

Le cours Cambronne était encore encombré par des baraquements et l’idée d’une conque en béton se profilant sur les façades du XVIIIème siècle déplaisait, quant au Jardin des Plantes on y projetait plutôt un théâtre de verdure.

Le kiosque prévu pour le cours Saint-Pierre était en bois, projet moins onéreux qu’un kiosque en dur, mais il ne fut jamais réalisé.


 
 
Détail de la partie centrale du jardin de Miséry par Etienne Coutan
Calque – 1932

Directeur des plantations, Etienne Coutan avait prévu des promenades le long des rivières et des boulevards, une large ceinture verte autour de Nantes, mais aussi la réalisation de trois grands parcs : un à l’extrémité de l’Ile Beaulieu, un second à la confluence Sèvre-Loire, un troisième enfin qui fut le seul à voir le jour à l’Hermitage.
Ce dernier projet très ambitieux ne fut qu’en partie réalisé avec la création du square Miséry maintenant square Maurice Schwob.
Les travaux préparatoires de la promenade de Miséry débutèrent en 1929.

 
 
Rue de l’Hermitage
Photo noir et blanc – 16 janvier 1935

Les bornes qui bordent et protègent la rue de l’Hermitage portent les armes de la Ville.

 
L’Hermitage
Dessin – 2 mars 1942

Outre les parcs et jardins, la Ville a aussi à sa charge les espaces entre les immeubles qu’elle aménage et dont elle assure l’entretien.
En 1932, l’Office public des Habitations à Bon Marché lance l’opération de construction de six immeubles collectifs perpendiculaires à la rue de l’Hermitage et divisés en deux groupes égaux de part et d’autre de la rue Dupleix.
En 1942, l’architecte Gérard Guénault présente deux projets d’aménagement des espaces vacants avec utilisation de bornes en pierre et garde-corps métalliques qui construisent l’escarpement.

 
 
Dessin des grilles en fer de la promenade de la Bourse
Dessin – An 9 (1801)

Créée après 1722, date de la construction de la seconde Bourse, la promenade longeait la Loire, le quai n’existant pas encore.
Lors de la construction de la nouvelle Bourse, dessinée par Mathurin Crucy, on conserva la promenade qui en 1800 fut entièrement replantée.
L’année suivante, la municipalité décida de clore la promenade par trois grilles en fer de Berry, elles furent exécutées par Jean-Baptiste Huet, serrurier rue Rameau à Nantes.

 
 
Plan de grille pour le cours Henri IV
Dessin – 1821

Le cours de la République futur cours Cambronne, projeté en 1791, « d’embellir la Ville de Nantes d’une nouvelle promenade, qui aurait l’avantage d’être voisine de la salle neuve des spectacles et à proximité du beau quartier de la Fosse », fut aménagé sur l’emplacement de l’ancien couvent des Grands Capucins et planté seulement en 1812. La Ville décide en 1821 la construction et le placement de deux grilles en fer à l’extrémité ouest du cours.
Les travaux d’assemblage et de montage seront réalisés par le Sieur Drion, serrurier au n° 2 de la rue Saint-Léonard, mais les éléments des grilles ne seront pas à l’époque fondus à Nantes : « le fer qu’on emploiera sera bien corroyé, doux et non cassant, et proviendra des meilleures forges anglaises ».

 
 
Détail d’une grille pour le cours Cambronne par Driollet
Dessin – 1847

Outre la statue de Cambronne, on planta de nouveaux jardins fleuris et on installa des grilles en fonte pour séparer et protéger ces parterres.
Le projet visé par Jean Simon Voruz, alors maire-adjoint, sera réalisé selon le dessin de Driollet, par le fondeur-mécanicien Baboneau, installé quai des constructions à Nantes.

 
 
Etablissement de grilles en fonte de fer pour le cours Napoléon
Affiche – 1849

 
Projet de distribution de la promenade du cours Henri IV par Driollet
Canson aquarellé – 1845

L’érection de la statue du Général Cambronne en 1847, fut précédée et accompagnée de plusieurs études pour un réaménagement complet du cours Henri IV, intitulé «redistribution de la promenade».
On projeta même des « fontaines d’eau jaillissantes ».

 
 
Travaux pour douze bancs
Affiche – 1833

En 1833, Ferdinand Favre, maire de Nantes, décide l’installation de douze bancs de granit dans le Jardin des Plantes.
Le fournisseur sera Jean-Joachim Graton, tailleur de pierre, 20 rue Marceau à Nantes.

 
 
Cours de la République (actuel cours Cambronne)
Etat actuel
Canson aquarellé – 1908

 
 
Cours de la République (actuel cours Cambronne)
Projet par Aubry
Canson aquarellé – 1908

Dégagé des gros investissements nécessités pour la création et l’installation des réseaux d’eau, d’égouts et d’éclairage, le maire, Gabriel Guist’hau, expose en 1908 son programme d’embellissement de Nantes :
« Messieurs, après les nombreux sacrifices faits pour les travaux d’ordre utilitaire et dont l’exécution s’imposait en première ligne à Nantes, nous avons pensé que l’heure était venue de faire une part à des ouvrages d’un caractère plus esthétique et de multiplier les fontaines, les œuvres d’art, les coins de verdure dont les autres grandes villes nous paraissent plus richement dotées… les arbres et les plantations ne sont pas seulement dans une ville un agrément par leurs ombrages et un repos pour les yeux, mais ils constituent un sérieux appoint à l’hygiène et à la salubrité publiques.
Les squares, par les vides qu’ils créent au milieu de l’entassement des habitations, permettent une meilleure circulation d’air et de lumière.
C’est embellir et assainir une localité que d’utiliser, pour y créer des massifs, des parterres et des plantations, les emplacements inutiles à la circulation publique ».

Ce programme d’embellissement portait sur la place de la Duchesse Anne, la place Lafayette, la place Edouard Normand, la place de la Bourse, le cours de la République, le pont d’Orléans, la place de la Liberté à Chantenay et la place du Ralliement à Doulon.
Le cours de la République ne subissait aucune transformation importante mais accueillait les quatre vases de Sèvres offerts à la Ville.

 
 
Projet de socle pour vase à installer sur le cours de la République (actuel cours Cambronne) par Leroy
Canson aquarellé – 1908

En 1908, le Sous-Secrétariat d’Etat aux Beaux-Arts offrit à la municipalité quatre vases de la manufacture de Sèvres. Un plan d’implantation sur le cours fut réalisé par l’architecte-paysagiste Aubry et cette étude de socles pour les vases par Leray, architecte de la Ville.

 
Place de la Bourse
Carte postale
Collection F. Chapeau © R. et M. VIVANT Nantes

 
 
Place du Port-Communeau vers 1868
Carte postale
Collection F. CHAPEAU © R. et M. VIVANT Nantes

 
Square de Briord
Photo noir et blanc – 1952

Inauguré le 1er mai 1951, le square de Briord, aujourd’hui disparu, était comme le square J. Barré doté d’une fontaine à l’italienne.

 
 
Fontaine pour le square J. Barré
Dessin – 1951

Malgré les importants investissements engagés pour la reconstruction et la remise en état des réseaux d’eau, de gaz, d’électricité et de transports lourdement touchés par les bombardements de 1943 et 1944, la municipalité décide la création de plusieurs petits squares appelés aussi jardins d’enfants.
Le square J. Barré est décoré d’une fontaine à l’italienne ornée d’un mascaron et de bancs de pierre. Ouvert au public en septembre 1951, il a fait l’objet d’une rénovation en 1995.
Les squares de Briord et de la place René Bouhier furent réalisés la même année.

 
 
Square J. Barré
Photo noir et blanc – vers 1952

 
Aménagement de la place du Port-Communeau
Atlas réalisé pour l’Exposition universelle de 1878
Canson aquarellé

Les travaux de percement de la nouvelle rue de Strasbourg obligèrent à remanier le nivellement de la place du Port-Communeau. On profita alors de l’exhaussement de cette place pour la transformer en promenade.
Fin 1877, quatre rangées de platanes furent plantées et des bancs à double siège furent installés.
Ce sont ces mêmes bancs à piètement de fonte et assise en bois qui équipent encore le cours Cambronne et le cours Saint-André.

 
 
Règlement de la promenade du cours Napoléon
Affiche – 1850

Après son réaménagement en 1847, suite à la pose de la statue de Cambronne et des grilles « fleuristes », la municipalité Colombel réglementa la fréquentation de la promenade.

 
 
Projet d’estrade démontable par Leray
Canson aquarellé – 1908

En 1908, afin de multiplier les auditions musicales sur les différents points de la ville, il fut décidé la construction d’un kiosque démontable.
Dessiné par Leray, les travaux de charpente furent réalisés par Monsieur Abraham, chef machiniste des théâtres municipaux et les consoles-appliques en fer forgé furent fournies par Monsieur Dubois, entrepreneur de serrurerie.

 
 
La statue de Cambronne et le cours
Carte postale couleur – début XXème siècle

Le kiosque à musique est un élément indissociable des parcs et jardins : le premier implanté à Nantes le fut en 1890 sur le cours de la République (actuel cours Cambronne).
Il accueillait quatre soirs par semaine l’orchestre des théâtres municipaux pour des concerts payants et tous les jeudis la musique du Régiment se produisait gratuitement.

 
 
Le palais de la Bourse vu du square
Carte postale – s.d.

 
 
Projet de la Société « Pour les jardins » pour la couverture de l’estrade du Jardin des Plantes
Dessin – 1926

 
Projet des Etablissements Tricotel pour la couverture de l’estrade du Jardin des Plantes
Dessin – 1926

En 1926, une note du chef de la musique municipale fut à l’origine d’un projet de construction d’un kiosque à musique au Jardin des Plantes.
« Le concert d’hier, au Jardin des Plantes, a eu lieu sous une pluie d’abord assez bénigne, mais devenue tellement intense que j’ai dû interrompre l’exécution…
Je prends une fois de plus la liberté de signaler à l’Administration le grave inconvénient de l’absence de toute précaution contre les intempéries. Les cartons de musique, les uniformes, les instruments, tout se détériore. J’ai demandé depuis longtemps le transfert au Jardin des Plantes du kiosque du cours de la République et l’érection sur ce cours, d’un kiosque définitif spacieux et adapté à l’ensemble esthétique du cours.
Je m’incline devant les difficultés financières qui ont fait ajourner ce projet. Toutefois, j’ai l’honneur de demander qu’un dispositif contre la pluie (toit de chaume, par exemple) soit installé la saison, au-dessus de la plate-forme du Jardin des Plantes… ».
Deux entreprises répondirent à la demande de la ville : les établissements Tricotel à Asnières-sur-Seine, qui proposèrent un kiosque octogonal couvert en chaume, tout comme les chantiers et ateliers de construction de Colombes.
Finalement M. Larrieu, le chef de musique, demanda de ne pas donner suite au projet « à condition d’être autorisé en cas de mauvais temps à donner au cours de la République le concert annoncé pour le Jardin des Plantes ».

 
 
La place Royale et les kiosques des fleuristes
Photo noir et blanc – 1948

 
Echantillon de toile pour les kiosques des fleuristes
1936

 
Projet de kiosque pour les fleuristes de la place Royale par Etienne Coutan
Calque – 1936

Le mauvais état des toiles des kiosques des fleuristes de la place Royale incita en 1936 Etienne Coutan à proposer leur rénovation et leur uniformisation en les dotant tous de la même toile.

 
 
Jardinière sur candélabre
Dessin – 1943

Les candélabres qui, pour certains, sont déjà porteurs d’écussons réclames ou d’horloges, vont, à partir des années 1920, accueillir des corbeilles fleuries.
En 1942, le directeur du café de France, installé place Graslin, demande l’autorisation de poser des jardinières sur les deux candélabres de part et d’autres de sa terrasse : refus de la municipalité qui invoque la fragilité des luminaires et indique que « la décoration florale de la voie publique supportée par des candélabres ne doit pas être laissée à l’initiative des particuliers ».

 
 
Les cours et la colonne Louis XVI
Carte postale – début XXème siècle

Au début du XXème siècle, les cours sont encore un lieu de promenade très fréquenté. Le cours Saint-Pierre et le cours Saint-André sont équipés de plusieurs rangées de bancs doubles.

 
 
Un coin du cours Saint-André
Carte postale – début XXème siècle

Les bancs doubles à piètement de fonte installés sur plusieurs promenades, sont soumis à de nombreuses dégradations.
Ainsi en atteste le bulletin de renseignements rédigé par un sous-ingénieur de la direction municipale des travaux publics.
« Dans la nuit du 29 au 30 courant (janvier 1920) un banc en chêne avec pieds en fonte a été enlevé du cours Saint-André et deux autres ont été arrachés.
Ces derniers qui avaient été remis en place hier, ont été arrachés de nouveau la nuit dernière ; plusieurs autres l’ont été en partie seulement soit sur le cours Saint-Pierre soit sur le cours Saint-André.
Nous demandons que des instructions soient données à la police afin qu’elle exerce sa surveillance sur ces promenades ».

 
 
Colonne lumineuse. Publicité Ch. Lhermitte
Carte postale

En octobre 1908, la Ville est saisie par la société des colonnes à réclames mobiles et lumineuses Ferrer et Compagnie pour obtenir la concession d’emplacements pour l’installation de ses appareils. Selon les membres du Conseil municipal, « ceux-ci sont décoratifs et présentent le double avantage de contribuer à l’éclairage de la voie publique, en même temps que d’indiquer l’heure à la population ». Ils acceptent, pour une période d’essai de trois années, l’installation de deux colonnes place de la Bourse et place du Bon Pasteur. Mais seule la seconde sera installée. Charles Lermitte, qui détient depuis le 10 octobre 1906 le droit exclusif d’affichage sur les murs communaux, bénéficie dès lors d’un nouveau support publicitaire.

 
Copie du plan actuel du cours des Etats par Ceineray
Canson aquarellé – 4 août 1769

Grâce à cette vue d’ensemble du quartier des cours, on s’aperçoit que les bancs publics s’insèrent naturellement dans la nouvelle perspective des deux cours réunis.
D’une part, les parapets qui bordent la promenade longitudinalement sont conçus comme d’immenses sièges recouverts de pierre de grison ; d’autre part, le « salon dessiné dans les tilleuls, visible au sud du cours Saint-Pierre consacre la recherche esthétique de la promenade qu’Ogée, dans son dictionnaire historique et géographique de la Bretagne, désignera en 1778 comme la plus belle des promenades de la ville.

 
 
Plan de la motte Saint-Pierre
Canson aquarellé – 1757

A partir de 1720 débute l’aplanissement de la motte Saint-Pierre afin d’y installer « un plan d’arbres et une promenade » et des bancs « pour la commodité de ceux qui ont besoin de s’y reposer ». Visibles sur le plan sous la mention « bancs de la promenade », ils inaugurent une longue tradition de sièges publics sur les cours.
Dès 1723, ces bancs font parler d’eux : les écoliers de l’Oratoire voisin entre leurs séances d’étude se font un jeu « de renverser les pierres qui forment les bancs ».

 
 
Lampadaire à branches et banc circulaire sur la place Beaumanoir
Photo noir et blanc – 1948

Ce simple banc métallique a surtout été installé au pied de candélabres proches des arrêts de tramway dépourvus d’aubettes. On retrouvait ainsi ce banc circulaire place Royale.

 
L’Hermitage
Photo noir et blanc – 1962

Ce square est équipé avec les bancs modèle « Le Centaure ».

 
 
Dessin d’une fontaine pour la place Lafayette
Dessin – 1913

Dans le cadre du programme d’embellissement de la municipalité Guist’hau en 1908, le projet pour la place Lafayette comprenait l’établissement d’un bassin avec jet d’eau, au centre de la place - le jet d’eau pouvant se transformer en fontaine lumineuse - ainsi que la plantation de deux allées d’arbres sur terre-pleins bitumés et de deux parterres de fleurs devant le palais de Justice.
En 1912, sur la demande de Guist’hau devenu entre temps ministre de l’Instruction publique, le Secrétariat d’Etat aux Beaux-Arts commanda à Monsieur David, sculpteur, une fontaine monumentale pour la ville, destinée à décorer cette même place Lafayette. Finalement la fontaine rejoignit la place de la Duchesse Anne.

 
Plan de la motte Saint-Nicolas et de ses arbres avec l’avenue projetée par Portail
Canson aquarellé – 1747

En 1747, sur la motte Saint-Nicolas, « sise devant l’allée du Calvaire », on aménage aussi l’espace à la façon d’un jardin public, en prévoyant d’y planter « deux rangs d’ormeaux et d’y placer des bancs de pierre et des barrières ».

 
 
Détail de la place d’armes au milieu du cours des Etats par Hénon
XVIIIème siècle
Collection particulière

Sur ce détail de la gravure d’Hénon, on remarque les lanternes pendues à leur potence, les barrières de bois fermant l’entrée des cours et enfin les bancs établis en bordure extérieure des cours.
En 1735, la municipalité décide de reconduire le principe des sièges sur le cours ; les nouveaux seront de très grande dimension dans le sens de la longueur des cours, là où se trouvaient les précédents. Le premier, à l’emplacement de « cinq anciens bancs en mauvais état » est « le long du mur servant de parapet à la promenade de la motte Saint-Pierre vers les minimes » et mesure quarante toises de long (presque quatre-vingt mètres). Le second, à la place de trois anciens autres bancs, « le long du mur servant de promenade de la motte vers Richebourg », de vingt toises.
Ils sont réalisés en partie avec « les matériaux provenant des anciens bancs ». Ils comportent des éléments de structure métallique interne, afin de les solidifier ; ils sont recouverts de plaques de pierre de grison, taillées dans la largeur avec un côté concave, l’autre convexe pour un effet autobloquant « ce qui sera plus solide et plus propre et moins coûteux que les crampons de fer, toutes lesdites pièces seront bien solidement assises et posées en bain de mortier de chaud et sable à l’ordinaire ».

 
 
Saisie de livres sur les bancs de la Petite-Hollande
Manuscrit – 1769

En 1769, sur la place dite de la Hollande, on trouve trace de bancs qui sont alors détournés de leur usage primitif. Les librairies de la ville, défendant leurs privilèges, s’insurgent contre la vente sauvage d’ouvrages chapardés qui s’y déroule.
Le commissaire de police de Nantes se rend « sur différentes places et étant parvenus sur celle avis la bourse, lesdits syndics (des libraires) nous ont fait voir et avons vu plusieurs livres tant en brochures que reliés lesquels sont étalés sur les bancs qui sont autour de la Hollande ».

 
 
Plans et élévations de kiosques par la Compagnie nouvelle des chalets de commodité
Imprimé – 1892

Fournisseur de la Ville de Nantes pour les kiosques-urinoirs, la Compagnie nouvelle proposa d’installer d’autres sortes de kiosques dont des kiosques à journaux mais sans succès.

 
Projet d’un portail d’entrée pour le Jardin des Plantes
Dessin – 1844

Dans le cadre des travaux d’aménagement du Jardin des Plantes projetés par Driollet à partir de 1838, il est prévu le déplacement de l’entrée principale, prévue à l’origine rue du Jardin des Plantes (actuelle rue Gambetta) vers la rue du Lycée (actuelle rue Clemenceau).
La construction de la grille débuta en 1846.
Les pilastres furent réalisés par le sculpteur Louis Thomas.

 
 
Borne-fontaine de la place du Bouffay
Photo P. Jean - 2002

 
Banc modèle « Le Centaure » au Jardin des Plantes
Photo P. Jean – 2002

A partir des années vingt, sous l’impulsion d’Etienne Coutan qui œuvre pour l’extension du « réseau vert », on change et on uniformise les bancs ; un modèle est choisi : il s’agit du banc type « Le Centaure » fourni par la maison Wasmer et Cie de Bischaviller.
Ce banc à piètement de fonte est formé de bâtons ronds.

 
 
Banc du cours des 50 otages
Photo P. Jean – 2002

Le réaménagement du cours des 50 otages de 1991 à 1993 s’est accompagné de l’installation d’un nouveau mobilier urbain créé pour le site, dont des bancs de granit, matériau largement utilisé pour les espaces piétonniers du cours.

 
 
Jean Simon Voruz, un fondeur nantais

Originaire de Suisse, la famille Voruz arrive à Paimboeuf en 1780 où Pierre Simon s’installe comme fondeur. A la mort de leur père, en 1827, Jean et Henri Voruz prennent la direction de l’entreprise familiale. Par arrêté préfectoral du 21 août 1829, ils sont autorisés à établir une fonderie de cuivre dans le quartier de Launay, rue Linné, à Nantes. En 1837, Henri quitte l’entreprise pour se consacrer à l’agriculture. La Fonderie Voruz devient « J. Voruz Aîné » et se spécialise en 1840 dans le fer. En 1845, un marché est signé avec la Marine Marchande pour la commande d’une machine de 180 chevaux. En 1850, la maison « J. Voruz Aîné » crée sur la Prairie au Duc d’importants ateliers de fonderie et d’industrie mécanique. Avec ses 600 ouvriers et ses deux usines, l’entreprise devient l’un des principaux établissements industriels de l’Ouest. Elle se spécialise alors dans la fabrication du matériel fixe de chemin de fer, de machines agricoles et de matériels d’artillerie. Sa production lui vaut plusieurs médailles aux Expositions universelles de 1867 et de 1878. Pendant la guerre de Sécession américaine, elle fournira de nombreux canons aux Sudistes puis, lors de la guerre 1870, elle fabriquera avec l’arsenal d’Indret des canons et les premières mitrailleuses françaises. A Nantes, la fonderie réalise les plaques d’égout et certains candélabres, notamment ceux du pont Saint-Mihiel.
Au-delà de la production industrielle, la maison « J. Voruz Aîné » exerce une activité de fonderie d’art. A Nantes, on peut citer la statue de Sainte-Anne, les statues de la fontaine de la place Royale, la statue de Billault, les quatre figures allégoriques de la place du Palais de Justice et l’escalier du passage Pommeraye. En dehors de Nantes, on trouve la statue du maréchal Jourdan à Limoges, la statue de l’Europe de Shaenevert, le Rhinocéros du Trocadéro (aujourd’hui devant le musée d’Orsay) et le groupe colossal du monument de Saint-Cast.
En 1898, le département mécanique de l’entreprise est cédé aux établissements de la Brosse et Fouché, installés rue Lanoue Bras de Fer et spécialisés dans la construction navale. Devenus Société Anonyme d’Exploitation des Entreprises Voruz, ces établissements deviennent, en 1909, les Ateliers et Chantiers de Bretagne.

Tout au long de sa vie, Jean Simon Voruz a voulu s’impliquer dans la vie civile locale. Lorsque l’ordonnance royale du 31 juillet 1840 crée le Conseil des Prud’hommes de Nantes, il en devient l’un des sept membres titulaires. Il en sera le président jusqu’en janvier 1849.
Le 18 mars 1848, il demande la naturalisation française. Devenu français, il est élu Conseiller municipal puis adjoint sous les maires Colombel et Favre. Il sera réélu en 1855 et en 1860.
Jean Voruz est également élu membre de la Chambre de Commerce de 1845 à 1856 puis de 1861 à 1867. Membre du bureau en 1852, il en devient président de 1865 à 1867. Il est le premier industriel à accéder à la présidence succédant à des négociants ou à des armateurs.
Le 17 décembre 1859, il devient député au Corps législatif pour la seconde circonscription de la Loire Inférieure et est nommé, en 1861, Chevalier de la Légion d’Honneur.
A la tête de la Chambre de Commerce, il se bat pour obtenir la construction d’un canal maritime entre Nantes et la mer puis, en 1882, il s’allie avec d’autres industriels pour améliorer le port de Nantes. Une campagne de dragage est entamée tandis qu’un nouveau quai est construit sur la rive gauche du fleuve.
En 1876, il est désigné par le gouvernement helvétique consul de la Confédération suisse.
Jean Simon Voruz décède le 27 octobre 1896 au château de Briord à Port-Saint-Père. Ses obsèques ont lieu le 30 octobre au temple protestant de Nantes.


 
 
La place de la Duchesse Anne vers le sud
Carte postale – début XXème siècle

 
La fontaine de la place de la Duchesse Anne et le cours Saint-Pierre
Carte postale – début XXème siècle

En 1913, à l’occasion de l’exposition d’horticulture, on installa le groupe statuaire des Baigneuses, prévu à l’origine pour la place Lafayette, dans le bassin de la place de la Duchesse Anne terminant ainsi l’embellissement de la place décidé par la municipalité Guist’hau.

 
 
Le démontage de la fontaine des Baigneuses
Photo noir et blanc – 16 octobre 1929

En 1929, afin de libérer le chantier du détournement de l’Erdre, la fontaine des Baigneuses qui ornait la place de la Duchesse Anne fut enlevée.
On lui chercha alors un emplacement : les jardins de l’Hôtel-Dieu, les quinconces du cours Saint-Pierre, la place de la mairie de Chantenay, le Champs de Mars, le square Edouard Normand, enfin la place Lafayette pour laquelle le groupe statuaire avait été initialement prévu.
Aucune solution n’étant satisfaisante et sa restauration étant ajournée, la fontaine fut déposée dans les douves du château où elle resta de longues années oubliée.

 
 
Projet d’aménagement de la place de la Duchesse Anne par Aubry
Canson aquarellé – 1908

La municipalité avait dès 1901 entamé des pourparlers avec les administrations des Domaines, des Beaux-Arts et de la Guerre en vue de la cession à la Ville d’une partie des douves du Château.
Après un accord de principe en 1906, la municipalité dut en 1909 déclarer d’utilité publique le projet d’embellissement de la place, dont les travaux s’étendaient sur la partie des douves cédées et qui avaient entre autre pour but de faire disparaître le mur de clôture qui bordait les douves le long du quai du Port-Maillard.
Le projet prévoyait l’aménagement d’un bassin et la pose de bancs.