La rue de la Carterie

Article rédigé par Moncef Farza

 

Autrefois appelée rue des Perrières car il y avait une carrière, cette rue était une grande propriété acquise par plusieurs propriétaires, qui a donné son nom à tout le quartier ainsi qu’à la rue en 1866. Auparavant, elle se situait depuis le n° 66 de la route de Rennes, à la rue Ouche de Versailles. « Un traité, signé par les acquéreurs de cette propriété avec la ville de Nantes, a permis à cette voie d’être acceptée par l’architecte Voyer en 1873.» Plusieurs endroits de cette rue portent encore aujourd’hui le nom d’anciens propriétaires, notamment aux n° 8, 12 ,16 et 26.

Dans les années 1950-1960, se trouvaient dans la rue Ouche de Versailles deux usines de confection d’uniformes pour l’armée. Ces mêmes usines, placées en face de l’actuel garage Citroën, ont été fermées en 1970, cédant la place à un grand magasin dépôt de fournitures scolaires (Hélio) aujourd’hui disparu au profit d’immeubles d’habitations. A l’emplacement de l’immeuble qui constitue l’angle de la rue de Châteaulin et Ouche de Versailles, se trouvait un dépôt des magasins « Decré ».

Jusqu’aux années 70, se trouvait l’imprimerie Moderne, qui a cédé sa place à l’actuel immeuble d’habitations situé au 26 rue de la Carterie et les bâtiments 1, 3, 3bis rue de Châteaulin  avec leur parc. A l’angle de la rue saint Antoine, en bas de la rue de la Carterie se trouvaient également les drogueries de Strasbourg  et leurs dépôts.

Madame Barberet, habitante du quartier depuis les années 50/60 se souvient encore : « La rue de la Carterie possédait plusieurs commerces, quatre épiceries, un « Docks de l’Ouest » qui faisait l’angle  de la rue Eugène Tessier et de la rue de la Carterie, face au dock, un café-restaurant «chez Conchita », une boucherie, une coiffeuse et un peu plus bas un café.» Toujours la même habitante raconte : « Dans la rue Ouche de Versailles, se trouvaient deux charbonniers qui livraient le bois ainsi que le charbon aux habitants du quartier. Enfin, un peu plus loin mais toujours dans ce quartier, quai de Versailles où se trouve encore l’entreprise Normand, il y avait dans l’impasse une petite maroquinerie  et à l’angle de la rue Bouillé, la boyauderie  Bourdeau.» Enfin dit-elle, « J’ai connu le dernier bateau lavoir des années 50, car ma mère avait une amie blanchisseuse qui venait l’aider  à laver le linge dans ce bateau lavoir rangé au pont de la Motte rouge face au quai Barbin. »

Archives de Nantes - 2014