Les plaques de rues
et de numéros de maison
posées entre 1809 et 1873

Article rédigé par Yves-Marie Rozé (février 2016)

 


Les plaques actuelles indiquant les rues et les numéros des habitations dans le quartier Haut-Pavés / Saint-Félix, comme dans toute la ville de Nantes, sont généralement en métal émaillé : lettres, chiffres et filets blancs sur un fond bleu cobalt. On trouve des numéros de maison sur beaucoup d’autres supports (chiffres en fer forgé, sur carreaux de céramique décorés, gravé dans la pierre, etc.). Mais il existe toujours des plaques du 19e siècle indiquant les noms des rues et les numéros des habitations.

Jusqu’à la fin de la Révolution les rues ou places importantes avaient des plaques indiquant leur nom, mais les maisons n’avaient pas de numéro. A partir de la Révolution, et surtout après 1809, les rues avaient des plaques à leurs extrémités portant nom et le numéro d’un secteur de la ville, et toutes les maisons de la zone urbaine de Nantes étaient sensées porter un numéro.

Jusqu’en 1873, trois matériaux différents ont été utilisés : la tôle peinte, puis la céramique et enfin la fonte.

Comment sont-elles, et où les trouve-t-on ?
La principale source historique de cette recherche est un dossier des Archives de Nantes : série O2, carton 4, composé de dix chemises.

Pour cet article le mot « plaque » est généralement utilisé pour « plaque de rue », « n° » pour « numéro de l’habitation dans sa rue » et « quartier HP/SF » pour « le quartier Hauts-Pavés / Saint-Félix ».

 

> L’indication des adresses avant la Révolution

> La Révolution instaure un découpage de la ville et change des noms de rues

> Plaques et numéros en tôle peinte de 1809 à 1836, avec l’arrondissement et l’éventuelle présence d’un puits

> Plaques et n° en faïence de 1837 à 1844 (qui s’écrivait «fayence» à l’époque)

> Plaques et numéros en fonte de 1845 à 1873

> Récapitulation des plaques utilisée successivement durant plus de 60 ans et la suite de l’histoire

> Les traces visibles aujourd’hui, témoin de cette époque

 

L’indication des adresses avant la Révolution

Avant la Révolution, les rues importantes avaient des noms et des plaques étaient installées à chacune de leurs extrémités. En effet une ordonnance de police générale du 1er septembre 1779 du maire de Nantes, oblige les propriétaires d’habitation en encoignure de rue à remplacer à leur charge les plaques de rue en cas de construction ou de reconstruction de celle-ci.

Le plan de Nantes établi par le Sieur Cacault, mentionne seulement le nom des voies principales, comme le montre l’extrait ci-contre.

Par contre, les maisons n’étaient pas numérotées, et pour trouver une adresse on devait se référer à l’enseigne la plus proche ou à une maison remarquable. Plusieurs tentatives de numéroter les maisons n’aboutirent pas. De même une ordonnance de sa Majesté du 1er mars 1768 stipulait dans l’article III « Dans toutes les villes du royaume sans exception, les Maires et Echevins feront, si fait n’a été, numéroter toutes les maisons sans réserve, de manière que la maison de droite soit marquée du n° 1er, et dans le cas ou l’on bâtira de nouvelles maisons dans les emplacements vides, on les marquera du même numéro que la maison précédente avec le mot bis ». Cette ordonnance resta, semble-t-il, sans effet à Nantes, au vu des documents des Archives Municipales.

Dans les registres paroissiaux concernant les sépultures, le lieu du décès est parfois mentionné : dans ceux de la paroisse Saint-Similien, on trouve seulement des noms de rues ou de quartiers, par exemple : Bastille, Marchix, Barbin. (Ces registres sont numérisés et consultables sur le site des Archives Municipales - série GG de 329 à 524)

 

La Révolution instaure un découpage de la ville
et change des noms de rues

Le 20 octobre 1789, le Comité Permanent d’Administration de la ville de Nantes, décide dans une délibération de former les milices de la Ville, en créant 11 districts de 750 hommes environ,  « tous chef de famille, payant capitation & pouvant porter les armes ». Une affiche du registre des délibérations est placardée en ville, reproduisant les 14 articles, le premier définissant les limites des districts et les autres les modalités. Tous les citoyens répondant aux critères sont convoqués.

Le quartier HP/SF était composé de deux districts dit de Saint-Similien « comprenant toute la paroisse de Saint-Similien jusqu’aux limites fixées aux dernières maisons des Faux-bourgs » (à cette époque, au nord de l’église Saint-Similien commençait une campagne de tenues, vignes, potagers et moulins, avec quelques fermes et des belles demeures disséminées). « Les hommes s’assembleront dans l’église de la paroisse, le 26 octobre à 8h du matin ». Ils devront suivre l’ordre du jour : définition des 2 districts, élection du juge de paix, de 5 capitaines, 5 lieutenants, 10 sous-lieutenants etc. constitution de la milice, organisation des tours de garde et possibilité de se faire remplacer (moyennant 30 « sous » le jour et 40 la nuit). Ce document est signé : de Kervégan Maire (le premier élu à Nantes).

Le 10 février 1791, un arrêté modifie ce découpage en instaurant 18 sections à Nantes, définies cette fois pour la mise en place de la contribution foncière, dont trois pour le quartier HP/SF : Sainte-Elisabeth, Saint-Similien et Miséricorde.

En 1792, l’An I de la République Française, les autorités nantaises neer voulant plus de nom rappelant l’aristocratie ou le domaine religieux (« plus de moineries ») par arrêté du Conseil Général de la Commune changent beaucoup de noms de rues.

Le 12 nivôse de l’An II, ce sont les désignations des 18 sections qui changent. Les nouveaux noms pour le quartier HP/SF sont : Fraternité, Maupassant et Agriculteurs (qui est le nom donné à la place Viarme).

Enfin le 1er Vendémiaire de l’an VIII (1800) nouvelle modification pour tenir compte des évolutions de population en ramenant de 18 à 17 le nombre des sections.

Le dossier des Archives ne porte aucune trace du support utilisé pour les plaques de rue et les numéros de maison (probablement du fer blanc). Mais un document imprimé plus tard en 1809 mentionne l’existence de ces plaques : « Considérant que par vétusté,… et par les changements de noms qu’on a fait subir depuis 20 ans (donc 1789)… et par la négligence que les habitants ont mis à les conserver, les plaques du numérotage de la plupart des maisons sont hors d’état de servir (...) ».


Plaques et numéros en tôle peinte de 1809 à 1836,
avec l’arrondissement et l’éventuelle présence d’un puits

En 1809, 4 ans après le décret impérial de Napoléon de 1805 ordonnant de numéroter tous les corps de logis à Paris, une ordonnance de police du maire de Nantes informe d’un changement des noms des rues à consonance révolutionnaire, « propre à rappeler les temps malheureux et de servir de scandale aux bons français » et redonne généralement le nom que la rue portait sous l’ancien régime.

Une brochure imprimée et des affiches diffusent cette ordonnance datée du 4 septembre, qui concerne «les plaques indicatives des Noms des Rues, Quais et Places, et les Plaques indicatives des Numéros des Maisons de la Ville et des Faubourgs de Nantes ». Toutes les entrées des habitations reçoivent alors un numéro : pour les rues parallèles à la Loire un ordre croissant dans le sens d’écoulement de celle-ci et pour les autres à partir de l’extrémité la plus proche de l’Hôtel de Ville. Dans une rue les numéros pairs sont à droite. Pour les places et les quais les numéros se suivent de manière continue. Cette règle n’a pas changé.

Quatre mois plus tard, le 1er janvier 1810, le découpage de la ville est repris et constitué de 6 arrondissements, par regroupement des 17 anciennes sections. Ces arrondissements délimitent les « territoires des justices de paix », (donc avec une nature différente de celle des arrondissements de Paris, Lyon et Marseille qui ont des fonctions municipales avec un maire et des conseillers d’arrondissement).

Les plaques de rue et numéros de maison réutilisables sont démontés et repeintes (fond gris et écritures en noir) aux frais des propriétaires. Sinon des plaques neuves sont posées, et sont en fer blanc. Les Archives Municipales possèdent le plan modèle, reproduit ci-contre, qui donne les dimensions, et qui accompagnait les appels d’offres.

Jusqu’à la mise en service de la distribution de l’eau brute de Loire depuis le réservoir de la rue d’Auvours en 1857, les seuls points d’eau disponibles pour les pompes à incendie manuelles étaient les puits, de deux catégories :

  • les puits publics, généralement sur une place ou dans une rue (pour le quartier HP/SF places Sainte-Elisabeth et Saint-Similien, rues du Marchix et Sarrazin)

  • les puits privés utilisés par les habitants de l’habitation ou de la cour entourés de logements.

Pour signaler la présence d’un puits privé à l’intérieur ou dans une cour d’une habitation, la lettre « P » était mentionné sur la plaque à côté du numéro de celle-ci.

Durant cette période qui dura une trentaine d’années, beaucoup de voies nouvelles sont ouvertes, les maisons se construisent, et les maires successifs rappellent en 1817, 1818, 1825, 1829, par affichage l’obligation des propriétaires d’entretenir à leurs frais les plaques de rue et les numéros de maison.

 

 

Plaques et n° en faïence de 1837 à 1844
(qui s’écrivait « fayence » à l’époque)

En 1836, l’architecte voyer de la ville Démolon, rédige un devis descriptif « pour fabrication et pose de 200 plaques de rue et 540 n° de maison : en fayence vernissées sur l’une des faces en blanc ou noir, l’autre face non vernissées afin de pouvoir être scellée au mur avec du plâtre ou de la chaux hydraulique ». Un seul fabricant, Moïse Dérivas, répondit à l’appel d’offre affiché dans la ville et annoncé au son de la trompe. Les dimensions demandées correspondent à un rectangle, mais pour des facilités de fabrication la forme proposée a été un ovale s’inscrivant dans ce rectangle.

Finalement, c’est le 18 novembre 1837, que le maire Ferdinand Favre, lance le « renouvellement du numérotage des maisons et des plaques indicatives des noms des rues et places publiques de la ville ». Voici les différentes justifications de cette décision :

  • « bien que rectifié en 1818, le numérotage est dans un tel état d’irrégularité et même de dégradation, par suite de la constante négligence des propriétaires, et des nombreuses constructions et reconstructions opérées depuis 19 ans ».

  • les conditions atmosphériques ont fortement abîmé plaques et numéros, des voies nouvelles et des quais ont été ouverts ainsi que de nouveaux quartiers.

  • un relevé cadastral de grande précision est en cours (que l’on appelle aujourd’hui le « cadastre napoléonien » en 85 planches si précieux pour les passionnés d’histoire (pour le quartier HP/SF A1 à A3, B1 et C1 en partie, C2, U1 à U3, C1 et C2).

  • le départ des numéros à partir du bras de Loire le plus près de l’Hôtel de Ville était diversement interprété.

Les principales dispositions des 26 articles de l’arrêté sont de définir les nouvelles plaques qui seront ovales et en faïence, fond blanc et lettres noires.

Pour ce renouvellement complet, c’est la ville qui prit en charge les frais d’approvisionnement et la pose, mais ensuite, charge aux propriétaires de les entretenir ou de les remplacer.

La lettre « P » pour les puits et le n° d’arrondissement sont encore utilisée. Pour les rues parallèles à la Loire, une flèche noire placée en bas de la plaque indique le sens du cours de la Loire.

Pour le quartier Hauts-Pavés / Saint-Félix, des n° de maisons de cette époque sont encore en place et d’utilité. Par contre seules deux plaques de rue sont visibles alors que la rue a changé de nom, et fait l’objet du paragraphe 7 ci-après. Les commandes de plaques en faïence eurent lieu en 1836 (pose en 1837), 1838, 1839, 1840 et mai 1844 pour un total de 300 plaques de rue et 5 088 numéros de maison.

 

 

Plaques et numéros en fonte de 1845 à 1873

En septembre 1844 une première commande 100 plaques de rue et de 100 n° de maison en fonte, à Bouillant et Cie pour 805 francs, soit plus du double de celles en faïence (le même volume en faïence passées en mai 1844 aurait couté 350 francs)

Les plaques sont peintes et vernies au feu, le fond couleur bleu cobalt, les lettres en blanc, et le filet d’encadrement en bronze.

Les plaques de rue sont scellées sur les par 4 boulons en fer doux de 15 mm de diamètre et de 80 mm de longueur soudés sur la plaque, avec une tête en forme de clou antique le bout en queue de carpe.

Pour les numéros de maisons, aucun document des archives précise la méthode de fixation, et aujourd’hui de nombreuses plaques ont les coins dans le vide, ce qui suppose qu’elles ont été scellées.

L’information sur l’existence d’un puits n’apparait plus sur les plaques en fonte, car dès 1836 le conseil municipal lance des appels d’offre à des compagnies qui voudraient se charger de l’alimentation en eau de la ville (pour alimenter les fontaines publiques, des bornes fontaines pour les habitants des quartiers populeux et une distribution d’eau à domicile aux particuliers). Mais il faudra attendre 1857 pour que l’eau de Loire distribuée aux bornes-fontaines par la Compagnie Générale des Eaux soit aussi utilisable par les pompes à incendie.

Par contre la flèche indiquant le sens de l’écoulement de la Loire est maintenue pour les rues parallèles à celle-ci (mais on n’en trouve plus dans le quartier HP/SF).

 


Récapitulation des plaques utilisée successivement durant plus de 60 ans et la suite de l’histoire

Dans le dessin ci-contre les trois types de plaques et numéros utilisés sont dessinés à la même échelle, et indique leurs dimensions.

En 1863, premier essai de plaques émaillées par l’architecte de la ville qui en fait poser sur l’Hôtel de Ville, mais non concluant. Suite à l’insistance de M Beasse, émailleur à Paris un deuxième essai est fait à la fin de cette année 1863. Les archives n’ont pas de document en donnant les résultats.

Dix années plus tard, en 1873, les nouvelles plaques de rue et numéros de maison sont en tôle de fer émaillée, puis plus tard en tôle d’aluminium émaillée, toutes avec le fond en bleu cobalt et les filets, lettres et chiffres en blanc, et continue d’être majoritairement utilisé jusqu’à ce jour.

Au milieu du 20e siècle, et pour les rue seulement, des plaques avec les lettres et les chiffres en relief, ont été posées, toujours visibles avec leurs vis aux quatre coins, à ne pas confondre avec celle en fonte du 19e siècle.

Avec la réforme judiciaire de 1958 suppression de la justice de paix (remplacé par tribunaux d’instance) et disparition des arrondissements, qui ne figurent plus sur les plaques de rue (pour mémoire Doulon et Chantenay intègrant Nantes en 1908 le nombre des arrondissements était passé à huit).

 

 

Les traces visibles aujourd’hui, témoin de cette époque

Pour retrouver des anciennes plaques de rue encore en service, il faut que la rue ait existé entre 1809 et 1873, et que le nom de celle-ci n’ait pas été changé. Pour les n° de maison il faut que celles-ci aient été construites et que la numérotation dans la rue n’ait pas été changée depuis. C’est ce qui explique le petit nombre de plaques et numéro encore en place dans le quartier HP/SF.

A partir de plans anciens, le dessin ci-contre montre les rues existantes en 1835 et 1850 (le tiers des voies actuelles), et donc qui ont eut des plaques et des numéros soit en faïence soit en fonte.

Il est à remarquer que toutes ces rues anciennes du plan de 1835 (en rose sur le plan ci-contre) sont les seules qui aujourd’hui ne sont pas toutes droites (avec deux exceptions : l’actuelle rue Paul Bellamy ouverte rectiligne en 1792 entre la rue Noire et le pont Morand et la rue Anatole Le Braz qui est ouverte toute en courbe en 1930 sous l’impulsion de l’architecte de la ville Etienne Coutan).

Les plaques en faïence ont bien résisté à 180 années d’intempéries, malgré quelques fissures, ou des bords écaillés.

La fonte a moins bien résisté, quand celles-ci n’ont pas été entretenues, la rouille a fait son ouvrage. Toutes ont perdu la couleur bronze du filet d’encadrement, et de nombreuses plaques sont aujourd’hui couleurs vertes, carmin, marron, en harmonies avec les portes des habitations.

Voici donc l’inventaire de l’auteur, reporté sur le plan ci-contre. Mais peut-être y en a-t’il d’autres ?

 

> Les plaques de rues encore visibles

2 plaques de rue, ovales blanches en faïence, toujours visibles, portant le nom de la voie à l’époque : - « rue de Rennes », et que l’on trouve :

  • 65, rue Paul Bellamy, à l’angle de la rue Bel Air, mais replacé sur un immeuble du début du XX° siècle (suite à la démolition d’une maison figurant sur le cadastre napoléonien de 1834).
  • 125, rue Paul Bellamy (angle de la rue Noire, ancien octroi en direction de Rennes).

9 plaques de rue, rectangulaires en fontes portant le n° d’arrondissement et sans flèche du sens de la Loire :
2 plaques : rue d’Erlon angle place Ste Elisabeth et angle de la rue F Hélie (impair)

  • Rue Molac (à l’angle rue Paul Bellamy)
  • Rue Bel Air angle rue Bellamy (marque de 3 à 4 lettres illisibles avec les couches de peinture)
  • Rue Chateaubriand angle rue Bellamy (marquée « Levêque »à partir de 1865)
  • Rue Sarrazin (angle Jean-Jaurès, (avec marque 3 à 4 lettres illisibles, et angles cassés)
  • Rue de l’Ouche Versailles (angle Basse Creuse)
  • Rue des Hauts-Pavés (angle de la rue Legouvé)
  • Rue Colombel (angle de la place Saint-Félix)

> Les n° de maison encore en place
(La lettre « p » après le n° indique l’existence d’un puits à l’époque)

22 plaques ovales blanches en faïence de n° de maison

rue des Hauts-Pavés : 2p (pâtisserie Débotté), 4, 6, 8p, 15p, 20, 28p, 30 et 32

place Viarme : 12 'café l'Aubette)

place du Martray : 2p

rue Frédureau : 5

impasse St-Stanislas : 3

rue Jean-Jaurès : 4, 10, 18p et 20p

rue Sarrazin : 1

rue de la Bastille : 8,26 et 30

rue Adolphe-Moitié : 26

62 plaques de n° de maison, rectangulaires en fonte

rue Bodiguel (ex Coutance) : 1, 3, 9, 11, 14, 16, 17 et 19

rue Jean-Jaurès : 11

rue de la Bastille : 2 et 28

rue Chateaubriand : 1, 2, 3, 5, 12, 15, 17, 23 et 25

rue Molac : 9

rue Sylvain-Paris : 2 et 7

rue de Brizeux : 1, 3, 5, 7, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 et 16

rue d'Erlon : 11

rue Adolphe-Moitié : 6, 10, 12, 14, 17, 18, 22, 23, 25, 26, 27, 31 (date sur la maison : 1844) et 32

quai de Versailles : 11, 17, 20, 21 (coins cassés) et 28

rue Colombel : 1, 2, 3, 4, 7 et 8

rue des Dervallières : 1, 13 et 19


Le plan ci-contre donne la position de ces plaques anciennes, et indique les limites des arrondissements sur le quartier (entre 1810 et 1958).

 

Conclusion
Ces petites traces discrètes, vielles de 140 à 180 ans, sont toujours utiles pour se repérer, et font partie du petit patrimoine du quartier Hauts-Pavés / Saint-Félix (mais aussi de toute la ville de Nantes). Elles nous évoquent tout ce qui s’est vécu dans ces rues et ces maisons de ce quartier.

Il reste l’énigme du remplacement de la faïence par de la fonte en 1845 pour un coût supérieur, alors qu’aujourd’hui ce sont les plus anciennes, en faïence, qui ont le mieux résisté aux agressions du temps.


Archives de Nantes - 2016