L'abattoir municipal de Nantes
et le vieux marché de Talensac (1829-1934)

Article rédigé par Yves-Marie Rozé (mai 2015)

 

 

Les articles ou passages de livres sur «Talensac» précisent généralement «le marché couvert de Talensac  a remplacé l’abattoir ouvert en 1829, démoli en 1934» ; et mentionnent que la plaque en bas de la «rue Basse Porte» est sous titrée avec la mention «anciennement passage de l’Abattoir», seule trace encore visible.

Ces 105 années d’existence, ont laissé des dossiers aux Archives Municipales (1), et aux Archives Départementales(2), qui donnent à comprendre certains événements qui s’y sont déroulés, les relations tendues avec le quartier, des défis à relever, les modifications du site, les travaux d’entretien permanents jusqu'à la démolition, les différents acteurs du site, les quantités d’animaux abattus, et des raisons de sa fermeture.D’autres sources(3) fournissent quelques informations complémentaires et de précieux témoignages.

Cette riche histoire, permet de répondre à des questions telles que :
> Quel a été la fonction du petit réseau ferré au cœur de l’abattoir ?,
> Comment a pu vivre cette « usine » à ses débuts sans réseau d’eau de ville, sans gaz et sans électricité ?
> A quelle énergie fonctionnaient les chambres « fraiches » liées à l’abattoir ?

 

 

(1) Etant un établissement municipal, l’administration de la ville a été le maître d’œuvre de cet abattoir, raison des nombreux documents classés aux Archives de Nantes référencés M1 dossier 71 à 90. On trouve ainsi en numérique une notice et un dossier pédagogique pour des scolaires à partir de reproductions de documents originaux

(2) Etant un établissement à risque toutes les autorisations pour les gros dossiers passaient par l’autorisation de la préfecture : référence ADLA 5M

(3) Chaque article insiste sur un ou deux aspects et propose des photos :
- La description de l’abattoir en 1835 par Ange Guérin dans « Nantes aux XIXe siècles » pages 617 à 624, traite de son aspect, pose la question du choix d’un seul abattoir au lieu de trois, s’inquiète de la faible ressource en eau et remet en cause le choix d’une machine à vapeur pour monter l’eau dans les réservoirs par rapport à un manège avec des chevaux.
- « Guide de l’étranger à Nantes » imprimé par Forest 1838 et 1844
- Un article sur l’abattoir dans « Annales de Nantes et du pays nantais » n° 232 de 1989 pages 17 et 18 : de Georgette Heurtin avec des souvenirs et des anecdotes tenus de première main
- Le premier article (ordre alphabétique exige) du gros « Dictionnaire de Nantes » de 2013 : de Gilles Bienvenu concernant les architectes de cet abattoir et des deux qui se sont succédé sous un régime intercommunal à Rezé.
- Article de Roger Levesque paru dans « Visions contemporaines de 1987, pages 73 et 74« Le Marchix - Saint-Similien sous la Monarchie de Juillet et la seconde République (1830 – 1852) », traite de l’abattoir dans les pages 73 et 74, évoquant les débuts et le problème de l’alimentation en eau
- « NANTES il y a 100 ans en cartes postales anciennes » de C.Besler pages 128 et 129

Archives de Nantes - 2015