Bombardements :
Du 27 juillet 1940 au 2 août 1944 la ville de Nantes a subi 28 bombardements aériens. Les attaques les plus dévastatrices ont été celles des 16 et 23 septembre 1943, on dénombrera alors 1463 victimes et 2500 blessés. 700 maisons et immeubles seront détruits et près de 3000 deviendront inhabitables.
Les zones les plus touchées sont le centre ville, le port et les installations industrielles. On estime entre 1000 et 1500 le nombre total de bombes lâchées sur la ville.

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Comblements :
Nantes a longtemps été appelée la « Venise de l’Ouest » en raison de sa situation géographique au croisement entre la Loire, son estuaire et la rivière de l’Erdre, son affluent. Au XXe siècle pour la municipalité c’est un frein au développement des transports et une menace causant inondations et affaissements des quais. En 1926, sont lancés les travaux de comblements des bras nord de la Loire. Les Nantais verront successivement disparaître le bras de la Bourse et le bras de l’Hôpital. D’île, Feydeau et Gloriette n’en garderont que le nom. L’Erdre fera également l’objet de grands travaux de détournement faisant place à l’actuel cours des Cinquante Otages. Ces travaux de grande ampleur, interrompus durant la Seconde Guerre Mondiale, mettront plus de 20 ans à transformer radicalement le visage de la ville.

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Le Saint-Philibert :
Petit bateau de croisière, le Saint-Philibert sort en mer le 14 juin 1931 avec à son bord 500 voyageurs. Lors du retour, les conditions météorologiques se dégradent fortement ; le bateau doit faire face à une tempête. Initialement construit pour accueillir deux fois moins de passagers, le Saint-Philibert ne résistera pas longtemps à la mer déchainée. Une vague plus forte que les autres le retournera et le fera sombrer presque aussitôt au large de la pointe Saint-Gildas. Seules 8 personnes survivront au naufrage. Un monument dédié aux victimes est érigé au cimetière Saint Jacques de Nantes.

 

Baraquements provisoires d’après-guerre
L’importance des dégâts causés par les bombardements de 1943 ont obligé nombre de Nantais à fuir la ville pour se réfugier à la campagne. La municipalité souhaitant le retour de ces personnes pour le bon fonctionnement de la ville, lance une large campagne de réquisition de logements inhabités ou insuffisamment habités. Le manque de réponses et l’urgence de la situation conduisent à la construction des premiers baraquements d’habitation en août 1945 un peu partout dans la ville. En 1947, près de 5600 familles ont été relogées par réquisition ou dans ces baraquements. On verra alors la naissance de cités comme celle du Grand-Blottereau, où subsisteront les derniers baraquements jusqu’au années 1970.
Les grandes rues commerçantes du centre ville ayant été particulièrement touchées par les bombardements, les commerces seront relogés par réquisition ou dans des baraquements. On estime qu’à la fin de l’année 1945 49 baraquements ont été abrités ces enseignes.
En 1947, la plupart d’entre eux ont retrouvé leurs anciens locaux. Les derniers baraquements seront détruits en 1966.

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Le Château des Ducs de Bretagne
Construit du XIIIe au XVIe siècle, le Château des Ducs de Bretagne, sera entre autres, la résidence principale de François II de Bretagne au XVe siècle puis celle de sa fille Anne de Bretagne, reine de France de 1491 à 1514. Classé monument historique en 1840, il devient la propriété de la ville de Nantes en 1915. Tout au long des siècles, il fera l’objet de travaux de construction et de rénovation. Les douves seront réaménagées dans les années 1940. Un grand chantier de rénovation s’étalera du début des années 1990 à 2007.

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Décors Graslin
Depuis son inauguration le 23 mars 1788, le théâtre Graslin accueille principalement des représentations artistiques de type lyrique. Au fil du temps, de nombreux décors ont été crées à l’image de la richesse et de la variété des spectacles proposés dans l’enceinte du théâtre.

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Malakoff
Avant la construction de sa cité à la fin des années 1960, Malakoff était un petit quartier centré sur le quai et la prairie de Mauves. L’économie tournait autour de quelques entreprises comme celle de futailles Charon & Janin ou encore l’entreprise de travaux Cattoni.

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Quartier du Marchix
Situé entre les places Viarme et Bretagne, le quartier du Marchix était un des plus anciens et des plus populaires de la ville. La surpopulation et l’insalubrité de ses habitations ont favorisé le développement de maladies et particulièrement de la tuberculose dans les années 1930. A la veille de la Seconde guerre mondiale, l’état d’urgence est déclaré et un projet de réaménagement est lancé. Celui-ci sera empêché par la guerre et les bombardements. Dans les années 1950, le projet est relancé. Les habitants du quartier seront relogés dans le quartier du Pin-Sec.

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Groupe scolaire de Longchamp
Inauguré en 1936, le groupe scolaire de Longchamp compte 10 classes de garçons, 10 classes de filles et deux classes pour les plus jeunes. Depuis son ouverture jusqu’à aujourd’hui elle reste la plus grande école primaire de Nantes.

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Institut polytechnique de l’Ouest
Crée en 1919, l’Institut Polytechnique de l’Ouest (IPO) forme les ingénieurs de toute la région. Il devient en 1947 l’Ecole nationale supérieure de mécanique de Nantes.

 

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Port de Nantes
Le port de Nantes devient tristement célèbre à partir du XVIIIe siècle avec la traite négrière et le commerce triangulaire. Premier port négrier de France, il aurait, au niveau national participé à ce commerce à hauteur de 41 %.
Avec l’abolition de l’esclavage en France en 1848 et la fin du commerce triangulaire, le port nantais perd de son importance et de son influence. En 1860, la ville est le quatrième port français derrière Le Havre, Marseille et Bordeaux, le sixième en 1896. Afin de réaffirmer sa place de port maritime, Nantes aménage la Loire (canal de la Martinière) et construit le pont Transbordeur en 1903 (ensuite démonté en 1958). En 1881 les Ateliers et Chantiers de la Loire s’installent sur le site de la Prairie-au-Duc. En 1909, s’y ajoutent les Ateliers et Chantiers de Bretagne. Parallèlement, sur le site de Chantenay, s’implantent en 1846, les Chantiers Dubigeon, ceux-là même qui construiront le célèbre navire le Belem, dernier trois-mâts barque de France et le plus ancien trois-mâts d’Europe. Les chantiers navals de Nantes, de par la diversité et la qualité de leurs navires, deviennent dans la première moitié du XXe siècle, un pôle majeur de la construction navale française. Cependant, dès les années 1960 avec la crise économique et la diminution des subventions, les contrats se font de plus en plus rares. Les trois ateliers fusionnent alors pour ne laisser que deux chantiers en 1961, et finalement un seul en 1969 : le chantier Dubigeon installé sur la Prairie-au-Duc. Ce dernier devra fermer ses portes en 1987.
Suite à la fermeture du dernier chantier Dubigeon en 1987, les activités portuaires de la ville disparaissent peu à peu. Aujourd’hui, amarrent dans le port principalement des bateaux de plaisance et de façon ponctuelle.

> Albums liés : 44W124 et 44W5, 44W8 et 44W9 sur les bombardements.

 

Inondations
Les crues de janvier 1936 et de 1961 ont été les dernières grandes inondations de la Loire et de l’Erdre dans la ville. Les travaux de comblements effectués des années 1920 à 1940 ont, entre autres, été justifiés dans le but de limiter ces phénomènes.

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Boulevard des Martyrs Nantais de la Résistance
L’ancienne voie Madeleine-Pirmil reliant les deux bras éponymes de la Loire en traversant l’île de Nantes, se rebaptise Boulevard des Martyrs Nantais de la Résistance en l’honneur des Nantais morts lors de la Seconde Guerre Mondiale. Les travaux commenceront quelques mois seulement après la fin de la guerre. Le nouveau boulevard est inauguré le 27 septembre 1947.

> Albums liés : 44W88, 44W89 et 44W90

 

Les ponts de Nantes
Baignée par la Loire et l’Erdre, la ville de Nantes a toujours dû enjamber l’eau pour pouvoir s’étendre et se rendre accessible. Du premier pont de Pirmil datant du IX ou Xe siècle au pont Eric Tabarly inauguré en juin 2011, le paysage urbain de la ville est marqué depuis le Moyen-âge par les ponts. Si certains ont disparus avec les travaux de comblements, d’autres seront construits facilitant l’accessibilité et le développement de la cité. En 2011 on compte 16 ponts sur la Loire et 7 sur l’Erdre.

> Albums liés : 44W117, 44W118, 44W119, 44W120, 44W175

 

Usine des eaux de la Roche
Sur le site de l’ancienne Prairie de Mauves, l’usine des eaux de la Roche est la seule unité de production d’eau potable de Nantes Métropole. Ses bâtiments et installations faisaient partie du paysage du quartier Malakoff avant même la construction de la cité actuelle.
Photographies issues de l’album 44W149

> Albums liés: 44W138, 44W139, 44W140, 44W141, 44W142, 44W143, 44W148, 44W243

 

Royal de Luxe
La troupe de théâtre de rue voit le jour en 1979 près d’Aix-en-Provence sous l’impulsion de Jean-Luc Courcoult. Elle s’installe à Toulouse en 1984 puis à Nantes en 1989, où elle trouvera les subventions et l’espace nécessaire à ses projets d’envergure. L’histoire entre la troupe et les nantais débute en 1992 avec le spectacle « La grande parade de la véritable histoire de France », en collaboration avec le groupe de la Mano Negra. Toutefois, c’est avec l’arrivée du premier Géant (crée en 1993 à l’occasion du spectacle « Géant tombé du ciel » au Havre) en 1994, que le Royal de Luxe s’inscrit comme conteur d’histoire. Au fil des spectacles on verra naître de nouveaux géants, tel que la Petite Géante ou plus récemment le chien mexicain El Xolo.

 

Construction de la centrale électrique de Chantenay
La centrale de Chantenay construite entre janvier 1912 et octobre 1913, entre progressivement en activité en septembre 1913. Elle fonctionne jusqu'en 1964 remplacée par la centrale de Cheviré (aujourd'hui disparue).
Structure métallique et en ciment armé, habillée de briques, grandes ouvertures et verrières, c'est le palais de l'électricité qui va entre autre fournir au 11 rue des usines, assez de courant pour permettre l'électrification du tramway.

 

La réhabilitation de la Manufacture des tabacs (1977 - 1983)
Construite en 1862, la Manufacture des tabacs va produire cigares et cigarettes jusqu’en 1974, date de son transfert à Carquefou.
Laissé sans affectation, l’important ensemble de bâtiments sera réhabilité suite à la décision en 1977 de la nouvelle municipalité d’Alain Chénard .
Cette opération , terminée en 1983, dirigée par l’architecte Georges Evano a permis d’aménager et de transformer ce site industriel en logements, bureaux et équipements socio-culturels.

Archives municipales de Nantes - 2012