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     Ressources en ligne > Inventaires > série GG - aumonerie

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Aumônerie de Saint-Clément.


GG. 682. (Liasse.) - 2 pièces parchemin, 3 pièces papier.
1531-1597. - Arrêt du parlement de Bretagne, séant à Nantes, enjoignant aux doyen et chapitre de St-Pierre de produire toutes les lettres de fondation et autres qu'ils possèdent, relatives à l'hôpital St-Clément, afin de justicier leurs prétentions sur ledit hôpital (1548). - Bail d'une maison en St-Clément, près la barrière St-André, où demeurait feu Jean Hus, prêtre (1531). - Acensement perpétuel, moyennant cent sous de rente, consenti par Guyonne Gillet à Jean Joumouillé, prêtre, de deux maisons en la " grant rue qui conduit de la porte S. Pierres de Nantes à l'église de S. Clemens ; " rente sur laquelle il sera payé chaque année 15 s. " à l'aumosnier de l'aumosnerie de Nostre Dame hors et près les murs de Nantes " (1531). - Franchissement d'une rente de 29 s. due par les Chartreux à l'aumônerie St-Clément, transférée à celle de Toussaints (1561). - Ban pour arrenter les maisons de l'aumônerie St-Clément sises près du cimetière du Loroux-Bottereau (1597).


GG. 683. (Liasse.) - 1 pièce parchemin.
1514. - Lettres des vicaires généraux octroyant des indulgences à ceux qui viendront au secours de l'aumônerie, laquelle a été en partie détruite lors du siège de Nantes et dont les lits, les draps, etc. ont été pillés .


GG. 684 (Liasse.) - 4 pièces parchemin, 7 pièces papier, 2 sceaux.
1447-1551. - Administration. - Accord entre le chapitre de la cathédrale, d'une part, les alloué, procureur et bourgeois se Nantes, d'autre part, touchant " l'aulmonnerie fondée de N. D. hors les murs de Nantes en la paroesse de S Clemens. " Désormais l'aumônier, qui jusqu'alors avait été choisi par le chapitre seul, sera élu par six chanoines et six bourgeois. L'aumônier continuera à percevoir les revenus, mais il lui sera adjoint un séculier qui provoquera les dons et legs dont il fera la recette, et sera en même temps chargé des dépenses de la maison. " Ceste ordonnance conclute et accordée en la presence de… Artur de Bretaigne, conte de Richemont, sgr de Partenay et connestable de France " (4 déc. 1447). - Arrêt relatif aux difficultés entre le chapitre et Olivier Harouys, préposé par le roi à la régie de l'hôpital : ce dernier disant ne pouvoir s'acquitter de sa commission sans la remise des comptes et contrats de l'établissement (1534). - " Articles " d'un accord entre le chapitre et les bourgeois auxquels est octroyée une plus large part dans l'administration (s.d.). - Nominations d'aumôniers par le chapitre pour Charles Billange, prêtre du diocèse de Rennes et recteur de Vertou au dioc. de Nantes (27 oct. 1540), et pour René Corre, clerc du dioc. de Tréguier (31 oct. 1544). - Quittances de 8 l. et d'une paire de souliers baillées annuellement à P. le Merle, pour ses gages au service de la maison (1549-1551).


GG. 685. (Registre.) - Petit in-f°, 87 feuillets papier.
1540-1541. - Compte de l'aumônerie pour un an à partir du 1er nov. 1540, rendu au chapitre par Charles Billange, aumônier. - La recette monte à 558 l. 2 s. 4 d. obole, et la dépense à 527 l. 17 s. 1 d. - " Briend Perrotin (doit) sur une maison siise à Richebourge, quelle maison fut bruslée par le siège, VII s. VI d. " - Sur deux quartiers de vigne au clos des Chartreux, à présent " à l'enseigne de l'Ours, " 45 s. - " Pour la vendicion d'ung poinson de verjust baillé à Monsr [l'abbé] de Buzay, " 38 s. 9 d. - " Se descharge d'aultres rentes deues sur les maisons qui ont esté demolies et abbatues durant le siège de Nantes . " - " En laict et farine, tant pour le jeudi absolu que pour aulcuns malades, queulx par quelcque temps ne povoint manger de pain, v s… Pour nettier les salles et chambres du logeix neuff auparavant que Mgr feist son antrée, à xv d. par jour, x s. v d… Pour avoir faict acoustrez une vitre en la chambre haulte, où feut logé Mgr de Nantes à son entrée , V s. X d. " - " Mise pour le jeudi absolu : Pour le disner de XXIIII chrosites de l'eglise de Nantes, sczavoir les deux maistres chappellains, le soubz chantre, le secretain, les deux chappellains des messes o notte de Requiem de lad. eglise, les doze chappellains serviteurs, les quatre bacheliers, les deux enffans serviteurs, pour l'office personellement dicte o notte durant la lotion des piedz des doze poulvres, soubz le portal de lad. eglise, tant pour pain, vin d'Anjou, poisson, fruict et aultres provisions… VII l. IIII s. ob. En doze paires de solliers pour douze paouvres, XLIII s. V d. ob. Aux douze paouvres, à chascun seix den. ts. "


GG. 686. (Liasse.) - 7 pièces parchemin, 3 pièces papier, 6 sceaux.
1533-1544. - Papiers des aumôniers. - Dimissoire pour " Rannoc aliàs René Corre, " de Plougasnou, au diocèse de Tréguier, par le vicaire général de l'évêque Antoine de Grignaulx (22 mai 1533). - Lettres de tonsure pour le même, d'abord à Lanmeur, diocèse de Dol, par le coadjuteur de François de Laval, évêque élu de cette ville (22 mai 1533), puis à Nantes, par Geoffroy, évêque de Tibériade, pendant la vacance du siège de Nantes (23 sept. 1542) . - Pouvoirs de notaire et tabellion pour ledit René Corre (1538). - Défaut en faveur de René Corre poursuivant frère Jean le Goust, religieux et administrateur de Blanche-Couronne. Le premier réclamait 9 l. pour avoir fait durant neuf mois la classe aux religieux et aux écoliers de l'abbaye (1544). - Extraits d'un commentaire sur l'évangile de saint Mathieu : " Anno Domini 1537, die 27 mensis augusti, dominus Nycholaus Thomas, ordinis Predicatorum frater, natione Brito, divi Mathei envagelia interpretari incepit… "
Lettre de tonsure pour Pierre Texier, de la paroisse du Pin, dioc. de Nantes, par Jean, coadjuteur de Louis [d'Acigné], évêque de Nantes (1541).


GG. 687. (Liasse.) - 26 pièces parchemin, 3 pièces papier, 5 sceaux.
1449-1546. - Chapellenie Saint-Louis en l'aumônerie Saint-Clément. - Reconnaissances de rentes par Perrot Ponneau et consorts, de Mésanger, Michel Lasnier, Yvon et Macé Guignart, de Teillé, Guillaume et Pierre Lesné, de St-Mars-du-Désert et Jean Ponneau, au profit de Pierre Chaslon, Nicolas Cochu, Jean Hellugon, Pierre Blanchart, Jean du Pas, Henri le Bodon et Jean Prime, chapelains " de la chappelenie Maesdon, fondée en l'eglise de S. Clemens près Nantes, à l'autier S. Louys, " et procédures au sujet de ces rentes (1462-1524).
Présentation par Jean Hauvespre, chanoine de la cathédrale et aumônier de St-Clément, d'André Rialen, chanoine de la collégiale de Nantes, comme chapelain de St-Louis, à la place de Pierre Challon démissionnaire (1449). - Procuration du chapelain Pierre du Rest à Pierre le Bodon, recteur d'Aigrefeuille au dioc. de Nantes, aux fins de permutation (1503). - Résignation de la chapellenie St-Louis par François Quentin, chanoine de la collégiale (1544). - Institution par le chapitre de René Corre, déjà aumônier de St-Clément, comme chapelain de St-Louis (1546).


Aumônerie de Toussaints.


GG. 688. (Liasse.) - 2 pièces parchemin, 1 pièce papier.
1598-1784. - Lettres de Henri IV donnant, sur la nomination du maire, à Gabriel de la Gasne la charge de chirurgien de l'aumônerie, vacante par le décès de Gouyn Braille, son beau-père (Rennes, 11 mai 1598), et ordre de lui payer les 16 écus deux tiers de gages accoutumés. - Démission de G. de la Gasne entre les mains du maire (1632). = Délibération de Ville prescrivant le paiement de 57 l. à " Jean Morin, prévôt en charge de la noble et vénérable confrarie et aumonerie de Toussaint, " pour arrérages d'une rente assignée sur les pêcheries du pont de la Madeleine (1784).


Léproserie de Saint-Lazare.


GG. 689. (Liasse.) - 2 pièces papier.
1485-1487. - Quittances de Julien Bioret, " administrateur de l'ostel Dieu et mgr sainct Ladre, " aliàs " procureur des malades de l'ospital mgr sainct Ladre près Nantes, " des sommes de 100 s. et de 10 l. octroyées par la Ville " aux pouvres ladres de lad. maison. "


Hôtel-Dieu.


GG. 690. (Liasse.) - 1 pièce parchemin, 4 pièces papier, 1 plan.
1554-1768. - Titres de propriété. - " Declaration des heritaiges, rentes et revenuz dont jouissent les povres de l'Hostel Dieu et hospital, par legatz, aulmosnes et donations charitables faictes ausd. povres par plusieurs bons personnaiges, " avec les charges imposées par les donataires… La fondation de Pierre Lebel, chanoine de N.-D. de Nantes, est grevée de 40 l. par an pour " l'entretenement de deux lampes ardantes toute nuict et playnes de huylle, et deux chariotz sur lesquelz y a deux fouyez de fer quelz sont garnies jour et nuict de cherbon ardant pour chauffer lesd. paovres et leurs linges , d'aultant qu'ilz ne sçauroint touz aprocher des chemynées " (1554). - Vente pour 4 050 l. à Etienne Gorges, sr de la Pelletrie, et à Pierre Verrin, marchands, du jardin de l'hôpital sis au bord de l'Erdre, pour en employer le produit à la construction du nouvel Hôtel-Dieu (1655). - Cession gratuite à l'hospice par la municipalité d'un terrain vague au devant des maisons du vieil hôpital, pour permettre d'y faire des constructions conformes au nouveau plan de la ville, et projet d'emprunt par actions devant faciliter ces constructions (1768).


GG. 691. (Liasse.) - 13 pièces parchemin, 21 pièces papier.
1485-1667. - Donations et rentes. - Constitutions de rentes au profit de l'hôpital sur des terres sises à Haute-Goulaine et à St-Cyr-en-Retz (1485-1498). - Legs par Léon Tissart, chanoine de Nantes et abbé de Buzay , afin de nourrir les pauvres le jour de Pâques, d'une rente de 15 l. pour partie de laquelle il abandonne celle de 10 l. 7 s. que lui devait la ville de Nantes (1548-1554). - Dons de 120 doubles ducats par Maurice Boutin, docteur en droit, chanoine de Nantes et recteur du [Grand-] Fougeray (1554) ; - de 200 l. par Jeanne Avignon, veuve d'Alain Marcrays, et de 300 l. au nom de feu Pierre Malcrays (1565). - Franchissement d'une rente de 10 l. donnée aux pauvres en 1555 par feu Pierre Marcrays, marchand, et Françoise Vivien, sa femme, demeurants à la Fosse (1565). - Quittance baillée par les gouverneurs des pauvres aux Chartreux de Nantes, de 500 l. que ceux-ci leur ont versées en vertu d'un contrat du 3 juillet 1574 entre lesdits Chartreux et n. h. Marabotin Corbinelli, banquier à Nantes. Ce dernier, en donnant aux Chartreux une maison et un jardin près de leur couvent, avait stipulé le versement de 500 l. aux pauvres (1574). - Dons par n. h. Jean de Langle, conseiller au parlement de Bretagne, de 1 000 l. aux pauvres honteux et non hospitalisés (1580) ; - par Arthur Avignon, grand archidiacre de Nantes, de 400 écus pour accroître le revenu de l'hôpital (1586) ; - au nom de feu Jean Allaire, marchand à la Fosse et ancien échevin, de 200 écus (1590). - Testament de Mathurin Becquet, sr de Grilleau en Chantenay, choisissant sa sépulture en l'église Ste-Croix de Nantes et léguant 50 l. de rente à l'Hôtel-Dieu (1585). - Constitutions, subrogations et franchissements de rentes par la Ville au profit des pauvres de l'hôpital (1574-1667). Parmi les donataires ayant permis l'achat de rentes, on peut citer : Michel Lelou, sr du Breil et François Biré, sr de la Senaigerie (1586), Renée Burot, dame de la Motte-Hallouart (1587). Interviennent en divers actes de subrogations : Bernardin Biré, sr de la Senaigerie, en Bouaye, et Gabrielle Lelou sa femme, n. h. Mathurin Bruneau, sr de la Ville au Blanc, André du Breil, me apothicaire à Nantes, qui en 1629 avait fourni des médicaments pour les malades " de contagion du Sanitat " (1653), n. h. Martin Langlois, sr du Clos-Rivière en St-Sébastien (1655).


GG. 692. (Liasse.) - 1 pièce parchemin, 40 pièces papier.
1582-1595. - Legs Le Gallo aux hospices. - Testament de Pierre le Gallo, grand archidiacre de Nantes. Il désire être inhumé dans la cathédrale, sans faire " trop grande despense à fin qu'il en reste aulx paouvres meilleure part. " Après divers legs particuliers, il demande que le prix de ses biens, " ensemble de mes libvres, estre distribués et aulmosnés aulx paouvres…, et laisse la speciale disposition de mesd. libvres à Me Artur Avignon, chanoyne de Nantes, mon coadjuteur et successeur oud. archidiaconé et l'un des executeurs de mond. testament, " pour que le tout soit affecté à l'instruction des enfants pauvres et à l'entretien de l'Hôtel-Dieu, du Sanitat et des autres hôpitaux de la ville (29 juin 1582). - Délibération de Ville, à requête des exécuteurs testamentaires de Le Gallo qui, depuis 4 ou 5 ans, gardent inutilement sa bibliothèque sans en avoir trouvé un prix raisonnable, sauf récemment que le cardinal de Vendôme, " pour l'amour des livres et des lettres desquelles il est studieux, " en a offert 1 200 écus. L'assemblée, sur l'insistance de Pierre André, sr du Tertre, docteur régent en la Faculté de jurisprudence, décide l'acquisition au prix de 1 200 écus, à charge de payer 300 l. de rente aux hôpitaux ; par suite, on fera dresser " bien et proprement les greniers de la ville pour y transporter lad. bibliothècque, au desir des classes d'icelle et inventaire qui en a esté faict. " Finalement le maire [Charles Harouys] offre de décharger de ladite rente la municipalité qui le laissera disposer des livres à son gré (17 nov. 1588). - Autre délibération par laquelle la Ville, faute de ressources " pour l'occasion des guerres, " renonce à ses propositions antérieures et accepte celles du maire (19 juin 1589). - Injonction, à requête du grand archidiacre François de Bodieu, d'enlever la librairie laquelle, à son préjudice, " occupe la meilleure part du logis dud. archediacre " (oct. 1589). - Instance entre Harouys et le Corps de Ville : celui-ci déclarant qu'il n'a jamais eu l'intention de garder la bibliothèque et, s'il est intervenu, ç'a été pour faire plaisir à Harouys " qui la desiroit fort " (oct. 1589). - Sentence du présidial de Nantes condamnant la municipalité à payer aux exécuteurs les 1 200 écus avec leurs intérêts et à mettre à la disposition d'Harouys " une chambre en lieu commode en la maison de ville où il puisse retirer et faire accomoder lad. byblyotèque pour en disposer, en attendant qu'il trouvera autre lieu pour la mettre " (26 nov. 1590). - Lettres au nom de Charles, roi de France [le cardinal de Bourbon, mort l'année précédente], évoquant la cause au parlement de Bretagne séant à Nantes (Nantes, 22 janvier 1591). - Adjudications successives dans lesquelles interviennent François Boucher et Pierre Doriou libraires qui offraient 1 400 écus, déclarant vouloir " debiter lad. bibliotécque en cette ville où il y a bonne Université, " alors qu'Etienne Poullain, échevin, autre enchérisseur, " la veult transporter en Espaigne. " Jean Cousin, sr de la Marière, fut déclaré adjudicataire au prix de 1 800 écus (janvier 1592). - Constitution de 310 l. de rente au profit des hôpitaux moyennant 1 240 écus. La municipalité, pour se libérer des poudres qu'elle doit à Etienne Poullain, emprunte cette somme aux gouverneurs des pauvres qui déclarent l'avoir reçue le 6 mars 1595 " de n. h. Jan Cousin, sr de la Marière, trésorier et receveur général des finances en Bretaigne, " sur les 1 800 écus, prix auquel lui avait été adjugée la bibliothèque Le Gallo (9 mars 1595).


GG. 693. (Liasse.) - 1 pièce parchemin, 25 pièces papier.
1560-1764. - Droits utiles. - Requêtes au roi demandant, pour subvenir aux besoins des pauvres et des malades, diverses concessions, notamment le " droict de peschage aux jours des dimenches, " jadis octroyé pour les réparations de la ville et des ponts. Lettres de Charles IX prescrivant d'enquérir à ce sujet (Rouen, 11 nov. 1562).
Etat des titres qui attribuent les amendes de police aux hôpitaux (1560-1577). - Lettres de Henri III enjoignant d'affecter les amendes de police " aux pauvres de l'Hostel Dieu des pestiferez et à stipender ung médecin, ung chirurgien et ung barbier destinez pour la cure les mallades et attainctz de peste... en lad. ville qu'elle frequente fort à cause de l'air de la mer. " et ce, conformément à l'ancien usage et aux lettres de Charles IX du 7 janvier 1569 (Poitiers, 4 juillet 1577). - Mémoires divers, dont un de Marion de Procé, député du Bureau de l'Hôtel-Dieu, et délibérations au sujet des amendes que depuis 1755 on ne servait plus aux pauvres (1760-1764).


GG. 694. (Liasse.) - 2 pièces parchemin, 14 pièces papier, 1 sceau.
1544-1786. Baux et arrentements. - Baux d'un journal de pré " en la vallée de Ghessail et Saincte-Luce " pour 37 s. 6 d. ts par an (1544) ; - à André Regnier, " chevaurier ", d'une maison dans la rue du Château, au prix de 20 l. (1547). - Arrentements à Jean Bourgeois, huissier au présidial, moyennant 36 l. par an, de la terre de la Bonnaudière en la paroisse de Basse-Goulaine (1558) ; - à Laurent Moreau, casseur d'acier, pour 16 écus 2/3, d'un emplacement près du cimetière des pauvres " appellé Saincte Catherine, " à charge d'y faire construire jusqu'à la valeur de 333 écus 1/3 (1582). - Bannie aux fins d'adjudication d'un magasin appartenant aux pauvres " situé près de l'osmonerie contre les murailles de la ville joignant le rateau d'Erdre " (1583). - Arrentements à Pierre Paetral, me pintier, pour 20 écus, d'une maison en la " rue de la Saulnerye, " léguée par François Gobbe, chanoine de la Collégiale (1593) ; - au sr Barthélemy, sellier, pour 900 l., d'un terrain dépendant de l'hôpital, sis dans les fossés Mercœur, borné par l'enclos des frères des Ecoles charitables, celui des religieuses du Calvaire et le jardin des apothicaires (1777-1786) ; - par la Ville à l'administration des hospices, des atterrissements formés en Loire sur la Prairie au duc, moyennant 24 l. (1780).


GG. 695. (Liasse.) - 14 pièces parchemin, 59 pièces papier, 3 sceaux.
1541-1752. - Procédures. - Procédures au sujet d'un legs de 80 l. fait par Louis de Kersy, prètre, aux Cordeliers auxquels l'Hôtel-Dieu fut substitué (1541-1544) ; - contre Jean Boilève, sgr de la Ville [en Bouaye, aliàs en Bouguenais], et Jean de la Lande sgr de Vieillevigne et de Bouin, pour non paiement d'une rente de 50 l. qu'en 1520, moyennant 1 000 l. de principal, s'étaient engagés à servir à l'hôpital Raoul Boilève, sgr de la Ville, et Jean de la Lande dit de Machecoul, sgr de Vieillevigne, de Bourgneuf et de la Benaste, pères respectifs des précédents, et Guillaume Amiaud, de Vieillevigne (1544-1551) ; - contre Jean Moulnier, écuyer, sgr de l'Eraudière, au sujet de quatre années d'arrérages d'une rente de 33 l. 6 s. 8 d. octroyée en 1531 par feu Me Guillaume Moulnier, sgr de l'Eraudière, père de Jean (1554-1555). - Consultation touchant un procès pendant entre Robert de Chazay, commandeur de St-Jean et Ste-Catherine de Nantes, et Laurent Moreau qui avait arrenté un terrain près de l'hôpital (1583). - Procédures entre François Charon, marchand à Nantes, et la municipalité, celle-ci alléguant que les administrateurs de l'hôpital avaient outrepassé les devoirs de leur charge en arrentant à Charon " un espace publicq sur le rivage de la rivière de Louere, dans lequel se tenoit la foire du poisson sec et où se faisoit le radoub des gabares, " espace situé en " la petitte prée de l'hopital " et sur lequel Charon a fait élever des constructions (1658-1666). - Correspondance entre le maire et l'intendant au sujet des fonds destinés aux hôpitaux et dont l'emploi a été réservé à ce dernier : sommations du receveur des fonds, demandes de délais par la Ville pour le paiement des 13 709 l. d'annuité (1727-1729). - Transaction entre l'évèque et l'Hôtel-Dieu touchant la limitation de leurs terrains respectifs dans les fossés Mercœur (1752).


GG. 696. (Liasse.) - 5 pièces parchemin, 14 pièces papier, 2 sceaux.
1505-1651. - Matières ecclésiastiques. - Lettres du vicaire général de Nantes provoquant des aumônes en faveur de l'hospice, avec octroi de 40 jours d'indulgences (1538). - Lettres du roi François 1er autorisant la publication par tout le duché des " grans pardons et indulgences " concédés à ceux qui subviendraient aux besoins des pauvres et à l'entretien de la chapelle de N.-D. de Pitié, sise en l'hôpital de Nantes (Nantes, 4 octobre 1539). - " Inventaire de certains jouiaulx apartenans à l'hostel Dieu " : un calice d'argent doré donné par la " frerye S. Crespin, " une coupe d'argent " donnée par feu Me Jehan Coupé, chanoine de Nantes, pour servir à communier les paovres le jour de Pasques, " une paix de cuivre doré, " le cousteau saint Marc estant en ung coffre de cuivre doré " (1574). - Mandats de paiement et quittances de gages de Jean Martin dit Grand Jean, " à ouvrir et fermer la porte de la chapelle de l'hospital neuf, " aliàs " sittuée à la petitte prée de la Magdelaine " (1646-1651).
Institution par Arthur Lespervier, capitaine de Nantes, de Guillaume Richart, prêtre, comme aumônier de l'hôpital à la place de Me Pierre Yeuzenou qui avait abandonné les pauvres sans garde (1505). - Quittances des 15 l. de leurs gages annuels par les aumôniers : Jean Cado, lequel a " gardé et confessé les malades, pestiférés et aultres, qu'ilz ont abondés oud. hostel Dieu oud. an " (10 janvier 1548 n.s.) ; Guillaume Gérard (1550) ; Jacques du Bois (1556-1561).


GG. 697. (Liasse.) - 9 pièces parchemin, 85 pièces papier, 1 livret papier de 20 fos.
1533-1556. - Quittances baillées aux administrateurs de l'Hôtel-Dieu des messes et services. - En la chapelle de l'hospice : offices de saint Joseph, de la Visitation, de N.-D. de Pitié et du saint Sacrement fondés par me Jean Morandière, procureur de Bouin (1533-1555) ; - messes fondées par me Pierre Lorans, sgr de Launay, procureur de Nantes et conseiller au parlement (1534-1556) ; - par me Jean Havart, chanoine de Nantes et recteur de St-Tugdual (1548-1555). - En l'église St-Saturnin : messe chantée pour Colette Quatrans (1535-1547) ; - messes célébrées pour Jean de Rennes par les Jacobins ; quittances de fr. Pierre Aupyès, procureur, aliàs " segretain " du couvent (1550-1555). - En l'église St-Nicolas : pour la fondation de me Guillaume Moulnier, sgr del'Eraudière, à l'autel Saint-Sauveur (1544-1556) ; - pour me Maurice Boutin, chanoine de Nantes (1554).


GG. 698. (Registre.) - In-4°, 50 fos parchemin.
1434-1569. - " Inventaire des lettres, contractz et enseignemens des heritaiges, rentes et revenuz, dont partie ont esté donnez, aultre partie acquis de deniers et aulmosnes faictes... (à) l'ospital et aulmosnerie de la ville de Nantes, " dressé par Jean de Mallenoe, commis par les bourgeois à la " superintendance " de l'hôpital . - Mandement du duc François II concédant aux pauvres " une place vacgue près les Jacobins au longe des murs de la ville où anciennement estoict scituée l'aumosnerie de lad. ville " (18 mai 1462). - Donation par Jean Hux, sgr de la Trocardière, d'une maison dans " la rue pour aller du lieu où estoict naguères le Pillory au chasteau " (1544). - Abandon par François du Tertre, recteur de St-Saturnin de Nantes, des oblations offertes en la chapelle de l'aumônerie, sise en sa paroisse, moyennant " une lemproye vive, bonne et compectante, à chascun jeudi de my karesme " (1524). - Transport d'une rente, fait " de cueur à cueur " entre Pierre du Boisguiheneuc et Robert Juston, capitaine de Redon, tous deux maîtres l'hôtel de la reine [Claude de France] (1516). - Constitution de 100 l. de rente par François du Puy-du-Fou, capitaine de Nantes, Jacques du Croisil, baron de Rays, et Christophe des Ridelières (1541). - Don " pour ayder de l'entretenement des lampes et charriotz de feu que feu me Pierre de Bel... avoit en commencé à fonder " (1538). - Cession aux bourgeois de Nantes par Yves Buffeteau, commandeur de St-Jean et Ste-Catherine, d'une " maison couverte de pierre d'ardoyse " près la chapelle Ste-Catherine, moyennant 27 l. de rente (1543). - Arrentement d'un courtil au Bignon Lestard par Robert Guerrif " se disant prieur de l'aumosnerie de Nantes " (4 mars 1434 n.s.).


GG. 699. (Registre.) - In-f°, 287 feuillets papier.
1403-1584. - Inventaire des archives de l'" hospital Saint Clemens. " . - Rente sur la maison et hôtellerie en St-Clément " où prend pour enseigne la Roze " (1525-1571). - Hypothèque d'une rente assise par Jean Lorson menuisier sur ses " maisons, jardins et jeu de paulme appelez Belesbat, situez à Richebourgc " (1548). L'hôtellerie de l'Homme Sauvage autrefois possédée par Guillaume Regnaud et Guillemette Meschinot sa femme (1513). - Colin de la Rivière fondeur, époux d'Agnès Gautron, demeurants rue des Carmes (1500), et Jean Simon fondeur (1542). - Rue conduisant de la barrière St-Clément à la barrière St-André (1559). - Vente d'une maison rue de Richebourg, bornée d'un côté par " la tour Gauvaign, maisons et prisons apartenans aux doien et chappitre ; par le devant, la rue et pavé qui conduit de la grosse tour du chasteau de Nantes à la barrière de Richebourgc ; par le derrière, le cail et rivière de Loire " (1556). - Rue allant de l'église St-Clément à la herse St-Pierre (1571). - " Logix où pend pour enseigne l'Ours, " auquel demeure Lucrèce de Beaulix (1559). - Rente payée par me Guillaume Gouen, régent au collège St-Clément (1561).


GG. 700. (Registre.) - In-f°, 365 feuillets papier.
1462-1584. - Inventaire des archives de l'Hôtel-Dieu. - Constitution par François, sire de Maure, sur sa terre du Gué-au-Voyer, de 40 l. de rente en faveur de Pierre Quantin, chanoine de N.-D. de Nantes, qui lui a versé " cent doubles ducaz, cinq nobles roze, trois lions d'or, saize escuz et demy o la couronne, deux castalanes, dix escuz sol., quatre escuz de Bretaigne, deux francz à cheval, quatorze reaux, six vieulx escuz et sept angelotz, le tout d'or, " et 134 l. 4 s. 3 d. en monnaie : ladite rente donnée aux pauvres par Quantin (1540). - Vente à l'Hôtel-Dieu de 10 l. de rente par Louis du Vernay et par Hardy de Jaucourt, époux de Françoise Hamon, dame de Lucinière, fils d'Aubert de Jaucourt, sgr de Villernoul (1521). - Ventes de la seigneurie du Fayau [en Nort] par Claude de Maillé et Robinette Hamon, sa femme, à Pierre de la Mothe (1581) ; - du Pas-Guesdon, en le Loroux-Bottereau, par Baudouin de Goulaine à Jean le Lou, sr de la Haie. (1553) ; - de la métairie de la Borigneraie, en Missillac, par Jean Charette, sgr de la Bretonnière, à l'Hôtel-Dieu (1551). - Fondation d'une aumônerie à Fresnay en Retz par François de la Noe (1537). - Don par Bernard des Monty de 10 l. de rente assises sur sa maison, paroisse St-Laurent, contiguë au " logix prebendal de me Hervé de Lanuzouarn, chanoine de Nantes " (1564). - Acquisition de 10 l. de rente par André Ruyz, marchand, au nom des enfants de Jean de la Presse, sgr de la Salmonnière, dont il était le tuteur (1568). - Testament de Jeanne Laurens, dame du Branday et de la Moricière, attribuant 30 l. de rente aux pauvres (1576). - Rente sur un logis borné par " le jeu de paulme de la Juiffverie " (1578). - Procès au sujet d'une maison bornée d'un côté par celle où " demouroit me Pierre Bodart, avocat, et y tient à present le corps de garde du Port Briend Maillard, d'autre costé une ruelle par laquelle l'on va de la rue Port Briend Maillard à ung escallier de pierre pour monter sur les murailles de ceste ville " (1583).


GG. 701. (Liasse.) - 4 pièces parchemin, 30 pièces papier.
1532-1749. - Administration. - Lettres du roi François Ier, comme usufruitier du duché de Bretagne, maintenant aux bourgeois de Nantes représentés par Julien le Bosec, sgr de Saint-Lo, leur procureur, le droit d'administrer par eux-mêmes, en dehors de l'autorité ecclésiastique, leur hôpital, " bel et sumptueux ediffice " qu'ils ont fait construire il y a environ trente ans, du consentement de Louis XII et de la reine Anne (Rennes, 14 déc. 1532). - Mandement de Henri II enjoignant aux gens de robe longue et de robe courte d'accepter les charges qui leur sont confiées, notamment l'administration des biens de l'Hôtel-Dieu (Blois, 11 janvier 1556 n.s.). - Obligations des administrateurs s'engageant à rendre à leurs successeurs la somme de 1 000 l. qui leur est octroyée à leur entrée en charge pour l'achat des provisions, afin de n'avoir point à effectuer d'avances sur leurs propres deniers, et sommation à Guillaume Leroy, l'un d'eux, d'avoir à rembourser cette somme (1569-1576). - Difficultés entre me Gilles Thomin, notaire royal, administrateur de l'Hôtel-Dieu, et la Ville, le premier protestant contre l'inexécution des règlements et prétendant même que certains se sont fait exempter de la charge d'administrateur en versant une somme à des particuliers. La Ville demande réparation de cette allégation injurieuse pour elle (1586). - Arrêté de la municipalité fixant l'entrée en fonctions des trois " pères et gouverneurs des pauvres " à des dates successives, au lieu d'une époque unique (1646). - Griefs de Jacques Sevant, administrateur nommé par la Ville, contre ses deux collègues élus par le clergé et par le présidial, lesquels déclarent n'avoir pas besoin de lui. Il se plaint aussi du personnel féminin qui distribue les aliments aux pauvres de façon très irrégulière (1649). - Lettres de l'intendant de Bretagne au maire de Nantes le priant de dresser un état des revenus et charges des hôpitaux, en prévision des allocations à leur attribuer (1721, 1723). - Arrêt du Conseil portant de trois à six le nombre des membres du Bureau de l'Hôtel-Dieu, et correspondance relative à cet arrêt (1725-1726). - Renseignements fournis à l'intendance sur l'état des aumôniers et chirurgiens entretenus par le roi dans la ville et dans les hôpitaux (1730). - Lettre de Saint-Florentin au maire l'avisant que le roi n'a point l'intention d'adopter les changements proposés par l'évêque dans l'administration de l'hospice (1749).


GG. 702. (Liasse.) - 8 pièces parchemin, 50 pièces papier.
1546-1742. - Administrateurs et directeurs de l'Hôtel-Dieu. - Délibérations de Ville instituant pour un an Pierre Bernard, miseur des deniers communs, à la place d'Yvon Haultebert et de Pierre Pavrot, administrateurs sortants ; présent entre autres à l'assemblée : Jeannot du Patoil, lieutenant de François du Puy-du-Fou, capitaine de Nantes (1546) ; - Thomas Ramaceul et Jean Picault, marchands ; présent : Jean de la Tour, capitaine de Pirmil, remplaçant le capitaine de Nantes ; serment de Ramaceul (1548) ; - Guillaume Nicollon, marchand et Pierre Cousin, drapier ; présents : Me Christophe le Vavasseur, procureur général de l'Université, René Haussart, lieutenant de Claude de Laval, capitaine de Nantes (1550) ; - François Salmon et Louis Perron, nonobstant la protestation du premier alléguant qu'il est âgé et célibataire (1560). - Mandement de Charles IX autorisant l'appel en parlement de Léonard le Vandangeur et de Macé Frangeul, marchands de Nantes, auxquels on voulait imposer de nouvelles obligations, bien que leur année d'administration de l'hôpital fût expirée (Nantes, 21 déc. 1560). - Refus de me Jean Cadiou d'accepter les fonctions d'administrateur, attendu qu'il est jeune, maladif et que de plus notables que lui n'ont pas rempli la charge. La Ville insiste pour le maintien de Cadiou (1574). - Signification à Charles Demons qu'il a été élu en même temps que Jean Rocaz, sr de l'Abbaye, et qu'il devra prêter serment (1576). - Exemption pour Jacques de la Lande, notaire royal, étant donné que François Barbier, élu son collègue, et lui " sont ennemys mortelz et capitaulx " pour avoir été longuement en procès d'héritages. En compensation, La Lande renonce à réclamer 200 l. qui lui étaient dues par l'Hôtel-Dieu (1577). - Intimation à me Pierre Fournier et à Guillaume Mersant de prêter le serment requis des administrateurs (1578). - Procédure entre la Ville et Jean Collet qui se dit exempt d'administrer l'hôpital, attendu qu'il est portier ordinaire de la porte Poissonnière, de la poterne et du râteau de l'Erdre, et chargé de six petits enfants. Il offre néanmoins une indemnité de 100 l. ; mais la Ville refuse (1578). - Exemption de me Charles Demons, notaire royal et procureur, sa vie durant, moyennant une rente de 10 l. pour le paiement de laquelle il hypothèque sa maison sise dans " la rue comme l'on va au grand du Bouffay. " - Offre de 10 l. de rente par Jacques Barais, procureur au présidial, à fin d'exemption (1579). - Décharge pour Nicolas Musseau, procureur au présidial, demeurant rue de la " Juifrie ", en payant 200 l. (1583). - Louis Monnier est exempté pour cette année seulement de la charge d'administrateur (1585). - Elections de Mathurin Boutin (1597) et de Mathurin Moreau (1609). - Condamnation de Centurion du Pré, me pâtissier, à exercer la fonction d'administrateur à laquelle il a été nommé (1632). - Nominations d'administrateurs par le Bureau de ville pour René Andrieux (1669), René Bruneau, sr de la Haugardière, et Nectaire Cohedon, marchands à la Fosse (1687, 1688), Charles Dureau, marchand de draps de soie : ce dernier exempté parce qu'il est mineur (1689).
Extraits des registres du greffe de l'Hôtel de ville relatant les nominations des directeurs des deux hôpitaux de Nantes : Hôtel-Dieu et Hôpital général dit Sanitat (1731-1742).


GG. 703. (Liasse.) - 1 pièce parchemin, 9 pièces papier.
1542-1647. - Procureurs et receveurs de l'Hôtel-Dieu. - Institution de Jean Michel l'aîné, procureur de la cour de Nantes, comme procureur de l'hôpital, afin de poursuivre les procès et le recouvrement des rentes ; en assemblée de Ville tenue au couvent des Frères Prêcheurs, présent entre autres Jeannot du Patoil, lieutenant du capitaine François du Puy-du-Fou (1542). - Création d'une charge de procureur et receveur général pour les aumôneries de la Ville et de St-Clément à présent réunies, et choix de Guillaume Catho, juge consul, lequel percevra 12 deniers pour livre sur ses recettes, à raison de son office (28 mai 1570). - Difficultés entre la Ville et Catho touchant les arrérages de ses comptes de 1557 à 1561, alors qu'il était administrateur de l'aumônerie St-Clément, unie depuis à l'Hôtel-Dieu : décret de prise de corps contre Catho pour être interné au château ; injonction aux administrateurs de l'hôpital de percevoir les revenus, ainsi qu'il se pratiquait avant la nomination de Catho comme procureur et receveur général (1572-1574). - Délibération des pères et gouverneurs des pauvres décidant de payer désormais 120 l. par an celui qui sera chargé de la recette des revenus de l'hôpital, de le maintenir deux ans en charge et choisissant comme receveur Hervé Trebillard, notaire royal (1647).


GG. 704. (Cahier.) - 44 fos papier.
1527-1532. - Compte général rendu aux bourgeois de Nantes par me Jean Javelle apothicaire, administrateur de l'hôpital, s'étendant du 5 mars 1527 n.s. au 30 nov. 1532, rendu le 26 déc. 1532, présents : Pierre des Razmes, lieutenant de Louis du Boys, cher, sgr des Arpentis, capitaine de Nantes, Christophe Brecel, sgr de la Seilleraye, sénéchal de Nantes et autres. - Recettes : Dons de 10 l. par Jeanne Picart, veuve et exécutrice de Jean Spadine, sr Housseau et procureur des bourgeois ; - de 10 s. l'exécuteur du testament de l'organiste de St-Nicolas ; - de 10 s. par Pierre le Comte, pelletier, pour son chef-d'œuvre ; - de 10 s. par Yvon Fauvel, pelletier, pour le devoir de sa maîtrise ; - de 42 l. pour aider à nourrir les pauvres, par n. h. Guillaume Garreau, sgr de la Bourgonnière en St-Herblain. = Dépenses : " A ung claveurier qui a faict et acoustré les barres de fer pour applicquer et meptre la vitre que a donné Adam Chenu, verrier. C'est la vitre où est la vie de Adam, la prouchaine du grant aultier, " 12 s. 6 d. (sept. 1527). - " Pour l'achapt d'un bayart tout neuf à porter les malades et les corps decebdez, poyé a ung menuisier " 25 s. - Payé 5 s. à un homme envoyé à la Seilleraye porter des lettres au sénéchal [C. Brecel], " lequel se y estoit retiré pour raison de la contagyon de peste " (sept. 1530). - " Pour l'achapt d'une sentine pour mener les mallades, las pouvres et les mors, achaptée durant les grans eaux et pour aller et venir querir ce qu'il failloit pour l'aulmosnerie, à raison qu'elle estoit circuyté d'eaux tellement que l'on n'en povait saillir, " 35 s. (début de 1531). - " Pour prunes pour les pouvres malades qui ne povoint manger pain, chair ne potaiges, et pour emplastres, oignemens, huilles et aultres choses baillées pour pancer lesd. malades, et divisement de peste, quant le Roy fut en ville, qui fut ou moys d'aougst mil Ve XXXII. "


GG. 705. (Cahier.) - 58 fos papier.
1527-1532. - Compte de Jean Javelle . - Total de la recette : 4 208 l. 3 s. 3 d. obole ts ; de la dépense : 4 415 l. 8 s. 10 d. ts. - Bulle de Clément VII du XI des calendes de sept. [22 août] 1532, octroyant cent jours de pardon à ceux qui visiteront à certaines fêtes la chapelle de N.-D. de Pitié près l'hôpital et donneront de leurs biens aux pauvres ; ladite bulle baillée par Adam Chenu et Marie sa femme, à la requête desquels elle a été obtenue. - De février à mai 1532 " la famine fut ou quartier nantoys si grande que homme jamais ne l'avoit veue telle ; " les pauvres mouraient par les chemins. A Nantes on distribua des vivres ; " et pour ce que il fut grant bruyt de lad. donnée ès pays circonvoisins, le nombre des pouvres qui n'estoit au commancement que de environ saize cens, augmenta juc à quatre ou cinq mil ; pour quoy convinst faire donnée en deux lieux, savoir en la ruee sur les ponts et ès maisons de l'hospital de Toussaincts, à doubles rancs, et sur la mothe S. Pierre depuix la porte de la ville juc à l'église de S. Anthoine, à double ranc… Y avoit gens qui portoint quarts de pippes pour recuillir par la ville potaiges et menues aulmosnes… Durant led. temps y eut si grands eaux que les moulins des environs de Nantes ne mouloint et convenoit faire mouldre les bledz pour lesd. pouvres à Thoairé. Et pour ce que le cymitière de Toussaincts estoit plain d'eau, convinst mener par eau les corps qui y mouroint pour estre ensepulturez au Champ Fleury… Et les notables personnaiges, hommes et femmes, aydoint à penser lesd. pouvres et à les faire mectre en ordre pour recepvoir la donnée, laquelle fut le premier moys à deux repas de jour, de pain et febves apotaigées, et ès autres moys fut une foiz le jour à medi, de pain, febves et chair ; et pluseurs mouroint après qu'ilz avoint mengé pour ce que : quant ilz venoint à lad. donnée, ilz estoint si affamez que ilz avoint les boyaulx estresiz. Et cousta celle donnée de quatre à cinq mil l. Et icelle famyne finye ne demeura peste à Nantes, la grâce à Dieu. " - Inventaire du mobilier. Dans la chapelle : " ung tableau de mabre faict à ymagerie… ; deux messaulx, l'ung en moulle et l'autre de veslin escript o la main. " Dans la chambre des hommes : " deux grans charlitz de Hericq sans quenoille ; " dans celle du Connétable : " deux charlitz, l'ung à quenoille et l'autre à la mode de Hericq. " on trouve ailleurs des huches, des couchettes, une table " de Hericq. " L'aumônier réclame " ung drap mortuère, car y n'en n'y a point. "


GG. 706. (Registre.) - In-4°, 69 fos parchemin.
1532-1540. - Compte général rendu par Bertrand Morin, administrateur de l'Hôtel-Dieu, du 3 déc. 1532 au 27 mars 1540 n.s., rendu le 11 avril 1541 n s. à Christophe Brecel, sénéchal de Nantes. - Recettes : Dons, par les exécuteurs testamentaires de me Alain Moreau, promoteur de Nantes, de 393 l. 6 s. 8 d., faisant le tiers de la vente de sa maison rue de Verdun, acquise par me Jean Darande ; - d'un écu sol valant 45 s. ts, par me Jean Lemaignen " pour sa création de notaire. " = Dépenses : Don de 10 s. " à Jehan de Villiers qui se brulla en faisant pouldre à canon. " - " Pour quatre aulnes drap noir mises à faire ung drap aux trespassez, " 38 s. - " Pour la faczon d'un chasuble taffetas bleu, " 12 s. 6 d. - " Pour troys aulnes deux tiers satin blanc de Burges, mys à faire des orfrayes à aucuns ornemens, " 100 s. 10 d. - " Pour la faczon d'une chappe et deux damoires, " 26 s. - " Pour avoir faict imprimer des pardons envoyez par les parroisses à deux foiz, " 12 s. - " A ung barbier pour tailler ung pouvre enfant, " 35 s. - Total de la recette : 7 838 l. 12 s. 5 d. ; de la dépense : 7 797 l. 6 s. 7 d. obole.


GG. 707. (Cahier.) - 49 fos papier.
1532-1540. - " Mynu de la despence ordinaire des pouvres faicte par Bertran Morin, administrateur. " - Compte donnant la dépense hebdomadaire en chair, poisson, beurre, gruau, œufs, lait, farine, " choulx, herbes et naveaux, " pruneaux et raisins, " sucre, saffren et espices, " pain, vin, bois, charbon, paille. Total : 4 797 l. 13 s. 1 d.


GG. 708. (Registre.) - In-4°, 140 fos papier.
1537-1539. - Journaux. - Noms des serviteurs. = Dons de vin et dates de mise des pipes en perce. = " Livre journal des aulmosnes. " - Le jour de Noël 1537, " madame Françoise, cinquante fouasses distribuées par elle aulx mallades. " - Le 7 janvier 1538, un grand gâteau envoyé par la veuve de Jean Vivien. - Le jeudi saint 1538 " Mme la Vivyenne feist ung banquet aux mallades de ceans à deux heures aprez mydy, de potaiges, vin et pain. " - Dons : par Guillaume Allaire, un pâté de venaison ; - par me François Gabart, " ung cart d'aloze prest à manger, " et par me Jean Rousseau notaire " ung grant plat d'alozes prestes à manger. " - Le jour de la Quasimodo 1538, outre leur ordinaire, il fut donné aux malades, au dîner " à chascun son pasté de veau de IIII den. et son petit pain blanc de II d. et, à soupper, à chascun son poulet roty. De qui est venu ce bien, ne sçay. Nostre Seigneur lui rende. " - Dons : par Pierre Bernard, " une corbillée de pommes et poires ; " - par Mme de la Gascherie, " une paire de lynceulx ; " - " quarante potz de vin poucé de chez lez Pacolyns libraires ; " - " Jehan Harouy a donné IIII pietz, II oreilles et ung groyn, le tout de porceau ; " - par Claude Gelin, " ung pot playn de pruneaulx cuyz et IIII fouasses de III d. chascune ; " - par sire Guillaume Biré, une charretée de bois, une douzaine " de eschaudez, " une potée de lait, 4 aloses ; - le jeudi saint 1539, par Gillot Moulyé, " deux XIIes de sèches destrampées… Ce mesmes jour madame la Vivienne a donné aux mallades le bancquet de pain, vin, lampraies, seulles (soles), ris et confitures, dispercez par icelle dame et ses filles ; " - par Jean Thireau, receveur des pêcheries, un dîner avec pain, vin, saumons et lamproies rôties ; - par l'archidiacre de la Mée, " une hure de sanglier et une cuysse, le tout cuyt ; " - par un habitant de la Sauzaie, " une douzaine de grosses bresmes. " = Noms des malades, avec leurs dates d'entrée à l'hôpital : " Mme Françoise la contreroleuze vint ceans mallade le ve jour d'avril. Obit. " - Julien Cheneau, de la Chapelle-Heulin, " lequel avoit esté mors d'ung aspic, dont a convenu luy copper la main. Allé " (1538). - Etienne Babosseau, brodeur de Tours. Allé. - Me Etienne Trois Sayntures, faiseur d'enclumes. Allé (1539). = Noms des malades, avec leurs dates de sortie. = Noms des décédés : " Le vendredi saint morut ceans madame la controleuze de la Rochelle " (1538). = Journal de la dépense indiquant le nombre de pains et de pots de vin consommés chaque jour par les pauvres de l'hôpital et par ceux de la ville. Pendant le carème de 1538 seulement, ont en outre été notés en numéraire les frais en poisson, légumes, lait, beurre et autres menues mises. - Le jour de Pâques 1538, l'abbé de Buzay donna le dîner et le souper " sauf deux grans pains de saigle et six potz de vin delivrez pour acommunié lez pouvres cedit jour et le sabmedi precedant. " - Le jour de la Pentecôte, " ung nommé Le More, orfevre, donna le disner à tous les pouvres de ceans. " - Le jour de Noël, Jean Javelle fit la dépense du dîner et du souper. = Dons de linge : Le 9 janvier 1539 n.s., vieux linge donné par Mgr de Châteaubriant pour bailler à Me Pierre Dibert, chirurgien, pour panser les malades. = Vêtements laissés par ceux qui sont morts à l'hôpital. - Ce sont généralement d'assez misérables hardes. Les objets suivants provenaient de feu Robert Danguy, de Laval : " ung saye de drapt violet, une paire de chausses coppées de drapt gris…, ung dixain de patenostres blanc, une escriptoire avec ung quenyvet (canif), une petites heures en moulle, uzaige de Rome, ung chaussepiet de corne. " = Linceuls livrés pour ensevelir les morts.


GG. 709. (Cahier.) - 14 fos parchemin.
1540-1541. - Compte en recettes et en dépense de Mathurin Pelletier, administrateur de l'Hôtel-Dieu, du 28 mars 1540 n.s. au 31 mars 1541 n.s., rendu le 10 août 1544 devant Christophe Brecel, sénéchal de Nantes et autres. - Total de la recette : 1 158 l. 3 s. 1 d. ; de la dépense : 1163 1. 5 s. 7 d.


GG. 710. (Cahier.) - 119 fos papier.
1541-1544. - Trois comptes en recettes et en dépenses de Robin Pillays l'aîné, administrateur de l'Hôtel-Dieu, du 1er avril 1541 n.s. au 30 avril 1544. - 1er Compte. - Recettes : Dons, par la veuve de Jean de la Presse, une fois la semaine en carême, d'" une pottée appotaigée ; " - par Jean Hux, sgr de la Trocardière, de 6 boisseaux de fèves. - Dépenses : 20 s. à Me Jean Pageaudi, docteur en théologie, prieur des Frères Prêcheurs de Nantes, pour messes dites à St-Saturnin (1541). = 2e Compte. - Recettes : 24 l. 15 s. payés par " Bernardin d'Espinoze pour le testament de son filz Ferendo d'Espinoze ; " - 14 s. 4 d. trouvés en la chapelle de l'hôpital " de l'offerte faicte du dymainche du jubillé octroyé par N. S. Père le pappe " (25 février 1543 n.s.) ; - 49l. 7 s. 9 d. " de pluseurs lanscequenectz qui sont mors oud. hospital, quelle somme a esté trouvée après leurd. deceix. " - " Les heritiers Michel Papolin [libraire] ont donné ung missal. " - Dépenses : " A missire André Thebaud, scribe, pour avoir faict et escript troys cahiers en parchemyn en grallier (graduel) où sont pluseurs offices, " 18 l. ; - " à Ollivier Pynot, libraire, pour avoir relié led. grallier et coupvert de cuyr, " 37 s. 6 d. (1542). = 3e compte. - Recettes : 28 s. 2 d., de divers individus autorisés à déposer des engrais près de l'hôpital. - Dépenses : 21 l. 18 s. 7 d., pour médecines et drogues baillées à me Pierre Guybert, barbier et chirurgien de l'hospice (1544). - Total de la recette des trois comptes : 2 472l. 19 s. 5 d. ; de la dépense desdits comptes : 2 898 1. 3 s. 9 d.


GG. 711. (Cahier.) - 39 fos papier.
1542-1543. - Journal de la dépense du 1er avril 1542 n.s. au 31 mars 1543 n.s. - " Ungne lampe de vouerre ", 18 d. Un pigeon pour un malade, 8 d. Une paire de souliers pour Perrine Meliesse, chambrière des pauvres, 6 s. Pour la reliure d'un " misel donné par les héritiers de Michel Papolin, à l'usaige de Nantes, " 8 s. Une " petite gede de bouyes (vase de bois) à lavez les mains des malades, 8 d. Une lamproie due au curé de St-Saturnin, 10 s. 8 d. - Total : 842 l. 8 s. 10 d.


GG. 712. (Cahier.) - 45 fos papier.
1543-1544. - Journal de la dépense du 1er avril 1543 n.s. au 30 avril 1544. - " Ung pot de vin nantoys pour les maczons qui ont abillé l'autyer de Nostre Dame, " 16 d. " En erbes [tant] pour potaige que pour mectre par la place, " 8 d. " Ung poullect pour des plus malades, " 8 d. " En felée et herbes pour la chappelle et la salle, " 17 d. (24 mai, jour de la Fête-Dieu). Une lampe pour mettre au " lampier " de la chambre des malades, 10 d. Six boisseaux " de sandres pour buendé le lynge des pouvres, " 4 s. " XII rouartés de boys princt en Erdre, à VIII s. la rouartée. " Le dernier jour de janvier : " nyent (néant) pour ce que Mgr le tresoriez de Bretaigne a donné pain blenct et chayr. " Un poinçon " de molue (morue) parée auquel y avoict IIe IIIIxx moulues, " 6 l. 15 s. - Total : 852 l 7 s. 10 d.


GG. 713. (Registre.) - In-f°, 126 feuillets papier.
1544-1546. - Comptes divers rendus par Jean Allaire, administrateur de l'Hôtel-Dieu. - Compte en recettes et en dépenses, du 1er mai 1544 au 31 janvier 1546 n.s. - Recettes : Don de 20 l. par les exécuteurs testamentaires de me François de Myrande, prieur d'Aindre. = Journal de la dépense du 1er mai 1544 au 4 février 1545 n.s. " Deux pyrons de veau… deux pyrons de mouton . " 38 treizaines d'œufs à 8 d. la treizaine, " et estoict pour passer les Rouaisons (Rogations). " 7 aunes de " grosse toille pour meptre ès fenestres en lieu de vitres, " 12 s. 10 d. " Ung pinpeneau (sorte d'anguille) pour ung malade, " 3 d. " En gasteaulx pour le jour de l'Epiphaine, " 6 s. 6 d. Le 18 janvier 1545 n.s., " lequel jour est le premyer dymenche que le sire Jullien Motail feist pancer les malades gissans ès lictz, en acomplissant l'ordonnance du sire Jehan Guischart, son feu beau père… Pour avoyr faict veoirs à ung medecin l'eau d'un malade, " 20 d. " Pour une couchette myse en la cuysine où à présent cousche le gouverneur et confesseur des povres, " 70 s. - " A me Loys Seguyn et à me Guillaume le Teneux, barbiers, pour estre venuz veoirs une povre femme qui estoict au trait dela mort, que on disoict qu'elle estoict grosse, venuz pour la faire oupvrir pour saulver le fruict, ung teston à eulx deux… A troys massons qui firent ouverture à l'endroict des secrectz…, aux maistres des basses œuvres, " 94 s. 2 d. - Total : 1 440 l. 9 d. = Compte " de l'eupvre et augmantacion de l'ostel Dieu, " du 1er août 1541 au 18 nov. 1542, conclu le 29 avril 1546. - Recettes : De Jean Callapart, l'un des prévôts de la " fraerie de la Veronnicque, par don que ont faict les fraires pour lad. eupvre, " 75 l. D'un charpentier, " pour douze chesnes que a donné Mr de la Vincendière en la forest des Huguctières, " 10 l. " Pour ung may qui estoit au Pillory, " vendu 38 s. - Dépenses : La journée de maçon est payée 4 s. et celle de manœuvre 2 s. 6 d. " A me Mathieu Gouy, painctre, pour avoir portrect de devys du logeix commenczé pour led. hostel Dieu près Ste Catherine par le commendement de M. de la Pommeraye et y avoir vacqué par pluseurs foys, " 100 s. " A ung menuisier pour avoir faict deux portes au simitière des Innocens, " 13 s. 8 d. - Total de la recette : 487 l. 7 d. ; de la mise : 477 l. 5 s. 5 d.


GG. 714. (Cahier.) - 26 fos parchemin.
1546. - Compte général de Pierre Pavrot et de Guillemette Ramaceul, veuve d'Yvon Hauldebert décédé au cours de sa gestion, administrateurs de l'Hôtel-Dieu, tant pour les pauvres que pour les malades et les pestiférés, du 9 février 1546 n.s. au 31 déc. 1546, rendu à Charles le Frère, sénéchal de Nantes. - Recettes : " Pour la vente d'une balle de mercerie qui apartenoit à ung mercier qui morut aud. hospital, " 4 l. 10 s. - N'ont rien rapporté les " places à mectre engreix estantes au devant de l'aulmosnerye, à raison des deffences faictes par la justice en l'année de ce comte de ne mectre plus engreix oud. lieu à cause du mavays ayr ; " - la vente des fils filés à l'hôpital, " pour ce qu'il y avoit grant contagion de peste et n'ozoint y aprocher ; " - la taxe sur la confrérie de la Véronique, parce qu'elle a été affectée à l'aumône générale faite à raison " de la grant famyne et charté. " - De la confrérie de N.-D. de Montserrat fondée en l'église des Jacobins, 10 l. - Dépenses : Sommes diverses pour messes fondées ; " quant est du parssus des fondations n'en ont faict aultre mise, pour ce que les aulmonnyers et presbtres qui les ont servies sont mors, et aussi qu'il y avoit grant contagion de peste, tellement que led. Pavroit l'un desd. comptables fut et tomba mallade par long temps durant la présente charge et n'y povoint vacquer aisément. " - Total de la recette : 1 258 l. 5 s. 8 d. ; de la mise : 1 235 l. 17 s. 8 d.


GG. 715. (Registre.) - In-4°, 31 fos parchemin.
1547. - Compte général de Pierre Bernard, administrateur, tant pour les pauvres que pour les malades et les pestiférés, du 1er janvier 1547 n.s. au 31 déc. suivant, rendu au sénéchal Charles de Frère. - Recettes : Deux amendes de 5 s. chacune pour la prise de juments qui portaient de l'engrais sur le bord de l'Erdre, malgré la défense. De Pierre d'Espinoze " ung escu d'Espaigne appellé pistollet, " valant 43 s. ts. De Mgr le duc d'Etampes, diverses aumônes versées par son argentier. Pour vente d'" ystres " (huitres) que le prévôt de Nantes avait fait confisquer, 5 s. Pour l'enterrement dans la chapelle de l'hôpital, de Jacques Moreau, prêtre de Ste Croix, 20 s. - Total de la recette : 1 012 l. 4 s. 11 d. ; de la dépense : 771 l. 12 s. 8d.


GG. 716. (Cahier.) - 29 fos papier.
1547. - Journal de la dépense du 1er janvier au 31 décembre, faite par Pierre Bernard administrateur. Total : 667 l. 13 s. 2 d.


GG. 717. (Cahier.) - 32 fos parchemin.
1548. - Compte général de Mathurin Cotineau, administrateur, tant pour les pauvres que pour les malades et les pestiférés, du 1er janvier 1548 n.s. au 3 novembre suivant, date de son décès, rendu par Marguerite Le Borgne sa veuve. - Recettes : " Pour la vente d'une faillye robbe vendue à une femme des gallères, " 9 s. 2 d. Pour " une faillye espée qui estoict à ung deffunct, " 15 s. - Dépenses : " A me Jehan Javelle appoticaire, pour plusseurs espèces d'oignemens baillez à me Jehan Boysrobert, cyrurgien de l'aulmosnerie, " 26 l. - Total de la recette : 958 l. 17 s. 5 d. ; de la mise : 653 l. 1 s. 7 d.


GG. 718. (Cahier.) - 57 fos papier.
1548-1549. - Journal de la dépense faite du 19 nov. 1548 au 31 déc. 1549 par Thomas Ramaceul et Jean Picaud, administrateurs. - " Poysson nichil, pour ce que il fut envoyé une buce de couvers (sorte d'alose) par la veuffve Mathurin Cotineau… Pour la faczon d'avoir faict refondre la floche qui estoit quassée et pour faire meptre ung batail à lad. floche, " 11 s. " En sable pour fourbir la vecelle et en laict, " 15 d. " Pour une livre de selizes (cerises), " 3 d. " Pour une gabares de gros boys achaptés de une femme de Chantouseaulx, " 4 l. 5 s. " En herbes pour meptre par la maison, " 4 d. (dimanche 25 août [fête de saint Louis].) " En droges prinses chés l'appoticaire baillés au barbier dud. hospital pour servir à coupper et sayer (scier) la jambe d'un paouvre homme, quelle estoit gastées et empirée, " 10 s. - Total : 609 l. 1 s. 9 d.


GG. 719. (Cahier.) - 38 fos papier.
1550. - Journal de la dépense du 1er janvier au 31 déc. faite par Etienne Perrin et Charles Chrestien, administrateurs, chacun pour un semestre. - " Une chalandée de gros boys, " 6 l. 10 s. " Ung soufflet à buffer le feu, " 3 s. 8 d. " Une jambe de boys pour ung povre, " 10 s. " Pour de l'encent que l'on avoict prins à Pasques de me Jehan Robert, " 12 d. " Oingnemans pour ung povre qui a eu ungne jambe sayée et pour deulx sous de boys à luy faire du feu, " 12s. 6 d. - total du premier semestre : 287 l. 14 s. 1 d. ; du second : 310 l. 11 s. 9 d.


GG. 720. (Cahier.) - 16 fos papier.
1553. - Journal de la dépense du 1er janvier au 31 déc., faite par Geoffroy Drouet et Jean du Luc, administrateurs. - " Pour habillaige de la boueste que les servyteurs portent la nuict à demander la chandelle, " 12 d. " Pour escripture de cent douze lettres pour envoyer par les parroisses " [afin d'obtenir des aumônes], 35 s. " Pour le port d'un lit qui fut donné de chés le sr de Bohurel, frère du procureur, " 6 d. Deux poinçons de vin d'Orléons à 70 s. pièces, pour la fête de Pâques. " Pour deux veaulx touz viffs pour la sémenée, " 48 s. - Total : 1 008 l 11 s. 3 d.


GG. 721 (Cahier.) - 26 fos papier.
1554. - Journal de la dépense du 1er janvier au 31 déc. - Prix à forfait : chaque pain de 12 l. moitié seigle, moitié froment, 2 s. 4 d. ; pour la viande : " Quatre basses tailles de beuff, demy mouton, demy veau, une pire de mouton, une de veau, et ce bon ou mauvais temps, " 20 s. par jour. - " Cinq centz mottes de Monstouer pour faire feu, à cinq soulz le cent. " " En poisson, pourtant que c'estoit le jeusne du Jubillé [30 mai], " 8 s. En pain blanc pour le jour de Noël, 137 pains " à ung liart la piecze, " 32 s. - Total : 1257 1. 6 s. 4 d.


GG. 722. (Cahier.) - 47 fos papier.
1583-1584. - Compte général rendu aux pères et gouverneurs des pauvres par François Maillard, notaire royal et Nicodème Moulnier, marchand, administrateurs " des hospitaux et ostelz Dieu de la ville de Nantes, à présant reuniz ensemble, " s'étendant de la Saint-Jean-Baptiste 1583 à pareil jour de 1584. - Recettes : Pour le bail du rachat advenu au roi par le décès de René d'Avaugour, sgr de Vay, Saffré, la Touche, Fay, 6 écus. - " Sur unne petite maison située en la rue de la Casserie, joignante ung petit porche par lequel on va de lad. rue à l'ausmonerie, à presant Grand Jan Merlin voirier detempteur d'icelle, " 30 s. - Sur une maison " près le carrefour des Changes, faisant le coign de l'antrée de la rue des Halles, vis à vis de la maison entienne commune de ville, " 6 écus 2/3.


GG. 723. (Liasse.) - 13 pièces parchemin, 22 pièces papier.
1501-1555. - Pièces comptables. - Quittances de Guillaume le Fuselier et de Guillaume Richart, prêtres, aumôniers et administrateurs de l'hôpital, pour deniers par eux reçus des miseurs (1501-1506). - Mandats de paiement adressés aux miseurs et quittances des administrateurs : 50 1. baillées à Mathurin Ballue en 1518 où la " mise à esté grande excessyve pour cause de la mortalité et peste qui a regné en ceste ville de Nantes durant lad. année, ainsi qu'il est tout notoire ; " - sommes diverses délivrées à Jean Javelle à raison de l'affluence des pauvres à l'Hôtel-Dieu (1528-1532) ; - à Bertrand Morin, " par aulmosne et charité, ainsi que l'on a de bonne coustume faire " (1533-1535) ; - à Jean de Luc (1553) ; - à Antoine de Mirande et Jean Motay (1554) ; - à Julien Poullain et Guillaume Bretagne (1555). - Frais de transcription des comptes et autres écritures de l'hospice (1533). - Quittances données à B. Morin par le " cierger " pour fournitures ; par le " claveurier " pour travaux à la salle et dans la chapelle ; par les vicaires de St-Saturnin pour huit lamproies fournies de 1532 à 1539, à raison du concordat jadis passé entre François du Tertre, recteur de St-Saturnin, et l'administrateur Mathurin Ballue, touchant les oblations faites à la chapelle de l'Hôtel-Dieu (1541). - Détail des fournitures d'huile et de cierges (1545-1554). - Quittances des bouchers, des boulangers (1548-1555). - Reçu de draps, linges et objets de literie. - Notes concernant des dépenses et des recettes faites par les administrateurs et aumôniers : cinq douzaines et demie de pains blancs de 5 deniers pièce " pour faire les pasques le jour de Nostre Dame mioust " (1555).


GG. 724. (Liasse.) - 19 pièces papier.
1501-1556. - Mémoires de Jean Durant, chirurgien aliàs barbier de la ville de Nantes, énumérant les drogues par lui prises chez Jean Boullain apothicaire pour les malades des hôpitaux et des faubourgs : huiles de myrtille, de lombrics, de lits, litharge, camphre, basilicon, galbanum, eaux cordiales, aristoloches longue et ronde, mithidate, diachylon, " armoniac ", eau de scabieuse, " ung potus " coûtant 6 s. 8 d., " ung electuayre cordial et preservatiff, " 15 s., cantharides, vif argent, " une masse de pilules d'agaric, " zédoar, " deux drachmes de pierre de aymant, " 20 s. 1 d., etc. - Quittances de Boullain au miseur pour lesdites drogues (1501-1502). - Mémoires acquittés de l'apothicaire Jean Javelle pour médicaments par lui fournis sur les prescriptions de " Symilyan " et de me Pierre Dibert, barbiers de l'aumônerie : " gracia Dei ", populéum, céruse ; une livre d'emplâtre " pour les apostumes de peste, " 16 s. (20 février 1533) ; emplâtre de Vigo, eau de morelle, onguent napolitain, benjoin et encens pour la chapelle ; pilules blanches et sucre candi " pour le presbtre qui estoit malade ;… demie once benjouyn et aultres santeurs quant le senneschal fut à l'hôpital " (13 déc. 1545) (1533-1546). - Mémoire de Javelle pour les malades de l'Hôtel-Dieu " et par espécial pour les malades pestiferez qui ont esté envoyez des maisons de la ville, des faubours, des gallères, que aultres gens qui se sont randuz dessus champs aud. hospital " : huile, térébenthine, emplâtres de Gênes et de gracia Dei, etc. ; " pour fayre le grand mondificatiff, " 6 l. 11 s. 6 d. ; onguent le litharge et populéum " pour une femme de la Fosse quy avoit esté brullée, " 16 s., " une livre pomphiligos ", " ung bolus laxatiff celon l'ordonnance de me Estienne Menardeau pour le serviteur de M. de Mareil " (1547). - Notes et quittances des apothicaires Macé Dupé, Bonamy, Guillaume Moreau et Guillaume Ernault : " une buretée eau de perce pierre, " 2 s. (1554-1556).


GG. 725. (Liasse.) - 2 pièces parchemin, 17 pièces papier.
1546-1601. - Procédures en reddition de comptes. - Sentence condamnant Jean Allaire, ancien administrateur, à être emprisonné au Bouffay jusqu'à ce qu'il eût rendu compte des versements opérés entre ses mains par les prévôts des confréries ; puis le libérant après paiement au miseur de 166 l. qui ont été remises à Yvon Haudebert, administrateur en charge (1546). - Sentence libérant Guillaume Pohaton " detenu en hostaige ès prinsons de ceans, " à requête de Julien Poullain, sgr de la Branchouère, pour une dette de 45 l. 14 s. concernant les deniers des pauvres de l'aumônerie. Pour s'engager à payer cette somme, s'il vient à meilleure fortune, Pohaton à " deslié sa saincture, despoillé son manteau et bonnet. " Il lui est en outre enjoint, sous peine d'amende et du fouet, de ne recevoir aucune somme provenant de l'aumônerie (1557). - Procédures en reddition de comptes entre Julien Bidé, procureur des pauvres, et les héritiers de Jean Lemercier, administrateur (1569) ; - en paiement de 250 l. pour pain fourni par Gilles Jolly boulanger, contre l'administrateur Pierre Fournier (1578) ; - en remboursement d'avances par Buharay et Chrestien, administrateurs en 1573, et par Le Roy notaire et Gazet marchand, administrateurs en 1576, contre la Ville (1579-1581). - Injonction de rendre leurs comptes signifiée à Cadiou, procureur au Présidial, Bonnet notaire et fournier (1581). - Sentence condamnant Claude Geneste, receveur des rentes de l'hôpital, à en fournir un " bref estat, attandant compte " (1587). - Production de pièces en décharge de compte par Mathurin François, ex-administrateur (1601).


GG. 726. (Liasse.) - 2 pièces parchemin, 77 pièces papier.
1531-1780. - Quêtes et taxes. - Fermes des quêtes en l'évêché, hormis la ville de Nantes et ses faubourgs, baillées par les administrateurs Javelle et Morin à Denis Camas et à Laurent Guyon, au prix de 20 l. par an (1531), de 30 l. (1534) ; - à Sébastien Verdun, demeurant au Marchix, pour 35 l. (1541) et 50 l. (1545). - Saisie, pour défaut de paiement, des meubles dudit S. Verdun : " Une faillye huge d'Yheric sans cleff…, une faillye paesle à frire chastaigne…, troys failliz escabeaulx " (1545). - Continuation à Robert Barguin coutelier de la ferme de S. Verdun " qui s'en seroict allé et rendu fugitiff ; " mais au prix de 30 l. seulement, " eu esgart à la perte qui a esté sur icelle ferme et la cherté du temps qui court à présent " (1546).
Circulaires manuscrites (au nombre de 60) adressées les unes aux vicaires, les autres aux " bons personnages " des paroisses du diocèse, toutes signées de C. le Frère, sénéchal de Nantes, priant les destinataires de recommander à la charité des fidèles l'aumônerie de Nantes, " où touz pouvres habondent de jour en aultre en grant quantité et y a bien peu de revenu, tellement que les administrateurs d'icelle sont contrainctz avancer et employer leurs biens ; de quoy convient les recompancer. " - Noms des personnes choisies pour quêter : A Bourgneuf, me Jacques Blanchet procureur ; Pornic, Jacques des Bochaulx recteur ; Lavau, Jean Trochard recteur ; Frossay, André Merlet ; Chauvé, Jean Hubert vicaire ; Ancenis, Antoine de Brenezay, etc. - Ajournements signifiés à divers quêteurs pour verser leurs recettes (février-mars 1553 n.s.). - " Nom des damoiselles qu'on a advisé pour aller demander pour les paouvres en chascune paroesse de ceste ville et faulxbourgs au present caresme… linges, langes ou argent " : Ste-Radegonde, Mlles de la Touche et de la Guitonnière ; St-Nicolas pour la Fosse, Mlle Jeanne Rocaz, femme du sr Julien Ruys ; Richebourg, Mme de la Croix Blanche et Mme la princesse, etc. (1579-1580). - Lettre (circulaire) du maire aux dames de Nantes pour les prier de faire la quête (1780).
Taxes imposées pour la nourriture des pauvres de l'Hôtel-Dieu sur les confréries de Nantes, savoir : la Véronique, N.-D. des Clercs en St-Nicolas, le St Sacrement, N.-D. Chandeleur, Ste Catherine, N.-D. du Carme, St Jacques au Carmes, St Crespin, St Bonaventure, Ste Anne pour les poèliers, Ste Anne pour les menuisiers, St Eloi, St Honoré, St Jean, N.-D. de Montserrat, la Passion, N.-D. des Avents en St-Clément et N.-D. de la Cité (1545).


GG. 727. (Liasse.) - 10 pièces papier, 1 sceau.
1720-1721. - Assignation par la Ville à l'Hôtel-Dieu et au Sanitat de 2 427 l. au premier et le 128 l. au second, qui leur seront payées annuellement comme indemnité de la diminution considérable de leurs rentes, dont les contrats de constitution ont été soit franchis, soit réduits au denier cinquante (1720). - Versement à l'Hôtel-Dieu de " l'un pour mille " affecté à cet établissement dans les conditions de vente de diverses marchandises de la Compagnie des Indes. Une vente de 15.000 barres de fer a rapporté 74 l. audit hôpital (1721).


GG. 728. (Liasse.) - 106 pièces papier, 2 sceaux.
1721-1750. - Augmentation d'octroi de 6 deniers par pot sur le vin débité en détail à Nantes pendant trois années. Le produit, estimé 25 à 30.000 l. par an, sera affecté deux tiers à l'Hôtel-Dieu, l'autre tiers au Sanitat : arrêt du Conseil, correspondance, pièces à l'appui (1721). - Prorogations et adjudications diverses dudit octroi (1723-1744). - Arrêt du Conseil autorisant, pendant neuf années, pour en employer le produit à l'extinction des rentes viagères des hôpitaux, le doublement des octrois à l'entrée et à la sortie de toutes les marchandises, sauf les suivantes venant des colonies : " caffé, cacao, canifice ou casse, confitures et sirops, gingembre, tabac, cotton, moruë sèche et verte, huile de moruë, bois de gayac à teinture et à meubles, indigo, rocou, caret ou cahoüane, autrement écaille de tortue, cuirs tannés et secs, sucres, cassonade et bruts. " La perception de cet octroi sera régie par le corps de Commerce de Nantes (1747). - Prorogation du doublement pour six années (1750).


GG. 729. (Liasse.) - 2 pièces papier.
1721-1772. - Etats de situation de l'Hôtel-Dieu. - Recette, 27.717 l. ; dépense, 52.866 l. (1721). - Recette, 118.214 l. ; dépense, 131.539 l. (1772).


GG. 730. (Liasse.) - 1 pièce papier.
1511. - " Biens meubles qui ont esté trouvés en l'ausmonerie, inventorisés par dom Guillaume Morendeau, presbtre, du commandement de Mrs les cytoiens de la ville de Nantes " : linge pour les pauvres ; " deux poches pour aller à la queste ; une chappelle d'aultier toute garnie, avecques ung calice de pleon, nota qu'il n'y a point de livre ; " un coffre de Flandre ; vaisselle d'étain : " seys pintes et deux quartes, une esvière, ung petit esgratier, une salière, " etc .


GG. 731. (Liasse). - 6 pièces papier.
1554. - Entrées. - Listes diverses des malades et des pauvres nourris et entretenus à l'aumônerie, dressées alors que Jacques du Bois était aumônier : " Missire Regné Pelleau, coriste de N.-D. de Nantes, " Jacques Liziard de Paris, Nersy Salmon d'Espagne, Jean Chastelain d'Orléans, dom Yves le Doyen de St-Pol-de-Léon, Pierre Bertelot de Bordeaux, Louise Chefdeville de Rennes et son enfant, " Jehanne qui vit Dieu " de Nantes, etc .


GG. 732. (Liasse.) - 53 pièces papier.
1717-1745. - Entrées de militaires. - " Ordonnance du Roy portant règlement pour les hopitaux de ses troupes, du 20e avril 1717. " - Billets signés de médecins militaires, d'officiers et de sous-officiers, du commissaire de guerres, du subdélégué de l'intendant, de membres de la municipalité autorisant l'entrée à l'Hôtel-Dieu de soldats de divers corps : Jean Petar dit Divertissant, grenadier au 2e bataillon de la Ville Meneust, Saint-Pon, dragon de la compagnie Mestre de camp dans Nicolaï-dragons, Charles Finet, brigadier au même régiment, blessé d'un coup de sabre à la main droite, Joseph Christian dit Dunquerque, du régt de Blaisois, vénérien, Rice, Bourk et Fennelan, du régt de Fitz-James-cavalerie-irlandais, François Maurin dit La Tulipe, tambour au régt de Chartres-infanterie, Saint-François, La Jeunesse et Sans-Façon, dragons au régt de Vibray (1735-1741). - Correspondance et modèles d'états touchant les journées des militaires traités à l'hôpital (1741-1745).


GG. 733. (Liasse.) - 12 pièces papier, 2 sceaux.
1642-1710. - Religieuses. - " Conditions soubz lesquelles et non autrement Mrs de la Communauté de Rennes entendent consentir l'establissement des Filles de la Miséricorde dans l'hostel Dieu et hospital St Yves [de Rennes] pour le service des pauvres " (août 1642). - Délibération de la Mairie de Nantes, en présence des gouverneurs des pauvres, décidant d'appeler des Filles de la Charité à l'hospice de Nantes pour y remplacer les serviteurs et les servantes. " lesquels quoy que bien gagés n'ont aucune affection ny charité à " l'endroict des pauvres… ; font chascun à leur fantaisie, quelques uns s'imprimant de vin et en cet estat causent plusieurs desordres " (6 mai 1646). - Attestation notariée des bourgeois de Vannes. Ils n'ont qu'à se louer d'avoir appelé dans leur ville des religieuses hospitalières de Dieppe en 1634 pour tenir leur hospice. - Propositions tant de la Municipalité que des hospitalières de Vannes pour leur installation à Nantes. Celle-ci déclarent qu'établies à Dieppe, à Paris, au Canada et ailleurs, elles font, à leurs frais, bâtir et meubler leur logement sur l'emplacement à elles fourni, qu'elles s'entretiennent avec leurs dots et ne refusent aucuns malades " sinon les pestiferez, escrouellés, verrollés et ladres, parce que lesd. maladies sont contagieuses " (1650). - Mémoire des officiers du Présidial adressé à l'Intendant. En principe, ils ne sont point opposés à l'établissement des Hospitalières de l'ordre de St-Augustin pour le gouvernement de l'Hôtel-Dieu ; mais les revenus de celui-ci, grevés, par des emprunts, étant actuellement insuffisants, ils le prient d'ajourner la question des religieuses (1710).


GG. 734. (Liasse.) - 21 pièces parchemin, 14 pièces papier.
1528-1752. - Service médical. - Requête et quittance de Jeanne Janvresse, veuve de Jean Torrou dit Menéac, barbier, aux fins de paiement, attendu que son mari avait " par troys ans servy et trecté les pouvres malades estans tant à l'ospital et ostel Dieu de ceste ville que aultres des forbourgs, " service pour lequel les bourgeois lui avaient alloué 60 l. (1528). - Requête et quittance de Similien Turcaud, barbier et chirurgien, qui, depuis le décès de Jean Thoron dit Menéac, a pansé les malades de l'aumônerie (1529). - Quittance de 18 l. pour un quartier de ses gages donnée par Jean Boisrobert, barbier de l'hôpital (1553). - Certificats de Jacques du Bois aumônier et d'Antoine de Mirande administrateur attestant que Lucas Mouraud, barbier et chirurgien de l'aumônerie, " a pancé et medicamenté les povres bien deument " de janvier à mai 1554. - Quittances de ses gages par Lucas Mouraud, à raison de 18 l. par quartier. Visas des administrateurs relatant que Mouraud a soigné les pauvres tous les jours de la semaine aux heures requises (1555-1560). - Vente au même pour la somme de 20 l. de " tous les abillementz et vestemens qui pouront ce trouver l'an present [1555] aud. opital. " Nomination par la Ville de Jean le Lardeulx comme barbier et chirurgien de l'hospice, à la place de Lucas [Mouraud] décédé (1567). - Requête de la veuve de Rolland Boudet chirurgien afin d'être payée du dernier quartier des gages de son mari à soigner les pauvres de l'hôpital, et de 9 écus pour avoir " pancé et medicamenté ung des hommes du sieur de la Clartière, de Machecoul, " par l'ordonnance des maires et échevins (s.d.).
Délibérations de Ville nommant, à la requête des maîtres apothicaires, quatre d'entre eux pour faire, par quartier, le service de l'hôpital, en remplacement de feu Girard Pelletier, apothicaire ordinaire de l'établissement (1618) ; - décidant qu'il n'y aura plus qu'un seul apothicaire (1619) ; arrêtant d'intervenir au procès intenté par les pères des pauvres en faveur du sieur Poulle, apothicaire de l'hôpital, qui, en vertu des lettres du roi et comme ayant plus de six années d'exercice, a été admis à la maîtrise : ce à quoi s'opposent ses confrères (1670). - " Défenses aux Aprentifs Chirurgiens de Nantes d'être présens aux pensemens des filles et femmes, si ce n'est par permission expresse des Chirurgiens de la Maison " (1752, placard imprimé).


GG. 735. (Liasse.) - 8 pièces papier.
1757-1776. - Maison des Enfants trouvés. - " Mémoire sur la nécessité à l'Hôtel-Dieu de Nantes de recevoir tous les Enfants-Trouvés et d'abolir l'usage des Déclarations des Filles enceintes " (1757, livret imprimé). - Mémoire contre le projet d'établir un hôpital pour les Enfants trouvés dans les anciennes maisons des Jésuites, attendu que celles-ci sont situées trop au centre de la ville (1776). - Projet d'établissement dans les locaux dits Retraite des hommes et Retraite des femmes tenus par les ci-devant Jésuites, d'une maison pour les enfants trouvés à Nantes et reconnus bâtards, et ce au moyen d'une loterie et sur la proposition du sr de Magnytôt.


Sanitat.


GG. 736. (Liasse.) - 18 pièces papier.
1725-1760. - Actes de fondation. - Arrêt du Conseil d'Etat " portant établissement d'un nouveau Bureau à l'Hôpital Genéral dit Sanitat, " lequel sera composé de cinq députés nés et de huit élus. Correspondance relative à cet arrêt (1725). - Requête des administrateurs et projet de lettres patentes pour le Sanitat. Les mendiants y seront internés. Il est attribué à l'hôpital divers privilèges, notamment le droit " de faire fabriquer toutes sortes de manufactures et de les faire vendre au proffit des pauvres, sans estre sujets à visitte ny aucun droit " (s.d.). - Lettres patentes confirmant l'établissement de l'hospice, rappelant qu'il remonte à 1572, date de l'acquêt par la Ville du ténement de l'Asnerie, et le réglementant en 49 articles (février 1760, imprimé).


GG. 737. (Liasse.) - 1 pièces parchemin, 14 pièces papier.
1701-1775. - Titres de propriété. - Acquêt par Jeanne Pellerin du logis de la Tête Noire, rue des Hauts-Pavés qui conduit de la Porte Neuve à St-Lazare (1701) ; abandon par Jeanne Pellerin, très âgée et infirme, dudit logis au Sanitat, représenté par n. h. Joseph de Bourgues, père des pauvres, à condition d'être reçue et entretenue audit hospice (1709). - Arrentements de la Tête Noire (1711-1774). - Arrêt du Conseil permettant aux administrateurs de prendre l'alignement de l'avenue de Launay, conformément aux prescriptions du sr Lafond, ingénieur en chef du Roi à Nantes (1730). - Adjudication au profit du Sanitat d'une vieille maison, rue du Bois-Tortu, cédée par les héritiers de n. h. Louis Le Corvoisier, sr de la Villeneuve (1743). - Requête aux fins d'arrenter trois petites maisons près le moulin de Bel-air et la communauté des Prêtres Irlandais (1775).


GG. 738. (Liasse.) - 6 pièces papier.
1731-1733. - Droits utiles. - Procès-verbal reproduisant l'inscription placée en 1673 sur l'ancienne porte du Sanitat, avec l'indication des armoiries qui s'y trouvaient (1731). - Arrêt du Conseil prescrivant de sculpter sur le nouveau portail les armes du roi, de la province, de la Ville, du gouverneur et du maire actuel (1733).


GG. 739. (Liasse.) - 14 pièces papier.
1630-1788. - Procès-verbal contre Jean Ginguené, sr du Portal, prêtre chapelain du Sanitat, qui avait fait enlever de cette maison plusieurs charretées de planches et de chevrons pour bâtir une étable au logis qu'il possédait près de la Chambre des comptes (1630). - Procès-verbaux dressés, à requête des administrateurs, par les commissaires de police contre divers menuisiers qui, en construisant des châsses, avaient agi contre le monopole de cette fourniture réservée au Sanitat. Les contrevenants allèguent en général que les cercueils ont été faits pour des parents et que la corporation des maîtres menuisiers les a encouragés à fabriquer ces châsses chez eux (1768-1788).


GG. 740. (Liasse.) - 6 pièces papier.
1643-1741. - Matières ecclésiastiques. - Autorisation du Bureau de ville pour la fondation d'une " frairye de St Roch et St Sebastien… dans la chapelle de la Santé au bas de la Fosse " (1643). - Permission aux prévôts de la confrérie de St-Roch et de St-Sébastien, depuis peu érigée dans la chapelle du Sanitat, d'édifier une petite chambre pour l'usage des desservants (1648). - Délibération capitulaire des confrères de St-Roch nommant François Vedier pour chapelain et décidant " de faire faire quelques ornemans pour enjoliver et orner lad. chapelle " (1654).
Réclamation de Brelet de la Rivellerie, recteur de St-Nicolas, contre l'aumônier qui ne lui avait point demandé l'autorisation de laisser faire les Pâques dans la maison du Sanitat (1741).


GG. 741. (Liasse.) - 11 pièces papier, 2 sceaux.
1630-1730. - Inventaire des meubles dressé par François Rubion, chirurgien du Sanitat (1630). - Inventaire des meubles de Gilles Pichot, mort au Sanitat sans héritiers : une épée, une hallebarde…, un banc de sapin tout neuf " servant au mestier de quarleur de soulliers, ung travoil à devider du fil, estant tout neuf… " (1630). - Difficultés avec les ciriers au sujet de l'augmentation des honoraires des enfants du Sanitat envoyés aux enterrements (1725). - Correspondance de l'intendant avec son subdélégué à Nantes relative à une contestation entre le premier président de la Chambre des Comptes et le Chapitre pour la présidence du Bureau de l'hôpital en l'absence de l'évêque (1725, 1730).


GG. 742. (Liasse.) - 138 pièces papier, 1 sceau.
1724-1761. - Aliénés. - Internements au Sanitat d'un membre de la maison d'Avaugour de Bretagne, envoyé par mer de Bordeaux à Nantes, en attendant qu'on puisse le rendre à sa famille (1724-1726) ; - de la fille d'un capitaine de Belle-Isle, laquelle réussit à s'évader du Sanitat et à rentrer à Belle-Isle (1731-1733) ; - de filles insensées courant la nuit exposées à la brutalité des libertins ; - d'une veuve qui, par suite de son état, s'est jetée dans l'Erdre et a failli incendier sa demeure ; - d'un sr Tresneau, employé à la manufacture de cotonnades chez la dame veuve Dubois (1751) ; - de François Bouchereau, qu'on n'a pu guérir bien qu'il ait été saigné au pied jusqu'à quatre fois (1752) ;- de Jeanne Braud demeurant dans une tenue appartenant aux Carmes, vis-à-vis la grande porte de la chapelle de N.-D. de Miséricorde, paroisse St-Similien (1753) ; - de Chauvet, garçon tonnelier, devenu fou par suite du manque d'ouvrage quand éclata la guerre ; Chauvet a été jusqu'à demander au P. Eustache, capucin, s'il pouvait tuer ceux qui lui devaient de l'argent (février 1758). - Requête et interrogatoire d'un ouvrier couvreur désirant sortir du Sanitat attendu son rétablissement (1760).


Secours aux pauvres.


GG. 743. (Liasse.) - 20 pièces parchemin, 48 pièces papier, 3 sceaux.
1532-1580. - Mandats de paiement de diverses sommes pour subvenir aux besoins des " pouvres mendicans " et de 10 l. à Thomas Veteris, docteur en théologie, qui a prêché le Carême à Nantes et s'en retourne à Paris (mars 1532) ; - de 200 l. aux receveurs des aumônes levées " pour la substantacion des pouvres qui affluent en ceste ville " (1532). - Lettres du dauphin Henri, fils du roi de France et duc de Bretagne, autorisant les Nantais, vu la stérilité de l'année, à consacrer pendant un an la moitié de leurs deniers communs à l'achat de blés, attendu que des malheureux sont " chascun jour trouvez par les champs mortz de faim " et qu'on fait dans la ville " une aumosne généralle à laquelle se trouvoient chascun jour dix ou douze mil paouvres personnes " (Fontainebleau, 9 avril 1546 n.s.). - Compte des blés, fèves et orges achetés aux Rosiers, à Saumur et à Orléans pour la somme de 2 227 l. par Geoffroy Drouet et Jean Picaud, commis à l'alimentation de ceux qui affluent à l'aumône (mars-avril 1546). - Ordres de remboursement des prêts faits par des particuliers lors de la disette de 1546 : Michel Marquès marchand, 50 écus d'Espagne, Jeanne de Mirande, veuve de Jean de la Presse, 56 l., Isabeau de la Presse, veuve de François de Sancto Domingo, 100 l., Jean de Compludo, 188 l. et autres. - Missive (copie) de la reine régente Catherine [de Médicis] aux officiers de Nantes les invitants à pourvoir aux besoins des pauvres, dont il y a une grande quantité dans leur ville (" à Chaallons ", 7 juin 1552). - Compte de Bertrand du Chesne, préposé à l'aumône générale faite chaque dimanche, de juillet 1552 à janvier 1553 ; recette : 621 l. ; dépense : 835 l. - Mandements du roi Henri II enjoignant de rembourser B. du Chesne de ses avances (Paris, 23 janvier 1554 n.s. et Villers-Cotterêts, 23 sept. 1555), et autres pièces en règlement du susdit. - " Nombre des paouvres indigens qui ont acoustumé de aller de jour en jour mandier et chercher leur vie à raison de la sterilité de l'année et des troubles, tant puis les dix ans que puis les six et sept mois derniers, en la parroesse de S. Hillayre du Coign aultrement S. Fiacre. " Listes des pauvres de 34 autres paroisses rurales. Quantités de blés à distribuer dans chacune de ces paroisses sises dans un rayon " de trois lieues " autour de Nantes (1580).


GG. 744. (Liasse.) - 2 pièces parchemin, 506 pièces papier.
1584-1598. - Délibération de Ville relative à l'éloignement de Nantes de tous les mendiants étrangers valides et des pauvres des paroisses circonvoisines : ces derniers seront nourris par les bénéficiers, gentilshommes et gens aisés de leurs paroisses respectives. - Sentence du Présidial, sur la plainte des habitants du Loroux-Bottereau, condamnant le curé, le prieur et l'aumônier dudit lieu à payer 10, 15 et 12 écus pour subvenir aux nécessités des indigents de la paroisse " qui sont en nombre effresné de plus de mil à douze cens. " - Arrêt du parlement autorisant une taxe sur les citoyens de Nantes : certains ayant " fermé leurs bources pour ouvrir la porte à une prompte contagion " (1584). - Délibération décidant d'emprunter jusqu'à 2 000 écus pour subvenir pendant un mois et demi aux besoins de plus de 6 7 000 malheureux. - Injonction aux pauvres des campagnes de se réunir, suivant leurs domiciles, sur le pont de pierre de la Madeleine, sur la place Ste-Catherine ou dans la cour de l'évéché ; on leur y distribuera une aumône pour leur permettre de quitter la ville. - Liste de souscriptions par les habitants des diverses paroisses de Nantes. - Ordres de livraison de blé et d'orge à cinquante paroisses autour de Nantes. - Compte de recettes (1 492 écus) et de dépenses (1 497 écus) de P. Laugloys et de J. Pillais pour les aumônes extraordinaires : paiements aux hommes ayant la garde de la première et de la seconde porte de Pirmil pour empêcher les indigents de venir en ville ; à l'imprimeur pour les commissions qui ont été envoyées aux paroisses. - Quittances (1586). - Ordre de " faire travailler les pauvres, tant hommes que femmes et enfans valides, à porter la terre au lieu qui sera ordoné par l'architecte, " pour la réparation de la ville neuve, afin de procurer à ces malheureux le moyen de vivre (mars 1587). - Taxes sur les bourgeois de Nantes, compte général pour la nourriture des indigents, quittances des préposés dans 44 paroisses de l'évêché à recevoir les aumônes, quittances des commissaires chargés des pauvres " nourriz extraordinairement en l'hostel Dieu " (mars-juillet 1587). - Requête de François Séjourné, recteur de Mauves, demandant que sa paroisse soit comprise dans la distribution des secours, " à raison des soldatz et gendarmes qui passent… pillans et detruisans les povres habitans d'icelle, et que la plus grand part des terres et revenu d'icelle apartiennent au sr de Kergrois, à present saesy ès mains du Roy " (mai 1587). - Assignation de divers boulangers au maire de Nantes en règlement du pain par eux fourni aux indigents des campagnes en mai 1597.


GG. 745. (Liasse.) - 7 pièces papier, 1 sceau.
1730-1767. - Correspondance relative aux remèdes du sr Helvétius envoyés tous les ans dans les provinces de la part du roi pour le soulagement des pauvres et des gens de la campagne. La boite de médicaments remise à M. Richard du Plessis, médecin de la Ville, sera distribuée par ses soins (1730-1731). - Lettre de M. Libault [maire], prescrivant de donner 24 l. aux Turcs qui sont à Nantes (vers 1767).


Déclarations de grossesse.


GG. 746. (Liasse.) - 9 pièces papier.
1725-1753. - Arrêts de la Cour défendant " à tous habitans, chirurgiens et matrones de la ville et fauxbourgs de Nantes, de recevoir ni donner azyle dans leurs maisons aux filles et femmes grosses, tant étrangères que de ladite Ville, " afin d'obvier à la charge pour celle-ci des enfants trouvés dont le nombre augmente tous les jours considérablement (4 août 1725, 7 juillet 1747) ; - ordonnant l'exécution de l'édit de 1556 contre les veuves et filles qui recèlent leur grossesse (1744). - Procès-verbaux contre une fille nouvellement accouchée rue de Bouvet, laquelle, alors qu'elle demeurait près le pont volant de la porte Brancas, avait déclaré un faux nom (1753).


GG. 747. (Registre.) - In-f°, 96 feuillets papier.
1725-1733. - " En exécution de l'arrest de la court du 4e aoust 1725, le present registre est pour inserrer les Déclarations de grossesse des filles et femmes sans maris, " pour servir à Me Pierre Lesourd, secrétaire et greffier de l'Hôtel-Dieu ; paraphé par les Pères des pauvres. - Charlotte le Prince, fille d'un cloutier, déclare être enceinte du fait de Gaignier, exécuteur de la Haute Justice de cette ville, demeurant place Ste-Catherine (1727). - Anne, fille de Philippe Dougan, " cavalier Irlandois dans le régt de Nugen, " enceinte des œuvres de Jacques Maenemara, marchand à la Fosse (1729). - Anne Chapelet, fille d'un tisserand de Laval, grosse du fait d'un nommé Pierre, nègre de Mr Gouraud, marchand à la Fosse (1729). - Le sr Cabillaud, cavalier au régt de Turenne, compagnie Mestre de Camp, déclaré son séducteur par la fille d'un marchand de Savenay (1731). - Auberge du Grand Louis, rue de la Boucherie (1732).


GG. 748. (Registre.) - In-f°, 94 feuillets papier.
1733-1742. - Déclarations de grossesse. - Perrine Tremeau, fille d'un cuisinier, enceinte des œuvres de " Louis dit Polidor, nègre de nacion, demeurant chez le sr de la Villestreux père, négociant à la Fosse " (1737). - Hélène, négresse esclave chez le sr Guillodeu, négociant à la Fosse, enceinte du fait d'Antoine, nègre et esclave chez le même (1737). - Camardo, musicien employé au Concert de Nantes, déclaré père d'un enfant (1738). - François Aubert, comédien marié, accusé d'avoir violé sa servante alors que le ménage se rendait de Nantes à Rennes : l'épouse dans une litière, le mari qui portait la servante en croupe s'étant trouvé un peu en arrière (1739). - Marguerite Boury, domestique d'hôtel, grosse des œuvres d'un capitaine au régt de Nicolaï dont elle ignore le nom (1740). - François Grenier, premier violon de la Comédie de Nantes, déclaré père d'un enfant de la servante du sr Foulque, comédien (1741). - Bremon, dragon du régt de Nicolaï, en garnison à Pontchâteau, déclaré père (1741). - Anne Lavau, cultivatrice à Vieillevigne, âgée de 52 ans, enceinte du fait d'un tisserand qu'elle devait épouser ; mais il mourut avant leur union (1742).


GG. 749. (Registre.) - In-f°, 103 feuillets papier.
1742-1747. - Déclarations de grossesse. - Le sieur Mingot, garçon chirurgien, demeurant " en quallité de frater " chez le sr Lardé, maitre perruquier (1742). - Jacques Imbergue, servant " dans la troupe des sauteurs qui estoit pour lors à Nantes, " abuse la domestique du sr Guillou, me à danser au Bignon Lestard. - Fille enceinte logée " chez la Menard, rue du Pas Périlleux, qui forme les chapelles de tantures pour les morts " (1743). - Hus l'aîné, comédien ; une servante qu'il avait gagée à Grenoble il y a deux ans, alors qu'il s'y trouvait avec sa troupe, devient enceinte à Toulouse des œuvres du sr Matterre, machiniste de la Comédie, et accouche à Nantes le 7 février. - Le sr Landais, architecte parisien, " travaillant sur l'isle Feydeau au bastiment (hôtel) du sr de la Villestreux " (1744). - " Un jeune homme inconnu, paroissant âgé d'environ trente ans et estre de distinction, vêtu d'un habit de drap à boutons d'or, veste de droguet de soye tirant sur le bleu, garnie de gallons d'or, ayant pour lors des bas de soye à fourchettes d'argent, " viole près de la Croix de Grillaud la cuisinière de M. Stapleton qui rentrait à la maison de son maître aux Dervallières (1746). - Joseph Lange, natif d'Ancenis, embarqué sur le corsaire La Bellone, " que l'on dit estre prisonnier d'Angleterre. " - Jean Lormeau dit La Rivière, soldat au régt de Vermandois, venu à Nantes pour " faire recrue. " - Louis Cadet Guillou, danseur dans la troupe du sr Hus comédien (1747).


GG. 750. (Registre.) - In-f°, 100 feuillets papier.
1747-1751. - Déclarations de grossesse. - Pierre Pelletier, " écrivain du Roy de la Marine, demeurant au château d'Indret, " emploie une jeune fille de 15 ans " à porter des gournades à bord des gabarres qui chargeoient pour le Roy " (1747). - Jean-Bte Cormier, maître de navire, " actuellement prisonnier de guerre dans les prisons d'Angleterre. " - L. Brochard, cuisinière sur le Port au Vin, enceinte des œuvres de C. Maffré, domestique dans la même maison, qui " l'a abusée sous promesse de mariage, lequel seroit effectué si elle avoit pu recouvrer son acte baptistaire ; que led. Maffré pour l'assurer d'aventage de sa promesse, luy a fait present d'un filet d'or, d'une croix d'or et d'un goblet d'argent " (1748). - Perrine Françoise, négresse libre, servante chez le sr Canterie Girard, notaire royal, enceinte du fait d'un cuisinier nègre embarqué sur Le Bourbon, navire appartenant à M. Montaudouin de la Clartière. - " René Cassard, enseigne de vaisseaux marchands, " parti depuis 4 à 5 mois pour la Martinique, déclaré père d'un enfant (1749). - Un marchand allant " faire ses parties à l'auberge de la Chasse Royalle " à Angers, près les Minimes, est dit père d'un enfant de la servante. - M. Bonneau, âgée de 15 ans, fille d'un voilier, enceinte des œuvres de G. Quely " irlandois, jeune homme de 17 à 18 ans, embarqué pour la Guinée depuis six mois. " - Le sr Meunier, musicien dans la troupe des comédiens du sr Deshayes à la Rochelle (1750). - Auberge de la Tour d'Argent à Rennes (1751).


GG. 751. (Registre.) - In-f°, 98 feuillets papier.
1751-1754. - Déclarations de grossesse. - Fleurance, Louis Cotton dit l'Espérance et Sans-Chagrin, cavaliers au régt de Noailles, déclarés pères d'enfants conçus alors qu'ils étaient en garnison, le premier à Savenay, les deux autres à Machecoul (1751-1752). - Michelle Lainé, lingère, accouche vis-à-vis la croix de Miséricorde en revenant avec sa mère de " faire sa neuvaine " (16 mai 1752) . - " Casernes des cavaliers de la Maréchaussée, à vis l'église des Cordeliers. " - Auberge des Trois Hermines, rue des Capucins. - Paul Guilloiseau, ouvrier faïencier travaillant à la manufacture du sr Le Roy, au bas de la Motte St-André (1753). - Marie-Angélique Pezé, 20 ans, native d'Orléans, actrice de la comédie du sr Meriac et compagnie, fille de feu Jacques-François Pezé comédien (1754).


GG. 752. (Registre.) - In-f°, 152 feuillets papier.
1754-1758. - Déclarations de grossesse. - Etienne Semelin, commandant pour le roi au fort du Pilier, près l'île de Noirmoutier (1754). - Le sr Lavoye Dumont, comédien français du Roi à Paris ; sa fille enceinte des œuvres d'Edmond Ruffier, fils de l'ancien major de la ville de Lyon et commissaire des guerres. - Le sr Barrière, comédien de la troupe du sr Devals, parti de Nantes depuis quelques jours (29 mars). - François Chapelle, soldat milicien au bataillon de Nantes actuellement à Belle-Isle-en-Mer (1755). - Paisant, cavalier au régt de " Royal Cravattes, " abuse une lingère alors que, logé rue des Carmes, " il faisoit ses exercices en cette ville. " - Maire Barbe mulâtresse, fille naturelle de Marie négresse, toutes deux esclaves du sr Dubuc " habitant des isles françoises de la Martinique, " - Pierre Chaumont, exécuteur de Haute Justice de Nantes, décédé depuis deux mois, avait rendu enceinte une journalière " sous promesse de luy faire présent d'une somme d'argent, et dont elle n'a jamais reçu de luy un sol. " - René Cassard, " officier marin embarqué depuis quatre mois dans le navire L'Aigle appartenant à M. Grou, négociant de cette ville " (1756). - Pierre Guiberteau, " marin embarqué depuis deux mois dans le corsaire Le Meny Montant pris par les Anglois depuis peu de tems " (18 oct. 1756). - Petreau, Dubois et Thomasse, autres matelots du même corsaire nantais, prisonniers en Angleterre (1757). - Clery " marin embarqué depuis quatre mois environ dans le navire La Comtesse de Conflans, de cette rivière, appartenant à M. Charet négociant, actuellement prisonnier en Angleterre. " - Dewals, cafetier et directeur de théâtre [à Nantes] ; pendant que sa troupe était à St-Malo, la domestique de la dlle Chambault, actrice, devient enceinte. - Laillaud architecte faisant travailler à la démolition des tours de la Poissonnerie. - Jean Duquesne, matelot sur un corsaire à M. de la Villeboisnet, maintenant aux prisons d'Angleterre. - " La manufacture de fayance située à costé de l'ancienne Porte Neuve, demolie depuis quelques années. " - Le sr Chambault, comédien de la troupe du sr Dewals, à présent à la suite d'une autre troupe à Marseille (1757).


GG. 753. (Registre.) - In-f°, 198 feuillets papier.
1758-1762. - Déclarations de grossesse. - Julien Desforges, canonnier embarqué sur Le Pacifique, maintenant prisonnier des Anglais. - P. Guilloiseau, ouvrier faïencier à la manufacture de St-André (1758). - Nicolas Herbin, " prieur d'enterrement. " - Marie Gaillard, fileuse de coton à la manufacture du Bignon Lestard, violée par un jeune marin arrivant des prisons d'Angleterre. - L. Ferré, journalier travaillant actuellement à l'aplanissement de la Motte St-Pierre (1759). - Le Breton, " domestique du feu sr Duras, lieutenant colonel du régt de Royal Marine ; " Vatel sergent et Samson caporal audit régt, compagnie de Portbail ; " Sans Cartier " et Garnier dit La Couture, grenadiers dans les compagnies de Bonamour et de la Lande ; Michel Le Roy dit Prest à boire et La Fleur, soldats ; La Violette et Simon dit Saint-Simon, tambours, le second dans la compagnie de Dulary, et autres, tous faisant partie de Royal-Marine-infanterie, déclarés pères de leurs enfants par diverses filles (1760). - Quirion dit Fleur d'Epine, canonnier dans Royal-artillerie, est dit père d'un enfant " lorsque luy et sa troupe logeoient à la Fosse " (1760). - Joly, " matelot originaire de Montoir, cy devant embarqué dans les prames et actuellement à Brest ; " divers marins à présent sur les vaisseaux dans la rivière de la Vilaine, déclarés pères (1761). - Auberges du Roi d'Espagne, sur la place de Bretagne et de la Fleur de Lis, rue de la Sauzaie. - Pierre Caternault, peintre en tapisserie, demeurant près la Chambre des Comptes (1761). - Un peintre veuf a séduit sa servante " sous promesse de mariage réitérée, même de luy faire présent des habits, hardes et linges de sa deffunte femme. " - A. Daniel, du Croisie, veuve de Mathurin Bertaud, canonnier décédé dans l'Inde, enceinte des œuvres d'A. Gavarre, tambour major dans Bourbon-infanterie. - Le marquis de Broc, ci-devant colonel du régt de Bourbon-infanterie ; alors qu'il logeait à l'hôtel de l'Empereur, son domestique rend enceinte la servante de la maison. - Augé, fifre des chevaliers du " Papeguay " (1762)


GG. 754. (Registre.) - In-f°, 150 feuillets papier.
1762-1766. - Déclarations de grossesse. - René Cassard, " cy devant officier marin, demeurant actuellement à Legé. " - Marguerite Flich allemande, débauchée dans son pays, il y a trois ans, par Joseph Martin dit Martin, dragon au régt de Coigny, compagnie Dermelin, l'a suivi au régiment et y passant pour sa femme. Réformé il y a un an, Martin vient de l'abandonner. - Maison où était antérieurement l'ancienne Poste, à l'entrée de la rue de Verdun, vis-à-vis l'auberge des Trois Maures (1763). - Lachay, dragon au régt de Royal-Dragons, compagnie de Guérin, présentement en quartier à Blain, avoué père d'un enfant par la servante d'une " auberge où pend pour enseigne le Pélican, audit Blain. " - Louis La Combrat peintre " demeurant ordinairement à Nantes et souvent dans les campagnes aux environs de cette ville, où il va peindre dans les églises. " - Le sr Bussy-Rabutin, commis employé au Bureau de la direction du tabac à Nantes. - Marie Ordonneau faisant profession " de trier de la mousse et du frety pour le radoubement des navires " (1764). - Le cocher du duc de Rohan abuse la servante du sr Sigogne, droguiste et confiseur, alors que son maître l'avait envoyée porter du sucre en pain dans l'office du duc d'Aiguillon. - La Pierre, musicien du duc d'Aiguillon quand celui-ci était à Nantes pendant la tenue des Etats. - Nicolas Goustinely, italien, fabricant de figures en plâtre (1765). - Hôtel du Prince Robert, au port Maillard. - Thérèse mulâtresse et Benjamin nègre, tous deux esclaves du sr Etienne Théard. - Julie Griffon, née à Paris, joueuse de vielle, dont le père exerçait la même profession, enceinte des œuvres de Jean Burin, également parisien et joueur de vielle, " passant vulgairement pour homme et femme. " - Déclarations de deux femmes détenues " dans les prisons royaux du Bouffay, " effectuées " dans une petite chambre où se fait la distribution du pain. " - Anne Dubuisson, âgée de 14 ans, fille d'un maître d'école, accouche à 5 mois d'une fille mort-née (1766).


GG. 755. (Registre.) - In-f°, 144 feuillets papier.
1771-1774. - Déclarations de grossesse. - Jean-Henri Sauvant, originaire de la Suisse, imprimeur en indienne à la manufacture des sre Custer et Pelloutier. - Anne le Gralle, fille d'un commis au greffe de l'Amirauté, " détenue renfermée dans la maison de force nommée le Coudray, paroisse de St-Donatien, " accouchée d'un garçon provenant de François Dufort veuf, ex-concierge de la maison du Coudray, chez lequel elle allait habiller son enfant (1771). - Manufacture d'indienne des sre Gorgerat frères, " établie au dessous du fauxbourg de Vertais. " - Nicolas Deshayes, maître charpentier de bateaux et tambour major de la milice bourgeoise (1772). - Jeanne Poirier, cuisinière des dlles Charette de la Gascherie, envoyée par celles-ci pour affaire à Nantes ; partie de leur maison du Bois-Péan, en Frossay, elle s'embarqua au Migron dans " une barge " et, pendant qu'elle remontait la Loire, elle fut violée par l'un des deux " bargers. " - La servante du sr Cambronne, marchand demeurant sur le quai de Brancas, rendue enceinte par un domestique. - L. Moreau tailleuse, fille d'un tonnelier, grosse des œuvres du sr Luxurier, officier marin, avec lequel elle doit se marier et s'embarquer pour s'établir à St-Domingue. - Les dlles Pezé et du Belloy, actrices de la Comédie ; leurs servantes devenues grosses : la seconde du fait du cuisinier du sr Beauval, comédien au spectacle de Nantes. - Merveillac, dessinateur à la manufacture d'indienne du sr Langevin, " établie près les Recolets dans la maison appartenante à la de veuve Tollenard " (1773). - " Le sr Poing, fabriquant en étoffe de soye, demeurant presque et vis à vis les Frères des Ecolles chrétiennes près la place de Brancas, paroisse de St-Similien " (1774).


GG. 756. (Registre.) - In-f°, 202 feuillets papier.
1774-1777. - Déclarations de grossesse. - Louis, nègre libre, domestique à Paimbœuf, originaire de Madagascar, appartenant autrefois au sr Nicolas Nouail. - Mathurine Corre, " bichonneuse pour femme, " rendue enceinte par un garçon perruquier (1774). - Anne mulâtresse esclave, grosse des œuvres de Ratier, quarteron, tous deux appartenant au sr Maugé américain arrivé de l'Artibonite à Nantes depuis quatre mois. - Manufactures d'indienne des srs Petit-Pierre, au quartier de Vertais ; - des srs Rholer frères, en Vertais. - Charles Grouin ; machiniste du spectacle. - Le sr Gervay, " italien de nation et faiseur d'orgues " (1775). - La Fleur, soldat au régt de Navarre, pendant le séjour que ledit régt a fait à Nantes a rendu enceinte une domestique accouchée le 11 juin. - Manufacture des faïence du sr Fourmy située près le cours des Etats (1776). - Manufacture d'indienne du sr Christ au faubourg de Petite Biesse. - Marie Souliers, 19 ans, native de Toulon, comédienne du Roi à Nantes, se dit grosse du fait de messire Paul-François-Eustache, marquis de Cadouche, ancien chevau-léger de la garde du Roi, capitaine de cavalerie (1777).


GG. 757. (Registre.) - In-f°, 190 feuillets papier.
1777-1782. - Déclarations de grossesse. - Marie-Augustine Finet, 17 ans, née à Metz, enceinte des œuvres d'un Américain demeurant cours des Etats ; celui-ci avait promis le mariage et " donné pour sûreté de cette promesse un effet de 24.000 l. qu'il s'est fait rendre depuis par violence, un anneau en forme d'alliance où sont inscrits son nom et celuy de la dlle Finet, et quelques vêtements et bijoux. " S'étant engagée à Bruxelles pour jouer la comédie, c'est dans cette ville que la déclarante compte faire ses couches (16 mars 1778). - Bertrand-Léon Chevaux, peintre de l'Académie de Bordeaux. - Chapelle du Père Montfort sur les Hauts-Pavés (1778). - Pierre Naud, garçon boulanger, engagé avec les Bostoniens. Pierre Bourgaud marin, à présent en voyage avec les Bostoniens. Le sr Porcher, 1er lieutenant sur le navire La Manon, parti pour Boston. Jacques Le Roi, breton (garçon) d'écurie, engagé au service des Bostoniens. Chemit, capitaine Bostonien, ayant résidé plusieurs mois à l'auberge du Prince de Liège, à l'Hermitage en Chantenay, parti depuis quelque temps pour la Nouvelle-Angleterre. Jean Loizeau, ouvrier à la verrerie d'Ingrandes, embarqué à Nantes où il s'est engagé avec les Bostoniens. Jean Chataigner, calfat, embarqué avec les Bostoniens. Brousse, chirurgien de Boston. Pierre Germain, Bostonien. Grine, capitaine Bostonien (1778-1780) . - Marie-Jeanne Le Fort, de passage à Nantes, arrivant de Fontenay-le-Comte où elle était domestique chez Mgr le duc de Montmorency " décédé depuis quelques mois en lad. ville de Fontenai où il residoit " (17 février 1779). - Christophe Bonneville, officier au régt Royal-Roussillon-infanterie, compagnie colonelle. - Manufacture de toiles cirées tenue par le sr Diot à St-Sébastien (1779). - Pierre Ami dit Prest à Boire, soldat au régt de Conti. - Jean Bezias dit Vive l'Amour et Brise Montagne grenadiers, Jean Boulon fourrier, Jolie Fleur et Sulamour dit l'Assurance soldats, Didier du Petit Longois et le sr de Trissac lieutenants, tous faisant partie du régt de " Boulonnois, " Compagnies de Fabre, de Cuy, de Broche et du Myrat au régt de " Boulonnois " (1780-1781). - Christophe Nigre, natif de Parque en Bohême, imprimeur sur indienne à la manufacture des srs Angevin. - La femme Tisserac, accoucheuse, refuse de nommer la personne qui lui avait adressé une cliente " parce que l'hôpital ne devoit plus refuser les enfans " (1781). - Joseph Lorichon et François Corbeau dit la Franchise, soldats au régt de " Soissonnois. " - Marie Maisonneuve journalière refuse de déclarer de qui elle est enceinte ; " et sur ce que nous lui avons observé qu'il était intéressant qu'elle nommât l'auteur de sa grossesse, elle a répondu en ces termes : Oui autre fois, mais à présent cela n'est pas nécessaire ; puis a ajouté que c'était l'avis de bien des personnes, attendu que les enfants batards étaient assurés de trouver un azile sans qu'il en pût coûter aux pères. " - Toussaint Yon marin, en voyage sur la flotte de M. le comte de Grasse. - J.-Bte Marchand, dit Marchand, fusilier au régt du Dauphin, compagnie de Chantepie (1782).


GG. 758. (Registre.) - In-f°, 173 feuillets papier.
1782-1788. - Déclarations de grossesse. - La dame veuve Meunier tenant à la Chambre littéraire, Haute Grande Rue, paroisse St-Denis. - Nicolas Ranse, ouvrier en porcelaine à la manufacture des srs Fourmy et Desrivas (1782). - Le sr Portail, " peintre en mignature, " demeurant ci-devant à Nantes. - Julien Magnan et Etienne Calmel grenadiers, Pierre Grosseau, La Fleur et La Douceur soldats au régt de l'Ile-de-France. - Joseph Martin et Pierre Bourdial, soldats au régt du Dauphin. - Claudine Chevallier rendue enceinte par le capitaine d'un navire à M. de Luynes, déclare que " si son enfant était admis à l'hôpital, ce ne pourrait être que pour un tems, que son intention était de l'en retirer dans quelques mois et que pour le reconnoître elle lui ferait attacher une boucle d'oreille. " - Marie-Jeanne-Baptiste de Morancourt, née en Allemagne, comédienne, femme d'Edouard des Rozée comédien dont elle est séparée. - La dlle Guérin, comédienne et première chanteuse au spectacle de Nantes. - La dame Destival comédienne. - Le greffier de l'Hôtel-Dieu s'apprêtait à interroger Louise Vannier, domestique de " deux femmes du monde, " récemment accouchée, quand " la nommée Rafin, connüe pour comode de ces sortes de créatures… (et) fort mauvais sujet, s'y est formellement opposée en nous tenant les propos les plus injurieux, ajoutant qu'elle avait cy devant écrit contre nous à Rennes et qu'elle comptait encore le faire pour cette occasion et nous ferait bien faire notre devoir ; qu'au surplus l'hôpital était riche et fait pour recevoir les enfans, qu'elle en avait bien fait recevoir d'autres ; enfin a continué ses propos injurieux toujours en nous menaçant. Ce qui nous a obligé à nous retirer pour éviter le tumulte que cette malheureuse affectait de vouloir faire, pour vraisemblablement nous occasionner des maltraitements. " - Hospice de charité pour les accouchements établi rue St-Similien par le sr Godebert, me en chirurgie. Une fille y accouche en faisant une fausse déclaration ; " d'où il résulte que l'auspice du sr Godebert, quoique sagement établi, peut être préjudiciable aux pauvres orphélins. " - Une servante déclare être devenue grosse dans le quartier de la Madeleine chez une " tireuse de carte où elle fut à dessein de sçavoir quel serait son sort " (1783). - Une lingère accouchée chez une sage-femme répond que " si elle n'avoit point fait sa déclaration, c'est qu'on l'avoit persuadée que cette formalité n'étoit plus exigée depuis l'établissement de la maison des enfans orphelins, puisqu'elle étoit destinée à y recevoir également les enfans illégitimes. " - Le sr Bourcard, fabricant d'indienne en société avec le sr Pelloutier (1784). - Pierre Swaon, natif d'Amsterdam, ouvrier en indienne (1785). - le sr Pompon de Rosambourg, fabricant de cartes à jouer, ayant sa fabrique dans le cloître Notre-Dame. - E. Colombeau, pinceauteuse en indienne et J. Bedain, dessinateur en indienne à la fabrique de la veuve Daviais. - Françoise Garnier, prisonnière au Bouffay, enceinte de cinq mois, avoue avoir eu l'année précédente un autre enfant et qu'elle fit " sa déclaration sous les noms de Jeanne Chiron, parce qu'on lui dit qu'elle n'avoit pas besoin de donner ses vrais noms " (1786). - La dlle Marchand comédienne (1787) - P. Bievellot, ouvrier au corps royal de l'artillerie, compagnie de Guérin, en garnison au château. - Le sr Bredinback, maître de harpe (1788).


GG. 759. (Cahier.) - 15 feuillets papier.
1788-1789 . - Déclarations de grossesse. - Jeanne Buraton, native de Bordeaux, domestique de la dlle Verdier comédienne. - Anne Albert, 17 ans, ravaudeuse, native de Nantes, se déclare enceinte de 9 mois du fait du sr Longo, directeur de la Comédie, avec lequel elle a vécu maritalement (1788). - Laurent Mary, musicien au régt suisse de Château-vieux, ci-devant en garnison à Nantes, déclaré père de l'enfant d'une ravaudeuse enceinte de 7 mois (10 février 1789).


Mendicité.


GG. 760. (Liasse.) - 48 pièces papier, la plupart imprimées.
1719-1754. - Liste des vagabonds qui sont dans la prison de Nantes (1719). - Ordonnances de l'intendant de Bretagne contre les véritables vagabonds et pour la protection des ouvriers agricoles et autres (1720). - Arrêt de la Cour relatif aux " pauvres, mendians, vagabonds, faineans, manchots, estropiez, gens sans aveu, capons " (1721). - Délibération et ordonnances du Bureau de Santé de Nantes, établissant " quatre chassegueux… armés à la manière acoustumée ; " - enjoignant aux officiers de milice bourgeoise de perquisitionner à l'effet d'expulser les mendiants ; - défendant à quiconque " de loger ni retirer aucuns mendians, vagabonds, coquillards, étrangers sans aveu " (1721). - Lettre du maire Mellier pour le paiement des " chasses vagabonds " et des soins donnés à l'un d'eux à la suite " d'une blessure notable qu'il a receüe en faisant ses fonctions, ayant esté attaqué par gens inconnus qui luy ont fait violence pour l'empescher d'arrêter un vagabond " (1723). - " Déclaration du Roy concernant les mendians et vagabonds " (Chantilly, 18 juillet 1724 ; imprimés à Paris, à Nantes, à Rennes). - Ordonnances de l'intendant, en exécution de la Déclaration, relatant qu'il a pris des mesures afin d'établir en Bretagne huit hôpitaux généraux pour renfermer les mendiants : à Rennes, Vitré, Nantes, Vannes, Quimper, Landerneau, Morlaix et St-Brieuc (2 oct. 1724) ; - contre ceux qui insultent les archers des maréchaussées lorsqu'ils veulent arrêter les vagabonds (28 nov. 1724). - Modèles de passeports, de congés, de registres d'entrée et de sortie pour les mendiants. - Déclaration du roi à leur sujet (1750). - Etats des mendiants emprisonnés par les archers de l'Hôtel-Dieu et quittances des journées de géôle perçues pour eux par le concierge des prisons de la ville (1753-1754).


GG. 761. (Liasse.) - 36 pièces papier.
1720-1732. - Maison de charité à la Tour de la Poissonnerie. - Mémoire sur la maison de retraite des vagabonds établie par quelques personnes charitables. - Correspondance relative aux paiements faits au frère Hamon, administrateur principal de la maison de charité installée dans la tour de la Poissonnerie, tant comme subvention que pour le nettoiement des places publiques effectué par les pensionnaires de son établissement (1720-1723) ; - aux allocations consenties à Jean le Mesle dit frère Jean-Baptiste et au frère Michel Despains, successeurs du fr. Hamon (1723-1724). - Questionnaire avec réponses sur les lieux propres à interner les mendiants : " Les deux tours à côté de la porte de la Poissonnerie sont ce qui convient le mieux. " - Projet d'union à l'Hôpital général de la maison de la tour de la Poissonnerie où l'on renferme jusqu'à 40 mendiants, en transportant au premier la subvention de la Ville (1724). - Procédure entre la Ville et Jeanne Loquay, boulangère, réclamant 777 liv. pour fourniture de pain faite en 1724 aux mendiants de la " tour Saint Jacques proche la Poissonnerie, " où on les occupait à filer du coton au rouet et à piler du carreau pour faire du ciment. La Ville refusait de reconnaître cette dette non prouvée, incombant d'ailleurs à Despains, dernier administrateur de la Maison, qui l'avait finalement transformée en cabaret et s'était évadé après avoir vendu du vin en fraude (1732).


GG. 762. (Liasse.) - 61 pièces papier, 3 sceaux.
1724. - Mendiants à l'Hôpital général du Sanitat. - Mémoire touchant les divers hôpitaux de Nantes, en prévision de l'internement des vagabonds. - Renseignements sur les ressources du Sanitat choisi pour cet effet, et sur son personnel. - Projet de location de " la raffinerie du sr Lemasne, laquelle n'est plus employée qu'à servir de gresnier et de magazin " et, sur le refus de Lemasne, d'une autre maison dite le Beau Séjour ; voisines l'une et l'autre de l'Hôpital général, ces maisons pourraient contenir de 4 à 500 personnes. - Mesures diverses afin de procurer les fonds nécessaires à l'établissement projeté. - Proposition d'autoriser les véritables pauvres invalides à mendier dans leurs paroisses respectives avec un tronc cadenassé par l'administrateur de l'hôpital. - Correspondance entre le maire Mellier et l'intendant au sujet de l'organisation du service des vagabonds dans les bâtiments du Sanitat affectés à cet usage et des aménagements à y faire. - Répugnance des archers de la maréchaussée à aider les chasse-gueux. - Facilité prêtées par les Récollets à l'évasion de deux mendiants.


GG. 763. (Liasse.) - 102 pièces papier, 6 sceaux.
1725-1732. - Mandement de l'évêque de Nantes provoquant des aumônes en faveur des pauvres renfermés au Sanitat (impr. à Nantes). - Correspondance du maire relative à l'internement des mendiants : frais qu'il nécessite, personnel y employé. Les 1 000 liv. payées antérieurement par la Ville pour le nettoiement des places publiques à la Maison de charité de la Tour de la Poissonnerie qui n'existe plus, transférées au Sanitat qui assurera ce service. Les archers de la maréchaussée se plaignent d'être traités de chasse-gueux, obligés qu'il sont de prêter main-forte au ceux-ci. Affluence des vagabonds à Nantes lors des fêtes de Pâques et insuffisance du personnel pour les arrêter ; on réclame à cet effet la réunion de la brigade de maréchaussée de Pont-château à celle de Nantes. Proposition d'embarquer pour Terre-Neuve ou l'Amérique les mendiants en correction ; les négociants n'ont qu'une médiocre confiance dans ces auxiliaires (1725). - Instances de l'Administration réclamant " un secours de 6 000 l. à cause du renfermement " (1726). - Projet de limitation à quatre pour la Bretagne des hôpitaux affectés à l'internement des vagabonds : Nantes devant conserver cette charge. - " Le renfermement ne s'exécute point ici que d'une manière très imparfaite. On voit de toutes parts ici des mendiants plus que jamais ; " cela tient à l'insuffisance des logements et des fonds (1727). - Les archers préposés à l'arrestation des malheureux sont occupés par l'Administration à d'autres besognes et la mendicité n'est pas réprimée (1730). - S'il y a tant de vagabonds à Nantes, " cela vient de ce qu'on n'en renferme point ; lorsqu'il arrive par hazard que les archers veulent en conduire au Sanitat, la populace les tirent de leurs mains " (1732).


GG. 764. (Liasse.) - 24 pièces papier.
1724-1752. - Procès-verbal d'un archer chargé de l'arrestation des mendiants, rapportant les insultes proférées contre lui par des femmes, dont l'une " a levé sa jupe " en tenant des propos orduriers. - Condamnation du sr Desbarres serrurier à quelques jours de prison et aux dépens montant à 78 l. pour injures à un archer. - Rébellion contre Constantin et Davy, cavaliers de maréchaussée, traités de " chassegueux, archers de l'Ecuelle " par le bas peuple du quartier des Ponts qui parvint à couper les cordes dont ils avaient été obligés de lier un mendiant qui les frappait ; - contre n. h. François Moulnier, sr du Breil et René Dupaty, cavaliers des brigades de Nozay et de Redon, lesquels, dans le faubourg du Marchix à Nantes, se virent enlever un vagabond qu'ils menaient au Sanitat et durent tirer l'épée pour se dégager de la foule menaçante (1724-1725). - Procès-verbal de Barthélemy Marcé échevin, accompagné de policiers, relatant ses recherches chez des logeurs. - La veuve Charier, demandant habituellement l'aumône dans le cimetière et à la porte de l'église St-Vincent, a frappé une autre mendiante en lui refusant sa part d'un écu de six livres donné à un baptême par M. [Simon, sr] de la Carterie pour être partagé entre les pauvres ; enquête et interrogatoire (1751). - Condamnation de Joseph Dartigue, sergent de milice bourgeoise et cabaretier. Il passait tambour battant avec sa troupe devant la Maison de Ville lorsque, au cours d'une altercation avec des archers de l'Hôpital qui emmenaient une mendiante, il mit l'épée à la main contre les archers. - Incarcération au Bouffay comme vagabondes de deux bohémiennes (1752).


Médecins de la Ville.


GG. 765. (Liasse.) - 6 pièces parchemin, 9 pièces papier, 1 sceau.
1485-1780. - Lettres de François II, duc de Bretagne, instituant Arthur Savaton, licencié en médecine, comme " medicin continuel et residant en nostre cité de Nantes, " aux gages de 50 l. par an (Nantes, 20 sept. 1485). - Ordonnances diverses, dont deux au nom de Jean de Rieux, maréchal de Bretagne et capitaine de Nantes, prescrivant de payer les gages de Savaton et s'en référant aux susdites lettres de François II et à celles de la duchesse Anne, du 11 sept. 1490, pour le même objet (1488-1491). - Délibération des bourgeois décidant, attendu qu'il " y avoit souventes fois cours de malladies, tant de peste que autres, " de faire venir à Nantes [Guillaume] Gouraud, " très homme de bien de médecin, docteur fort bien sçavant et l'art et science de medicine, " lequel habite la Rochelle ; on lui servira une pension de 200 l. (1520). - Quittances délivrées par ledit Gouraud et Marie Potard sa veuve (1521). - Conventions entre la Mairie et Henri Mello le jeune, docteur professant la médecine, en vertu desquelles, pour parer à l'absence de tout médecin à Nantes en cas d'épidémie, celui-ci s'engage à ne point quitter la ville plus de 24 heures sans se faire remplacer et à effectuer une visite par jour à l'hôpital ; il recevra un traitement de 400 l. (1625). - Nomination comme médecins ordinaires attachés au service de la Ville, des docteurs : Etienne du Frou, à la place de René Merlet décédé (1710) ; - Louis Lefeuvre, sr des Ferronnières (1717) ; - Richard du Plessix (1723) ; - Louis Alexandre (1737). - Requête de la Faculté de médecine afin d'obtenir pour elle-même la place de médecin de la Ville qu'elle fera exercer alternativement par ses membres : le service actuel avec un seul médecin étant insuffisant (vers 1750). - Recommandation du sr Le Merle pour la survivance de la place de médecin du Sanitat (1780).


Épidémies.


GG. 766. (Liasse.) - 3 pièces parchemin, 13 pièces papier.
1484-1665. - Quittances de dom Jean Frebert, aumônier et administrateur de l'aumônerie St-Clément hors la ville, pour diverses sommes allouées par les bourgeois " aux pouvres malades qui sont feruz de peste. " - Mandat de paiement aux aumôniers de St-Clément et de Toussaints " pour donner à boyre et à menger aux pouvres malades, vallez et chambrières, qui sont feruz de peste et qui de la ville sont menez ausd. aulmonneries " (1484-1485). - Acquit d'un poinçon de vin d'Orléans baillé à Nicolas de la Mothe, docteur en médecine, pour avoir fait un rapport à la suite duquel, vu le danger de peste à Rennes en sept. 1532, le Parlement avait tenu ses assises à Nantes (1534). - Ordre d'avancer 50 l. à Pierre Descaillun, receveur et miseur des pestiférés (1570). - Procédure en règlement de ses comptes lors de l'épidémie de 1570, entre P. Descaillun et la Ville, avec intervention de François de Bodieu, grand vicaire de Nantes, qui avait été chargé de centraliser les aumônes (1577). - Constitution de 500 l. de rente en faveur de Mathieu Bienvennat, apothicaire, auquel la Ville doit 8 000 l. pour médicaments fournis pendant la contagion (1628). - Gratification de 400 l. au miseur Antoine Nidelet " extraordinairement occupé au service de la Ville, tant à cause des malladyes contagieuses " qu'autres occurrences (1641). - Transport d'une rente de 318 l. consentie en 1628 par la Ville à feu Michel Regnard, apothicaire, comme paiement de 5 100 liv. à lui dues pour remèdes fournis aux malades de la contagion, transport effectué par les héritiers Regnard à Charles Moricaud, sr du Vivier (1665).


GG. 767. (Liasse.) - 41 pièces parchemin, 12 pièces papier.
1477-1603. - Service médical. - Quittances aux miseurs par Jacquet de la Fontaine, chirurgien et barbier à Nantes, de ses 70 s. de gages annuels au service de la Ville (1477-1485) ; - " durant le cours des maladies de pestilance " (24 déc. 1481). - Requête de Jean Durant, barbier et chirurgien, adressée aux bourgeois de Nantes qui l'ont commis " à visiter et pancer les mallades de la maladye de peste. " Il requiert des instructions au sujet des pestiférés envoyés à St-Clément, réclame l'exemption pour lui du guet à la Sauzaie, et se plaint de ce que les personnes atteintes ne demandent pas assez vite " conseill de medicine, " alors que parmi ceux qui prennent " conseill de bonne heure…, o l'ayde de Dieu, il n'en meurt guère. " - Quittances de J. Durant, tant pour ses gages de 20 l. par an, que pour " droges à pancer les pouvres malades feruz de peste " (1485-1502). - Ordonnance de 45 l. à Jean Thoron dit Menéac, barbier, pour avoir traité les pauvres de l'Hôtel-Dieu " en temps et contagion de peste…, en grand dangier de sa personne " (1522). - Nomination, à raison du " dangier de mortalité qui à present pullule en ceste ville et forsbourgs, " de Similien Turcaud et de Julien le Roy, barbiers, " pour aller à l'aumosnerie et par les maisons des frappez et detenuz de maladies, " afin de les soigner. Vu le préjudice qu'ils subiront - les gens sains évitant de fréquenter leurs boutiques - il sera alloué 100 s. par mois à chacun d'eux uniquement pour le traitement des pauvres (1530). - Requête, aux fins de paiement, de S. Turcaud qui, depuis la mort de J. le Roy, est seul chargé du service des pestiférés et a beaucoup perdu parce que " tout le monde estant en santé fouist de jour en aultre sa personne " (1531). - Quittances desdits Turcaud et Le Roy, tant pour gages ordinaires que pour soins aux malades de la contagion (1529-1533) ; - de Pierre Larme, barbier, adjoint à Pierre Dibel pendant le danger de peste (1533-1534) ; - de Pierre Dubel, me barbier et chirurgien, tant pour son traitement ordinaire à l'Hôtel-Dieu que pour ses gages extraordinaires à soigner les gens atteints de l'épidémie (1535-1536) ; - de Julien Pêche, " barbier des pestifferez " (1572). - Abandon pendant un an à J. Pêche du manoir et des revenus de l'Asnerie acquis par la Ville pour retirer les pestiférés, à charge en temps de contagion et sous peine de punition corporelle, de ne point se rendre à Nantes sans permission et, lorsqu'on l'y autorisera, " sera contrainct porter sur soy et en lieu aparent, sans avoir manteau, une grande escharpe rouge, tenant en sa main une grande verge blanche au bout de laquelle y aura deux sonnettes de letton qu'il sonnera ordinairement, et outre crira et huchera, à haute voix ces mots : Place, Place et autres mots semblables pour induire le monde à se retirer de bonne heure de luy, et ne pourra passer en quelque lieu que ce soit où y aura gens assemblés, qu'il n'y ait la largeur d'une grande charrette entre le peuple et luy " (1572). - Conditions faites par la Ville à Jean Bertran, compagnon chirurgien, pour remplacer Pierre Jachet, chirurgien du Sanitat, qui vient de mourir. Il sera tenu de soigner les gens contaminés du Sanitat et de la ville et, lorsqu'il sortira, d'" avoir en la main une gaulle blanche ou aultre marque pour le recognoistre. " On lui donnera un logement, 60 l pour s'aménager, 120 l. de gages mensuels, et 30 l. à la fin de l'épidemie " pour se desinffecter et absenter pendant le temps accoustumé. " Il pourra ensuite " exercer la chirurgie et barberie " à Nantes et y lever boutique (1603).


GG. 768. (Liasse.) - 14 pièces papier.
1582-1630. - Mémoire de Pierre Ernault apothicaire " pour médicamentz fournis aux malades de l'Annerye : … Pour le cyrugien de l'Annerye ung potus cordial, suyvant l'ordonnance de Mr Hanry, XX s.... ; coral rouge sur le marbre broyé n drames, VIII s.... ; deux espatulles (spatules) de fer coustent X s.... ; une boeste codignac (cotignac), V s. " - Requête aux fins de secours de Catherine Beausy-maine, veuve de Marc Chevallier chirurgien, envoyé à l'Asnerie par la Communauté de ville pour soigner les pestiférés et qui y est mort de la contagion (1582). - Etat des dépense faites " par François Jahanneau, marchant, pour les pestifferez et autres subsonnez de l'estre, tant au lieu et sanitat de l'Asnerye, que ailleurs par cette ville et forbourgs, " du 6 avril au 5 juin 1603, suivant commission à lui donnée par le maire et les pères des pauvres : Pain " tant pour led. Sanitat que à ceux qui estoinct en la prée et ailleurs reffugiez pour s'esvanter ; " au trompette pour avoir été " à Cocquefou (Carquefou) bannir les deffances de MM. de la Ville de non venir ny frecquanter en ceste ville, à cause de la malladye de contagion quest ausd. lieux, de peur d'infecter cette ville ; " 12 pauvres mis hors de leurs maisons " envoiez à la prée de la Magdelaine pour s'esvanter ; " à Robert Gaultier, sa femme et ses enfants " qui sont cadenez au logis de Landyne Pillette, infectez de contaigion, " 50 s. ; 18 couchettes " de clisse pour mettre dans les tantes ; " 2 poulets pour Godart chirurgien, qui est malade, 6 s. ; herbes, fraises, citrons et oranges pour le même ; " à Pierre Doriou pour avoir imprimé la pollice ; " octave et service pour l'âme de Godart, chirurgien du Sanitat, 121. - Drogues fournies au Sanitat par Jean Paré, apothicaire, du 26 avril au 31 juillet 1605. Total : 760 1. - " Partyes fournyes par Jullien Apvril pour le dezerement du Sanitat et autres maisons " : galipot, soufre, " tormentine, aliàs turbentine " (juin-août 1629). - Fournitures de Nicolas Athimon à son oncle " Estienne Bourboullon, controlle de la Ville. " A côté de nombreuses livraisons de clous, on rencontre aussi du galipot, de la térébenthine, du soufre, des étoupes pour le Sanitat, pour une maison à Richebourg, pour jeter " en l'anfeu des Carmes " (août 1629 juillet 1630).


GG. 769. (Liasse.) - 47 pièces parchemin, 4 pièces papier.
1484-1552. - Mandats de paiement, d'un écu chacun à cinq sergents pour leurs peines " durant que la maladie de peste a eu cours en la ville et forbourgs, à faire fermer les ostelz (et) à loger les francs archers pour la garde de la ville (nov. 1484) ; - de leurs gages, aux sergents qui ont visité et scellé les maisons pendant l'épidémie (1502) ; - à deux autres, " pour faire vuyder les mallades de la malladie contagieuse qui a eu cours et uncores dure à present, fermer et seeller leurs maisons et les faire conduyre à l'aumosnerie " (février-mai 1518) ; - à Raoullet Hubert, sergent, pour la même cause, à raison de 3 liv. par mois (fév-mai et sept. 1519, juin-oct. 1520, janv.-fév. et mai-sept. 1521) ; à René Bridel, sergent (oct. 1521-juin 1522). - Délibération de Ville, en présence de Louis Duboys, sgr des Arpentilz, capitaine de Nantes, établissant, " pour éviter le dangier de la peste qui pourroit plus grandement venir et pulluller…, Jehan Bouillou et Guillaume Rouaud pour faire vuyder hors lad. ville et forsbourgs les gens qui seront malades de peste, aussi pour fermer et barrer les maisons où seront lesd. malades, " aux gages de 4 l. chacun par mois (8 mars 1530 n.s.). - Quittances desdits Bouillou et Rouault (1530-1532). - Requête de la veuve de Rouault pour être payée des quatre derniers mois de gages de son mari (1533). - Quittances de Jacques Dando, successeur de Rouault et de Bouillou, sergent de la prévôté, pour son " office d'aller clourre et fermer les huys et portes des maisons où sont les gens pestiferez et les meptre hors d'icelles " (1534-1535). - Paiement des gages arriérés de Julien Martin " qui remonstre avoir servy durant la contagion l'espace de deux ans ; que pour ceste occasion son office de sergent de la court de Nantes luy a esté inutille durant led. temps, à raison que aulcuns ne osoient se adresser à luy pource qu'il alloyt cheix pestifferez " (août 1550). - Salaire des sergents Julien Martin et Jean Bellaud employés " ès maisons où il y a eu et y a contagion, et y en avoir à present en plusieurs lieulx tant en la ville que fauxbourgs " (avril 1552).


GG. 770. (Liasse.) - 10 pièces papier.
1582-1641. - Ordonnance de police défendant aux habitants sous peine d'amende et de punition corporelle en cas de récidive, attendu " que la peste et contagion jà pullulle en ceste ville, " de jeter " leurs infections et immondices sur les rues " et de souffrir " leurs enfens et serviteurs, de jour et nuict, faire leurs infections et nécessités sur les places " (avril 1582). - Ordonnance du duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne, interdisant, pour " coupper chemyn à la pestillance et contagion qui commance à pulluler et se rallumer en ceste ville, " l'entrée de Nantes " à toutes personnes des villes d'Orléans, Tours, Saulmur, Angers, Ancenys, Blain et autres endroictz notoirement contagieux…, sur peyne de la vie, non comprins le messaiger ordinaire de cheval de lad. ville d'Angers, " et prescrivant à tous les vagabonds de regagner leurs paroisses natales dans les 24 heures, " sur peyne d'estre fustigués et chassez par l'exécuteur de la haulte justice " (nov. 1584). - Procès-verbal de Vaz, docteur régent en la Faculté de médecine, sur divers cas de " purpure, charbon, bubon " constatés par lui aux fauxbourgs de Bièce et de Vertais (1602). - Lettre au maire de Nantes l'avisant de la contagion et de la mortalité au Croisie où l'on ne prend aucune précaution pour conjurer le mal (1629). - Ordonnances défendant, à cause de la contagion, aux forains des provinces de Poitou, Anjou et autres en amont sur la Loire, d'entrer à Nantes sans certificats des juges de police de leurs ressorts ; - prescrivant de fermer et cadenasser " une maison du forbourg de Grand Bièce ; " - interdisant aux Nantais de se rendre à la foire du Marillais en Anjou ; - aux bouchers de " souffler dans leurs viandes " pendant l'épidémie ; - à " ceux qui ont esté dans le mauvais air de venir en personne aux logis des juges de la pollisse…, ny de se communicquer, sauf à les faire advertir par leurs voisins " (1631) ; - défendant au sr Billy de la Briançais et à ses " gens inffectez de peste… de sortir et se communiquer en fasson quelzconques, " à peine de 1 500 l. d'amende (1641).


GG. 771. (Liasse.) - 151 pièces papier, 12 sceaux.
1719-1724. - Bruits de peste à Angers ; le marchand qui a répandu cette fausse nouvelle mérite la prison (janv. 1721). - Demande de renseignements sur la santé à Tours et à Loudun (janv. 1721). - Arrêts du Conseil déclarant libre le commerce intérieur avec le Languedoc, le Lyonnais et le Dauphiné (fév. 1721) ; - exigeant des certificats de santé pour les marchandises destinées à la prochaine foire de Guibray, près Falaise (mai 1721) ; - obligeant les Commissionnaires de Paris et du royaume à déclarer la qualité et le poids des marchandises qu'ils expédient par les rouliers (juin 1721) ; - fixant les routes de Paris en Languedoc (août 1721). - Taxe pour les lettres de santé et le plombage des ballots (août 1721). - Prescriptions contre les détenteurs d'étoffes fabriquées en Languedoc, notamment à Marjevols en Gévaudan où la contagion s'est communiquée (sept. 1721). - Ordonnance de police pour l'expulsion de Nantes de toutes personnes suspectes et sans aveu : les circonstances exigeant des précautions contre le mal contagieux. - Incarcération de trois voituriers de l'évêché de St-Brieuc entrés à Nantes avec des balles de toile, sans lettres de santé. - Mainlevée requise par des marchands de draps de soie, de Rennes. - Lettre du Bureau de Santé de Lyon à celui de Nantes sur les difficultés faites à l'entrée des draperies de Lyon. - Précautions prises à l'occasion des bagages du régt de Beaucourt-dragons venus par eau d'Orléans à Nantes (oct.-nov. 1721). - Injonction aux aubergistes de tenir registre de leurs logeurs afin qu'on puisse vérifier leurs lettres de santé (déc. 1721). - Arrêt du Conseil permettant l'introduction à l'intérieur du royaume des marchandises de Provence non susceptibles de contagion : huiles, vins, savons, etc. (30 mars 1722). - Mesures prises à Marseille le 8 juin 1722 en prévision de la contagion dont on redoute le retour. - Arrêts du Conseil autorisant la tenue de la foire de Bordeaux le 15 oct. 1722 : l'épidémie n'existant plus ; - révoquant diverses défenses préjudiciables au commerce (déc. 1722). - Lettre de L. A. de Bourbon, comte de Toulouse, au maire de Nantes, prescrivant des prières publiques et le tir du canon en actions de grâce de la délivrance du mal contagieux (fév. 1723).
Arrêts (imprimés) interdisant d'inhumer dans les églises (1719, 1724).


GG. 772. (Liasse.) - 12 pièces papier.
1721-1723. - Lazarets. - Achat par la municipalité de Nantes d'une loge construite dans la forêt de Touffou pour l'exploitation de celle-ci, afin d'y transporter les marchandises à désinfecter (1721). - Vente des matériaux du hangar de ladite forêt ayant servi de lazaret (1723).
Correspondance du maire Mellier touchant la suppression d'une chaloupe de santé " à Pouillac, généralité de Bordeaux, " et l'établissement d'un lazaret dans l'ile de la Dive près l'Aiguillon (1723).


GG. 773. (Liasse.) - 103 pièces papier, 7 sceaux.
1738-1788. - Rapports de Louis Alexandre, médecin de la ville de Nantes, assisté de deux chirurgiens, sur une épidémie qui en six semaines a fait mourir 63 personnes dans la paroisse de Sucé, concluant à une péripneumonie maligne (1738) ; - sur une autre maladie en la même paroisse ; celle-ci n'est qu'une fiévre putride non épidémique (mars-avril 1749). - Envoi de divers médecins de la Faculté de Nantes à Vertou, St-Sébastien, la Haye-Fouassière, Haute-Goulaine, lors d'une épidémie de dyssenterie : délibérations, rapports (sept.-nov. 1749). - Dyssenterie dans une vingtaine de paroisses autour de Nantes : instructions appels à la charité publique et souscriptions, listes des malades et des morts, correspondance, comptes de médicaments, quittances des bouchers, des recteurs des paroisses et autres. Un état général pour 1765 seulement mentionne 11.100 malades et 2.653 décès (juillet 1765-mars 1766). - " Arrêt du Conseil d'Etat portant Règlement sur les fonctions et les travaux de la Société royale de Médecine, relativement aux Epidémies " (1786). - Lettre anonyme adressée au maire de Nantes au sujet d'un sr Sueton, lequel a ouvert une salle dans la maison Villetreux, sur l'ile Feydeau, pour inoculer les enfants du quartier (1788).


Quarantaines.


GG. 774. (Liasse.) - 47 pièces papier, 1 sceau.
1665-1720. - Arrêt du parlement de Bretagne levant les défenses de commercer avec la Hollande et interdisant, à peine de la vie, l'admission dans les ports de la province de trois vaisseaux malouins chargés à Toulon depuis que cette ville est affligée du mal contagieux, " qu'au préalable ils n'ayent faict une quarantaine exacte et rigoureuse. " - Transport de Louis Mesnard, échevin de Nantes, à St-Nazaire et à Paimbœuf, pour interdire toute communication avec Le Chaudron doré, navire de St-Malo mouillé à Mindin, arrivant de Toulon " infecté de peste " (1665). - Ordonnance royale règlant les précautions à observer dans les ports français touchant les navires venant du Danemark et de la Suède, et arrêtés locaux en conséquence : les vaisseaux devront mouiller à Mindin et débarquer leurs marchandises suspectes sur l'ile St-Nicolas-des-Défunts, où l'équipage pourra prendre l'air et dresser des tentes (1712). - Mémoire sur les droits levés en divers ports de Bretagne par les officiers chargés de visiter les navires venant des lieus suspects. - Ordonnances réglementant les mesures à prendre au sujet des vaisseaux arrivant de Hambourg, Lubeck et ports voisins. - Correspondance concernant Le Chien Fidèle, navire venu de Lubeck. - Procès-verbal relatif au Henri, de Hull en Angleterre, arrivé de Kœnigsberg en Prusse, chargé de grains pour Thomas et Daniel Maenemara, marchands à Nantes. - Ordre d'informer si L'Espérance à réellement jeté à la mer ses laines et chanvres, comme le prétend de capitaine (1713). - Ordonnances restreignant à 15 jours, puis supprimant la quarantaine imposée aux vaisseaux de Lubeck, Brême et Hambourg (1714 et 1715). - Arrêt du Conseil permettant l'entrée libre des lins et chanvres étrangers jusqu'alors suspendue (1717).


GG. 775. (Liasse.) - 121 pièces papier, 13 sceaux.
1720-1721. - Peste de Marseille. - Ordonnance de la municipalité de Nantes enjoignant aux navires venant des parages de Marseille de faire quarantaine à Mindin ; les équipages pourront descendre sur l'ile St-Nicolas-des-Défunts (21 août). - Arrêts du Conseil d'Etat (14 sept., 2 oct.). - Lettres de M. du Botdiguet, sénéchal de St-Nazaire, charge de veiller à l'exécution des mesures préventives. - Remise de certificats aux bateaux partant de Nantes, pour leur permettre d'être admis dans les ports espagnols. - La Notre-Dame-de-la-Garde, au sr Marcorel, qu'on attend de Marseille, mouillera dans la rade de Bonne-Anse et recevra à son bord " deux Lorains de confiance, qui font partie de la garnison du château " comme Invalides et dont l'un sera toujours de quart ; ses marchandises seront ensuite débarquées sur l'ile Dumet où l'on compte établir un lazaret. Procès-verbaux relatant que le navire n'a pu décharger à Cadix les marchandises destinées à ce port : menacé qu'il a été " de tirer dessus s'il ne se retiroit, " que la lettre de santé et le rôle d'équipage ont été communiqués " dans une écuelle de bois plaine de vinaigre, " qu'il n'y a et n'y a eu aucun malade à bord et, vu le peu de sécurité de Bonne-Anse, concluant à ce que le bateau pût remonter à Mindin. Refus des Nantais d'adhérer à ces conclusions et injonction à La Notre-Dame-de-la-Garde de retourner à Marseille après avoir été ravitaillée ; toutefois les passagers, le pilote de Belle-Isle et les Invalides sont débarqués à l'ile St-Nicolas, où des baraquements ont été installés pour eux. Levée de la quarantaine pour les gens déposés sur l'ile St-Nixolas ; ils ont reçu des habillements neufs et le hangar et les vieux vêtements ont été brûlés. Détail des frais s'élevant à 3 234 l. 19 s. (sep.-nov. 1720). Difficultés pour le remboursement de cette dépense (déc. 1720-nov. 1721). - Saisie de savons arrivés sur La Rose Rouge, en dernier lieu D'Amsterdam, mais précédemment de Marseille (janv. 1721).


GG. 776. (Liasse.) - 120 pièces papier, 23 sceaux.
1721. - Arrêt de la Cour interdisant le commerce dans les iles de Jersey et d'Aurigny et tous rapports avec les trois navires actuellement sous Césambre. - Précautions recommandées contre les vaisseaux venant de Riga et de la Livonie. - Interrogatoire du capitaine et du chirurgien de L'Union ancrée à Mindin. Ils sont partis de Gènes le 16 mars 1721 avec des lettres de santé et n'ont point de malades. La mer étant grosse et le navire faisant eau, on l'autorise à prendre un abri plus sùr. L'intendant consentait à laisser débarquer la cargaison à Paimbœuf ; mais, sur les remontrances des Nantais alléguant que les savons qui se trouvaient à bord pouvaient provenir de Marseille, refus est fait à L'Union de séjourner dans le bas de la Loire. Elle retournera à Gènes ou à la Rochelle, lieu de sa première destination, ou bien se rendra aux îles St-Marcou, en Normandie. Réclamations du capitaine : son navire n'étant pas navigables. Vu la difficulté de lui procurer des calfats, il mettra sa cargaison sur l'île St-Nicolas, submergera son bateau pendant deux ou trois marées, après quoi il pourra entrer à Paimbœuf (mars-juillet). - Ordre à la tartane Vierge de Miséricorde, venue de Martigues, de quitter St-Nazaire, ses passeports étant suspects (juin-juillet). - Libre entrée au vaisseau L'Amazone arrivé de Livourne, lequel a purgé sa quarantaine et dont les 48 hommes portés sur le rôle d'équipage sont en bonne santé (juin-août). - Correspondance touchant Le Saint-Jacques, expédié de Livourne à M. Chiels, de Nantes, et la tartane Sainte-Claire d'Agde, chargée à Cadix pour M. Le Manne (juillet-aoùt). - Projet d'établissement de chaloupes destinées à croiser sur les côtes de Bretagne, ou mieux de lazarets (juillet-aoùt). - Gènes et Livourne n'étant " point soupçonnés de contagion, " on ne saurait refuser de recevoir les vaisseaux venant de ces ports, s'ils n'ont point communiqué avec la Provence (juillet-aoùt). - Lettre de L[ouis de la Vergne de Tressan], évêque de Nantes, au maire Mellier, lui faisant part des bruits répandus sur la négligence des agents. On dit mème qu'un échevin a reçu mille pistoles pour favoriser l'entrée d'un navire suspect. Tout cela est fort préjudiciable au port de Nantes ; à Bordeaux et à la Rochelle, on est plus sévère (Paris, 21 juillet). - Entrée pour La Marianne, bélandre arrivée de Cadix. elle a subi dix jours de quarantaine à l'île St-Nicolas-des-Défunts, sur laquelle on brùlera les cordes et emballages, notamment les sacs de cuir avec poil qui contenaient de la conchenille (aoùt-sept.). - Observations de Mellier à l'intendant sur les intentions du comte de Toulouse. Il trouve dangereux de faire interner au château du Taureau ceux qui auront trafiqué avec Jersey et Guernesey (aoùt).


GG. 777. (Cahiers.) - 22 et 4 fos papier.
1721-1723. - Ordonnances, arrètés et mainlevées donnés par le " Conseil de la Santé de Nantes. " - Mainlevée au Saint-Jean-Baptiste qui, après avoir pêché la morue, est allé à Alicante. Il y a vendu sa cargaison et en a repris une autre (22 fév. 1721).
- Arrêtés et pièces diverses concernant L'Amazone, Le Saint-Jacques, La Sainte-Claire, L'Union, La Marianne, La Généreuse, etc. (1721) ; La Minerve, La Dorothée, etc. (1722) ; La Victorieuse venant de Lisbonne, Le Comte Joseph arrivé de Malte et La Marie-Anne d'Amsterdam (janv. et fév. 1723).


Bureau de Santé.


GG. 778. (Liasse.) - 45 pièces papier, 1 sceau.
1721-1722. - Etablissement et organisation. - Arrêt du Conseil portant établissement à Nantes d'un Bureau de Santé dont les séances seront tenues à l'Hôtel de Ville (30 aoùt 1721, imprimé). - Arrêté municipal attribuant au procureur et au greffier de la ville les mêmes fonctions dans ledit Bureau (8 sept. 1721). - Ordonnance de l'intendant nommant MM. Richard et Boutin médecin et chirurgien du Bureau de Santé (1er oct. 1721). - Correspondance concernant le projet du nouveau service ; ses attributions, notamment le pouvoir de régler les quarantaines ; la nomination du sr Chinon comme interprète pour l'espagnol et l'italien ; le paiement de diverses dépenses.


GG. 779. (Registre.) - In-f°, 150 feuillets papier, dont 73 écrits.
1721-1728. - Délibérations. - " Le présent registre… est pour servir à incérer les affaires quy concernent le Bureau de Santé estably en cette ville par l'arrest du Conseil du trente aoust dernier. " - Dans le procès-verbal de la première séance tenue le 10 oct. 1721 en présence de Mellier, maire de Nantes et président du Bureau de Santé, est inséré ledit arrêt du Conseil. - Dépôt de marchandises arrivées d'Orléans, par eau, " dans les magazins ou lazaret étably dans la maison de la Gibraye, en St-Sébastien ; " le directeur de la compagnie des Indes est autorisé à faire enlever au préalable 4 caisses de balanciers à plomb et 4 barils de plomb à marquer les mousselines. - Lettre du Conseil de Santé de Paris à celui de Nantes au sujet des étoffes sorties du Languedoc qui doivent être " mises en quarentainne, éventées et parfumées. " - Défense de loger les mendiants et vagabonds sans la permission du Bureau de Santé. - Transcription de certificats délivrés à des négociants de Lyon dont les marchandises expédiées à Nantes par Roanne et la Loire avaient été désinfectées avant leur départ. - Consignation à bord des bagages du régt de Beaucourt-dragons, arrivés par bateau d'Orléans à Nantes, avec deux officiers, 40 hommes et plusieurs dragons écloppés. - Arrêt du Conseil interdisant aux marins des brigantins et pataches faisant la police des côtes, de monter en mer à bord des navires avant la visite de santé. - Permis de continuer leur route sur Nantes pour des vaisseaux provenant de Cadix, d'Irlande ; de Bayonne, etc. ; pour la tartane Sainte Marie et sainte Anne, arrivée de Lisbonne (1721). - Ordonnance de l'intendant prescrivant de lever la quarantaine imposée à Brest à La Françoise Joseph, venue de Nantes sans lettre de santé, si réellement la balle de laine chargée à bord a été dégraissée et peignée à Nantes, comme le dit l'expéditeur. - Ordre d'informer contre ceux qui ont maltraité les gardes commis par le Bureau de Santé pour chasser les mendiant s'introduisant dans la ville. - Mainlevées à de nombreux " voituriers par eau " d'Orléans, Tours, Saumur, Angers, Roanne, lesquels ont justifié n'avoir rien de suspect dans leurs bateaux. - Le capitaine de La Sara d'Amsterdam fournit pour caution touchant l'exécution d'une ordonnance de santé, au sujet de 5 balles de coton filé de Jérusalem qu'il a à son bord, n. h. Pierre Sengstaek, négociant de Nantes, habitant le faubourg de Pirmil ; - celui des Trois-Sœurs, de même provenance, est cautionné par n. h. Jean-Antoine Sengstaek (1722). - Arrêts du Conseil et lettres de l'intendant touchant le mal contagieux. - Ordonnance du bailli de Langeron, commandant pour le roi à Marseille, dispensant de la quarantaine les navires sortant de ce port (1723). - Correspondance relative au vaisseau hollandais Le Serrurier, capitaine Ruiter (1724), et aux navires arrivant de la Morée (1728).


GG. 780. (2 cahiers.) In-f°, 92 feuillets papier.
1721-1723. - Copie partielle du précédent registre. Ici, le dernier procès-verbal est du 23 juin 1723.


GG. 781. (Registre.) - In-f°, 92 feuillets papier, dont 45 écrits.
1722. - Déclarations des " voituriers par eau, " du 23 mars au 16 nov. - Détail des marchandises arrivées à Nantes par la Loire sur des bateaux provenant d'Orléans, Tours, Saumur, les Ponts-de-Cé, Blois, Roanne, avec défense de décharger jusqu'à ordonnance du Conseil de Santé. - À Nantes, les bateaux sont amarrés au port Maillard, vis-à-vis le château, aux quais Mellier, de la Maison Rouge, de M. Laurencin, " à la halle de la prée de la Magdelaine ", " à vis la balise de la prairie de la Magdelaine ", " au Fortuneau derrière la chapelle de la Magdelaine. " - À noter dans les cargaisons : des toiles de Laval, de St-Quentin et de Beaujolais ; de la " laine, manufacture de Reims, " 4 pièces " droguet, manufacture d'Amboise, " 2 pièces d'étoffe de soie de la fabrique de Tours, une boîte contenant des tabliers de soie brodés or et argent ; de la quincaillerie, 50 liv. 1/2 de " liche frite " (lèchefrite) ; des cuirs et chaussures ; du " fromage de Grière ; " des vins d'Auvergne, de Reims, de Champagne, de Bourgogne, de Languedoc ; un moulin à passer du blé ; des livres d'église et ornements de chapelle, des livres pour les srs Nicolas Verger, Cors, de Huqueville, du Rocher, libraires ; pour Mathurin Terrien, 2 portraits ; " pour le sr Maurepas Cochon, 3 phaëtons garny de leurs rouës ; " pour le sr Lelievre de Valoris, supérieur de l'Oratoire, 2 caisses de livres…, 2 boîtes de remèdes ; pour le sr Pihery, 7 coffres et un grand mannequin contenant " des décorations de théâtre pour comédiens et hardes à leurs usages, " en provenance de Tours (1er juillet) ; pour le sr Lamiral, un métier de fer, à faire des bas ; pour le sr Fellonneau, 30 ballots renfermant " vermillon, quinquinat, ollivette et terres agattes, " graines à semer, etc. ; pour M. le marquis de Coëtlogon, un panier vin de Champagne.


GG. 782. (Registre.) - In-f°, 50 feuillets papier.
1721-1722. - " Extraits des Déclarations des voituriers par eau, " du 1er oct. 1721 au 12 mai 1722. - Draperies de Lodève, de Reims, de Tours, de Sedan, d'Abbeville, basins de Troyes, étamines noires de Nogent le-Rotrou, une balle de 4 pièces " pinchignas ", fabrique d'Amboise ; chapeaux de Lyon ; tapisserie d'Auvergne ; " une balle poil de chèvre et chameaux ; " quincaille et fusils de St-Etienne e Forez, galoches de Tours, une caisse verrerie et faïence venant de Nevers ; pour l'abbé Collet, 22 caisses de livres arrivant de Paris ; pour les Pères Chartreux, 2 balles étoffe de laine blanche fabriquée à Loches, déclarées par le R. P. dom de Coussy, procureur des Chartreux ; 24 ballots de fournitures pour l'habillement du régt des Landes, en provenance de Paris, chargés à Orléans ; 2 valises pour les PP. Lejay et de la Menardaye, prêtres de l'Oratoire ; papiers et livres à l'usage du P. Moignon, de la Compagnie de Jésus ; livres destinés au libraires Maillard et Douët ; pour le roi d'Espagne, 2 barils de beurre embarqués à Orléans ; 3 boîtes de pêches, 3 pots de câpres, une boîte contenant 100 " truffles ", venus de Chinon ; poires de Bon Chrétien ; 52 barriques " sirop melasses d'Orléans ; " 87 barils poudre à canon, de même provenance ; pour le sr René Montaudouin, une caisse contenant plusieurs tableaux ; 212 milliers de fer destinés à la Marine, chargés à La Charité ; pour les PP. Récollets, un paquet " racine d'asperche, " arrivé de Tours ; pour " Mme la marquise d'Orvaux ", un panier de bouteilles de vin de Champagne ; une caisse contenant " masques et soulliers pour homme ; " pour Pierre Cavalin, muletier du Bourg-de-Batz, 29 balles de marchandises de laine pour mener en Basse-Bretagne.


GG. 783. (Registre.) - In-f°, 100 feuillets papier.
1722. " Extraits des Déclarations des voituriers par eau, " du 13 mai au 5 nov. .


GG. 784. (Liasse.) - 56 pièces papier, 11 sceaux.
1721. - Placard au nom des Etats-Généraux des Pays-Bas, au sujet de la police sanitaire avec la France (12 sept., imprimé en français à La Haye). - Arrêts du Conseil d'Etat concernant les marchandises venues du Levant (14 sept.) ; - les précautions à prendre à l'égard des bâtiments étrangers qui abordent avec des marchandises dans les ports du royaume (1er oct.) ; - interdisant aux pataches et aux barques de pêche d'accoster les vaisseaux avant que " les Bureaux de Santé n'ayent fait leur descentes " (10 nov.). - Correspondance touchant les tartanes Sainte-Marie de Martigues et Saint-Antoine, et le navire Saint-Joseph, arrivés de Cadix à Paimbœuf et à St-Nazaire (sept.-oct.) ; - La Catherine-Louise de Dieppe, venant du Portugal, " commandée par Roger Prudomme, qui n'est guères prude cependant ; " sur la demande de ses passeports, " il envoya tout au diable… C'est un drolle qui meriteroit bien croquer le marmot avec ses 500 barriques de fruits " (22 nov.). - Lettre de l'intendant de Brou au maire de Nantes : le Bureau de Santé sera autorisé à faire brûler les vêtements des marins, s'il le juge à propos, bien que cela ne soit pas spécifié dans les arrêts du Conseil (11 oct.). - Forme des interrogatoires à faire aux équipages par le Bureau de Santé (20 nov.).


GG. 785. (Liasse.) - 121 pièces papier, 16 sceaux.
1722-1723. - Refus de J. Goupil, capitaine du Le Seip, arrivant de la Martinique, chargé de sucre, coton et cacao, de communiquer ses papiers aux juges de Santé de Concarneau, et mesures à prendre à son égard à St-Nazaire. comme il a exhibé ses rôles à Bénodet et qu'il n'a rien de suspect, on lui permet d'entrer en Loire ; mais il paiera 40 l. d'amende pour refus d'obéissance (janv.-fév.) - Lettres de M. Galliot de Gran, sénéchal de St-Nazaire, signalant l'arrivée de navires provenant de Gênes, Cadix, Bilbao, Lisbonne, avec l'indication sommaire de leurs cargaisons ; - offrant incidemment au maire Mellier un agneau du pays, " si en cas vous faisiés gras ce caresme, " car ils sont très goùtés. Mellier répond de même : " Mon épouse est obligée de faire gras pendant ce Carême, étant sur le point d'accoucher " (2 mars) ; - notant la perte dans les parages d'un vaisseau appartenant à M. Montaudouin de Launay ; toutefois la cargaison a été sauvée (18 mars) ; - exposant les difficultés faites au sr du Frexou, chirurgien à St-Nazaire, pour avoir visité et parfumé des navires : les srs Bouin et Collin, chirurgiens à Paimbœuf, disant avoir ce monopole dans la rivière. - Le brigantin Hirondelle ayant fait à Livourne une sévère quarantaine, a été admis à Nantes en libre pratique sans difficulté (1er août). - Refus par le Bureau de Santé de recevoir des balles de coton du Levant faisant partie des cargaisons de La Sara, de La Marie-Albertine et des Trois-Sœurs arrivées d'Amsterdam (10 et 30 sept., 4 oct.). - Naufrage du Saint-Jacques au Pouliguen et visite de sa cargaison (oct. 1722). - Admission à Nantes avec tout leur chargement, du Saint-Joseph parti de Malte, port qui est indemne, mais où il a embarqué des balles de coton filé originaires du Levant (déc. 1722-janv. 1723) ; - de La Demoiselle Anna arrivée d'Amsterdam avec une balle de coton venue de Marseille à Amsterdam en juin 1720 (fév. 1723). - Délibération du Bureau de Santé au sujet d'un vaisseau français attendu à Nantes, provenant d'Alexandrie. Il aurait plusieurs matelots atteints de la contagion et le bey de Tunis n'a pas voulu l'admettre. Refus du sénéchal de Bourgneuf de laisser publier et afficher ladite Délibération du Bureau de Nantes, attendu que celui-ci n'a aucune juridiction dans la rade de Bourgneuf (juin). - Suppression de la quarantaine à Marseille (30 juin). - Précautions contre des navires partis du Levant, lesquels croisent dans la Manche et sur les côtes de Hollande et dont on dit les équipages infectés (août-déc. 1723).


GG. 786. (Liasse.) - 23 pièces papier, 4 sceaux.
1724-1731. - Le vaisseau hollandais Le Serrurier, capitaine Ruiter, a chargé à Smyrne en juin 1724, pendant que la peste y régnait ; sa cargaison aurait ensuite été débarquée à Amsterdam sans précautions ni quarantaine. Ces dires sont exagérés. - Faux bruit d'une maladie contagieuse à Lisbonne (nov. 1726). - Obligation pour les navires de Nantes faisant voile vers l'Espagne de prendre des lettres de santé (fév. 1728). - Précautions à observer au sujet de 3 vaisseaux partis de Zante, en Morée (juin 1728). - Lettre de l'intendant au maire de Nantes relative à une maladie qui règne à Cadix ; comme elle est simplement épidémique et non contagieuse, il suffira de prendre des mesures préventives sans interdire tout commerce (nov. 1730). - Délibérations touchant un navire attendu de Cadix et un autre venu du Levant, auxquels on a refusé l'entrée en Angleterre, en Hollande et à Dunkerque (1731).


GG. 787. (Liasse.) - 62 pièces papier, 1 sceau.
1747-1788. - Délibérations au sujet de navires venant de Barbarie soupçonnés de la contagion (1747, 1749). - Injonction à La Françoise-Marie, arrivée de Salé, dans le Maroc, à Mindin, de lever l'ancre au premier bon vent et d'aller purger sa quarantaine au lazaret de Marseille, ainsi que le prescrivent les règlements (déc. 1749). - Précautions en vue de l'arrivée de L'Hélène, bateau hollandais chargé de laines, qui n'a fait à Gibraltar qu'une quarantaine insuffisante (1750) ; - contre la peste qui règne dans les ports du Levant (1751). - " De par le Roy La Peste est en Portugal. Ordre de mouiller à la Bonne-Ance, sous peine d'être coulé à fond " (1757 ; placard imprimé en 4 langues). - Réorganisation du Bureau de Santé à l'occasion de la maladie contagieuse sévissant en Pologne et des mesures à prendre en conséquence (1770). - Ordonnances dudit Bureau et Instructions. - Interrogatoires faits à distance par la Commission de Santé à 4 navires venus du Nord, ancrés à Mindin, et à 3 autres mouillés à Bonne-Anse. Permis de débarquer : les équipages n'étant pas malades, " ce que le médecin nous a certifié et l'avons reconnu par nous mêmes à leurs bonnes fisionnomies et à leur gaïeté, après les avoir fait paroitre sur le pont les uns après les autres ; " aliàs " à leurs faces vermeilles et à leur embonpoint " (oct. 1770). - Condamnation contre Poireau, maître du Saint-Jean-Baptiste, de Bordeaux, son pilote et un barger, lesquels ont remonté sans ordres de Mindin à Paimbœuf, puis à Nantes. - Procès-verbal pour contravention contre le barger Bernard, qui s'est rendu à bord du Voltaire venant du Cap (déc. 1770). - Correspondance de Guérin de Beaumont, procureur syndic de Nantes, relative à diverses mesures sanitaires (1770-1771). - Ordonnance prescrivant d'armer une chaloupe, d'établir une batterie sur le cimetière de St-Nazaire, etc., à propos d'un gros navire hollandais venant de Gibraltar, dont le capitaine est mort de la peste (nov. 1771). - Ordres et instructions à l'occasion d'" un bâtiment Ragusois, qui…, après avoir essuyé plusieurs accidents de peste, a débarqué à Tanger environ 150 Maures. " - Suppression des précautions extraordinaires (août et nov. 1784). - Ordonnance de santé à raison de la peste qui s'est manifestée à Alger, y faisant périr chaque jour 150 à 200 personnes, et du danger causé par la sortie de ce port de corsaires atteints de la maladie (juin 1787). - Procès-verbaux et jugement contre le brigantin Caprice, provenant de Cadix. Malgré la défense de quitter son mouillage près Mindin jusqu'à nouvel ordre, le capitaine Péau ayant appareillé, la batterie tira à boulet en avant du brigantin ; celui-ci s'arrêta aussitôt et remplit les formalités. Le bateau pourra remonter le fleuve puisqu'il est indemne ; mais il paiera 12 l. d'amende pour avoir levé l'ancre, 24 l. " pour le coup de canon que sa désobéissance a forcé de faire tirer sur son bâtiment " et tous les frais (juillet 1787). - Bourse de jetons au sr du Frexou, commissaire du Bureau de Santé à St-Nazaire (1788).


GG. 788. (Cahier.) - In-f°, 8 feuillets papier.
1787. - Délibérations. - " Le présent registre contenant 148 feuillets de papier timbré… pour servir au greffier de l'hôtel de ville à inscrire les délibérations, ordonnances et autres actes du Bureau de Santé, établi en cette ville par arrêt du Conseil du 30 août 1721. " - Au début, transcription dudit arrêt de 1721 . - Ordonnance de juin 1787 touchant la peste d'Alger, et documents de juillet, même année, au sujet du brigantin Caprice . - Délibération tendant à la suppression des batteries et du bateau de santé établis à St-Nazaire afin d'empêcher les vaisseaux suspects d'entrer en Loire, attendu que les froids qui se font sentir annoncent la fin du mal et que " les papiers publics apprennent que la peste a cessé à Alger " (nov.)