Historique des directions du Grand Théâtre de Nantes

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FERVILLE, directeur en 1791, puis de 1793 à 1795

Louis Vaucorbeil, dit Ferville, est acteur comique. Il dirige brièvement le Grand Théâtre de Nantes après le départ des directeurs Rodolphe et Hus avant de démissionner le 19 juillet 1791, à son tour au bord de la faillite. Les artistes de sa troupe continuent la campagne seuls. Le 28 février 1793, les négociants Riedy et Turminger qui avaient obtenu le bail du théâtre pour 9 ans lui cèdent la direction. Il y reste jusqu’au 23 floréal an III. Peu après les acteurs se révoltent contre le directeur et Ferville est contraint de partir. Après avoir vainement proposé à la municipalité de reconstruire le théâtre brûlé à ses frais, en échange d’une concession gratuite pendant trente ans, il quitte la ville pour Paris. Il tentera d’investir dans l’entreprise de l’Odéon avant de se ruiner.


DANGLAS, directeur de 1796 à 1797 (an IV – an VI)

Les sieurs Violette, Duboscq et Cie qui avaient obtenu le privilège du théâtre de Nantes le cèdent au commerçant Danglas le 24 floréal an IV. Plusieurs négociants et commerçants de Nantes lui apportent leur caution financière. Mais le 7 fructidor suivant, le Grand Théâtre part en fumée lors du IIIème acte de la pièce Zémire et Azor. Le directeur et sa troupe s’installent dans la salle du Chapeau-Rouge réquisitionnée. Danglas prend la fuite en vendémiaire an VI. Les artistes se réunissent en société afin de poursuivre la saison sous la direction des sieurs Dumanoir et Termets.


SÉVIN, directeur associé de 1798 (an VI) à 1812

Julien Sévin, directeur de la troupe du Bignon-Lestard, s’associe avec la troupe du Chapeau-Rouge et prend la tête de la société des artistes aux côtés de Termets (qui démissionne en 1808) et de Dumanoir. Il est seul au poste à partir de 1808. La direction lui est retirée par arrêté préfectoral le 7 juillet 1812.


JOSEPH, directeur en 1812

Première haute-contre d’opéra, l’artiste Joseph ne fait qu’un passage éclair à la tête du théâtre de Nantes : nommé le 7 juillet 1812, la direction lui est retirée le 12 juillet. De nouveau les artistes sont donc contraints de se constituer en société afin de poursuivre la saison. Néanmoins l'ancien directeur figure dans le tableau de troupe de la saison 1813-1814.


ARNAUD, directeur de 1813 à 1817

Premier comique de tragédie et de comédie dans la troupe du Chapeau-Rouge, A. Arnaud est nommé directeur en 1813. Sa troupe réinvestit le Grand Théâtre reconstruit. L’exploitation théâtrale lui est accordée pour cinq saisons à compter de 1813. Mais accusé de malversations et ruiné, il fait faillite en mars 1817.


BRICE, directeur de la société des artistes en 1817

Le baryton Hte Brice entreprend de diriger la société d’artistes constituée après la faillite d’Arnaud mais son engagement est annulé en octobre 1817.


JAUSSERAND, directeur de la société des artistes en 1817-1818 puis directeur de 1818 à 1820

Ancien ténor du théâtre Feydeau et de l’Opéra comique de Paris, Jausserand termine la saison 1817-1818 à la tête des artistes réunis en société après le départ de Brice. Il reprend ensuite l’exploitation théâtrale à son nom jusqu’en 1820. Jausserand figure dans le tableau de troupe de la saison 1818-1819 pour les rôles de premières hautes-contres d’opéra et les premiers rôles de comédie au besoin.


LÉGER, directeur de 1820 à 1822

Pierre François Auguste Léger, chansonnier et homme de lettres, figure parmi les fondateurs du Théâtre du vaudeville de Paris. Après avoir dirigé le théâtre nantais pendant deux ans, un arrêté préfectoral lui retire la direction et lui interdit de s’immiscer dans l’administration du théâtre. Un régisseur est nommé à sa place. Ses actionnaires l’abandonnent et Léger, contraint à la faillite (le jugement sera annulé en appel), cède la direction.


Direction des artistes en société de 1822 à 1823

Alors que l’épidémie de faillite se poursuit auprès des directeurs qui tentent leur chance à la tête du théâtre de Nantes, les artistes tentent d’administrer eux-mêmes la troupe. Mais beaucoup partent tenter leur chance ailleurs. Le théâtre ferme plusieurs mois au début de l’année 1823.


BOUSIGUES, directeur de 1823 à 1827

Raymond Bousigues, première haute-contre dans le grand opéra et l’opéra comique, artiste de la troupe de Nantes en 1821-1822, prend la direction du Grand Théâtre en 1823. Lors de la saison 1825-1826, il dirige simultanément les théâtres de Nantes et d’Angers avec une seule troupe, mais ne réitère pas l’expérience l’année suivante. Le 5 juin 1823, le public nantais découvre Le Barbier de Séville de Rossini. Raymond Bousigues fait faillite au tout début de l’année 1827. Les artistes reprennent une nouvelle fois la direction.


MAINVIELLE, ROLAND et CHARLES, directeurs de la société des artistes en 1827

Suite au départ de Bousigues, plusieurs artistes s'associent pour terminer la saison. Ce ne sont pas des inconnus : Mainvielle tient les premiers rôles de comédie depuis plusieurs années dans la troupe nantaise ; Charles était premier régisseur lors de la saison 1822-1823 et tient les rôles de « financiers et manteaux dans la troupe de comédie et tragédie ».


CLERMONT et JAUBERT, directeurs de 1827 à 1828

Etienne Jean Parfait CHARIOU, dit CLERMONT, et Louis Pierre Bertrand Rémi BERJAUD, dit JAUBERT ont tous les deux été membres de la troupe de Nantes. En 1813-1814, puis en 1819-1820 après un passage au théâtre de Gand, ce dernier tient les rôles de « Martin et Lays » dans la troupe d’opéra. Clermont est contrôleur comptable et caissier chargé de l’abonnement depuis la saison 1820-1821 et restera en place au moins jusqu’en 1840. Sa femme tient les « premiers rôles de comédie » et ceux de « fortes jeunes premières ». Jaubert démissionne de la direction en 1828.


WELSCH, directeur de 1828 à 1829

H. Welsch est membre de la troupe dirigée par Clermont et Jaubert. Plusieurs autres membres de sa famille figurent dans la troupe, aussi bien en tant qu’artistes (A. et L. Welsch sont respectivement troisième basse d’opéra et second amoureux de comédie et tragédie) que dans sa gestion : Welsch fils est sous régisseur lors de la direction Clermont et Jaubert. H. Welsch démissionne le 8 juin 1829.


MAINVIELLE, directeur de la société des artistes de 1829 à 1830

Pour la seconde fois Mainvielle reprend les rênes de l’exploitation théâtrale, toujours à la tête des artistes qui se sont constitués en société.


LEBŒUF-NANTEUIL, directeur de 1830 à 1831

Homme de lettres, Lebœuf-Nanteuil signe un traité d’exploitation du Grand Théâtre pour trois saisons. Il ne tient malheureusement que jusqu’en janvier 1831, date de sa démission. Mainvielle et Tharaud à la tête des artistes terminent la saison théâtrale.


CHARLES, ROCHE fils, DUMONTHIER, directeurs de la société des artistes de 1831 à 1832

Aucun directeur ne se propose pour la saison 1831-1832. La mairie doit donc traiter une fois de plus avec les artistes réunis en société. A leur tête Charles, l’ancien premier régisseur de la troupe, Dumonthier, « forte seconde basses tailles et basses tailles tablier » dans les troupes d’opéra comique et de grand opéra et que Roche fils, qui après un passage dans la troupe de Rouen, tient les rôles de « jeune premier » dans celle de Nantes.


BLOT, directeur de 1832 à 1833

Pour la deuxième année consécutive, aucun directeur ne se propose pour diriger la troupe nantaise. Alfred Blot, qui joue les rôles de Philippe et Gavaudan dans la troupe d’opéra depuis 1830, signe le traité avec la municipalité. Renommé pour la saison suivant, il démissionne et désigne Léon Bizot pour le remplacer. Il reste néanmoins dans la troupe de Nantes.


BIZOT, directeur de 1833 à 1834

Premier ténor d’opéra de la troupe de Nantes, Léon Bizot prend la suite d’Alfred Blot démissionnaire. Lors de la saison 1839-1840, on le retrouve directeur du chant dans la troupe nantaise.


POURCELT DE BARON, directeur en 1834

Après deux saisons sans candidature et l’administration de la troupe par un des artistes de la troupe, l’industriel Pourcelt de Baron tente l’aventure. Brièvement : sa direction ne dure que du 24 mai au 15 juillet 1834 pour cause de faillite. Les artistes essaient de constituer une société mais le théâtre est fermé jusqu’au 13 septembre et la venue d’un nouvel administrateur. Durant l’interruption, quelques artistes réussissent à s’employer dans des petits théâtres privés et cirques, mais la majorité reste sans emploi.


VALAMBERT, directeur de 1834 à 1836

Louis Hélène Valambert (ou Valembert) prend la direction le 13 septembre 1834. Au cours du mois de mars 1836, il est en cessation de paiement ; les artistes s’arrangent avec le directeur pour éviter sa faillite et terminent la saison sous sa direction.


PONCHARD jeune, directeur de 1836 à 1838

Ancien artiste dramatique, Ponchard est professeur de chant à Nantes. Étienne Destranges qualifie de médiocre, « voire fort mauvaise » la saison 1837-1838. Notons toutefois la première représentation d’Hernani à Nantes.


ROUX, directeur de 1838 à 1839

Paulin Roux est artiste dramatique. Incapable de faire face aux engagements fixés par le cahier des charges, il est conservé à la tête des artistes réunis en société.


LEMONNIER, directeur de 1839 à 1840

Charles Lemonnier tient les premiers rôles dans les comédies, drames et vaudevilles. Après avoir été membre de la troupe de Strasbourg, il travaille à Nantes depuis la saison 1834-1835. Il traite pour trois ans avec la municipalité en 1839, mais démissionne au moment de renouveler le second bail : alors qu’il souhaitait réengager la même troupe pour la saison suivante, l’une des principales actrices s’est engagée à Marseille. Sous sa direction a eu lieu la première de Lucie de Lammermoor, de Donizetti.


LAFEUILLADE, directeur de 1840 à 1842

Grand premier ténor d’opéra dans la troupe de 1840-1841, Lafeuillade a dirigé l’opéra de Rouen avant de prendre la tête de celui de Nantes. Après deux saisons il renonce. Lors de sa direction a lieu la première représentation de l’opéra Norma, de Bellini, qui reçoit un accueil modéré.


PRAT, directeur de 1842 à 1843

Nicolas François Vincent Prat est nommé à compter du 1er mai 1842. Des troubles éclatent dès l’ouverture : la municipalité avait remplacé la subvention théâtrale numéraire par une prise en charge des frais de gaz et des salaires du personnel permanent. En novembre la Préfecture est de nouveau contrainte d'ordonner la fermeture provisoire du théâtre afin de calmer les esprits. Prat démissionne en avril 1843 ; le théâtre ferme ses portes.


LAFFITE, directeur en 1843

Jean Télèphe Laffite, ancien notaire, a occupé le poste de chef d’administration des théâtres de Bordeaux. Il ne fait pas long feu au Grand Théâtre de Nantes, ruiné après avoir englouti 17 000 francs dans cette brève aventure : « un beau matin, il prit la diligence, laissant le Théâtre en plein embarras. » (E. Destranges, p. 143) La gestion de théâtre est confiée au régisseur Vautrin.


VAUTRIN, directeur de 1843 à 1844

Jean Denis Vautrin, régisseur sous la direction de Prat et de Laffite, prend la tête d’une société réunissant les principaux artistes de l’opéra afin de terminer la saison 1843-1844.


TILLY, directeur de 1844 à 1847

Auguste Nicolas Tilly, artiste dramatique et pensionnaire du roi. C’est sous sa direction que Franz Liszt donnera un concert le 17 décembre 1845.


LEMONNIER, directeur de 1847 à 1848

Après une première tentative en 1839-1840, Charles Lemonnier retente sa chance à la tête du Grand Théâtre de Nantes. Malheureusement pour lui, le théâtre est déserté du 21 févrir 1848 au 19 mars 1848… Au bord de la faillite, il démissionne le 20 mars. Roche lui succède à la tête des artistes durant l’été 1848.


TALIER, directeur de 1848 à 1849

Xavier Emmanuel Talier arrive à la direction en septembre 1848. Afin de redresser la situation financière catastrophique depuis des années, il crée une société en participation ; sans succès réel, il laisse sa place à la fin de la saison.


LEMONNIER, directeur de 1849-1850

Charles Lemonnier revient à la tête du Théâtre Graslin à partir de juillet 1849 et signe pour trois saisons. C’est un nouvel échec : n’arrivant pas à compléter sa troupe et ne respectant pas suffisamment les règlements des débuts au gré de la mairie, il est suspendu le 12 octobre 1850 et remplacé par Guérin, son régisseur principal.


GUÉRIN, directeur de 1850 à 1854

Emile Guérin, deuxième ténor d’opéra comique et premier amoureux de vaudeville, figure dans la troupe de Nantes depuis la saison 1834-1835. Il était directeur associé à Ponchard en 1836-1837. Bien qu’ayant signé pour une cinquième saison, il démissionne le 18 juillet 1854 et quitte Nantes « sans laisser d’adresse ». Un certain Jules Verne donna à cette époque une comédie intitulée Les Pailles rompues


CLÉMENT, directeur de 1854 à 1855

Pierre Amédée Clément est nommé à la tête du théâtre du 31 août 1854 au 31 mars 1855. Il démissionne quinze jours avant la fin de la saison.


DEFRENNE, directeur de 1855 à 1856

Floris Defrenne


de MORTAIN, directeur en 1856

Camille de Mortain, artiste de la troupe de Nantes, signe pour l’exploitation théâtrale du 1er mai 1856 au 30 avril 1857. La subvention municipale étant très limitée, il essaie de trouver des fonds auprès d’actionnaires. En vain. Il démission le 8 août 1856.


ROLAND de SAINT-LÉGER, directeur de 1856 à 1857

Louis Roland de Saint-Léger crée le 6 septembre 1856 une société afin de gérer le théâtre dont la situation financière est toujours critique, mais ne reste qu'une saison à la tête de Nantes.


VIGNY, directeur en 1857

Artiste dramatique, Auguste André, dit Vigny est l’ancien administrateur du théâtre de Montpellier. Il signe pour trois campagnes courant à compter du 1er juin 1857 mais démissionne dès le 16 juillet 1857.


PLUMKETT, directeur en 1857

François Plumkett a dirigé les théâtres secondaires de Bruxelles et le théâtre de Rouen. Il succède à Vigny dans les mêmes termes de contrat. Incapable de former une troupe, il démissionne le 28 juillet, trois jours à peine après la publication de son arrêté de nomination.


DOLIGNY aîné, directeur en 1857

Alcide Doligny est le troisième homme à signer un traité avec la ville au cours de l'été 1857. Mais lui aussi échoue car comme pour ses prédécesseurs, la ville refuse de revenir sur son cahier des charges et sur la subvention accordée. Après avoir accepté son engagement et ce malgré les réticences du ministère de l’Intérieur, la mairie lui retire le contrat.


Charles Solié, 1883, 149 PRES 1.

SOLIÉ, administrateur gérant de 1857 à 1861

C’est finalement le chef d’orchestre Charles Solié qui prend les rênes d’un théâtre en mal de directeurs. Pour la première fois le théâtre va être administré par la ville. Charles Solié, chef de l'orchestre du Théâtre français de Marseille à l'âge de quinze ans, dirigea par la suite ceux de Rouen avant d'effectuer plusieurs tournées européennes. Le 28 février 1861, il monte la première représentation de Faust et obtiendra les félicitations de Gounod.
Article sur Charles Solié publié dans Nantes Moderne en 1883.


CHABRILLAT, directeur de 1861 à 1862

Antoine Chabrillat, agent dramatique et ancien directeur de théâtre.


JOURDAIN, directeur de 1862 à 1863

Ferdinand Jourdain a dirigé le théâtre de Metz de 1850 à 1854. En 1866, la mairie écrira au sujet de sa direction que "sa capacité et sa probité avaient même été suffisamment éprouvées pour qu'on pût lui continuer son privilège, et si un successeur lui a été préféré cela n'a tenu qu'à des incidents et des influences de proctection qu'il vous importerait peu de connaître et d'apprécier"...


COMMINGE, directeur de 1863 à 1867

Henri Comminge, artiste lyrique.


BERNARD, directeur de 1867 à 1868

Louis Napoléon Bernard a été à la tête des théâtres de Bordeaux puis de Strasbourg. La municipalité alsacienne dit de lui qu'il n'a pas de fortune personnelle. Après une saison à la tête du Grand Théâtre de Nantes, il est considéré comme démissionnaire en juillet 1868 pour rupture de paiement.


COMMINGE, directeur de 1868 à 1869

Après une première direction à Nantes entre 1863 et 1867, Henri Comminge resigne pour la saison 1868-1869. Il fait malheureusement faillite en janvier 1869.


SOLIÉ, directeur des artistes en société en 1869

Charles Solié prend la tête de la société d'artistes pour finir la saison après la faillite du directeur Comminge.
Article sur Charles Solié publié dans Nantes Moderne en 1883.


DÉFOSSEZ, directeur de 1869 à 1870

A. Défossez a été directeur du théâtre du Havre.


SOLIÉ, directeur en 1870

Charles Solié revient une nouvelle fois à la direction en 1870 mais demande la résiliation de son traité le 30 août du fait des circonstances politiques et du déficit financier occasionné.
Article sur Charles Solié publié dans Nantes Moderne en 1883.


BARBE et LÉON, directeurs des artistes en société en 1870

Les artistes Lucien Barbe et Joseph Léon tentent de reprendre l'exploitation théâtrale à la tête des artistes en septembre 1870.


DÉFOSSEZ, directeur de 1871 à 1872

Après un passage par Nancy, A. Défossez revient dirigé le temps d'une saison le théâtre de Nantes.


FERRY, directeur de 1872 à 1873

Paul Ferry, rédacteur en chef du journal La Comédie, a dirigé le théâtre du Havre.


de THOLOZÉ, directeur de 1873 à 1874

Le directeur de Tholozé a exercé successivement à Grenoble, Boulogne-sur-mer, Oran et Verviers. Entre septembre 1873 et février 1874, il perd la somme de 35 000 francs dans l'exploitation théâtrale de Nantes. Il affirmera par la suite ne pas avoir signé de cahier des charges à son entrée en fonction.


FRESPECH, LONGPRÉ et FRANCIS, directeurs des artistes en société de 1874 à 1875


COULON, directeur de 1875 à 1876

E. Coulon a exercé au théâtre d'Anvers avant de venir à Nantes. Sa concession durait jusqu'en 1878 mais il arrête au bout de la première saison... pour revenir en 1877.


BELLEVAUT, directeur de 1876 à 1877

E. Bellevaut a auparavant dirigé le théâtre de Toulouse.


COULON, directeur de 1877 à 1878

E. Coulon revient à Nantes après avoir exercé la direction en 1875-1876. Mais il part de nouveau en avril 1878, avec l'assurance dit-il d'obtenir la direction du théâtre d'Anvers qu'il a déjà dirigé.


LEMOINE, directeur de 1878 à 1879

E. Lemoine était directeur du théâtre de Rouen pendant six ans avant de passer une saison à la tête de celui du Havre. Il abandonne la direction de Nantes aux artistes le 28 mars 1879 pour cause de déficit financier.


GRAVIÈRE, directeur de 1880 à 1881

T. Gravière a successivement dirigé les théâtres d'Amiens puis de Nancy avant d'arrivé à Nantes.


LAFON, directeur de 1881 à 1883

Olive Lafon, ancien directeur du théâtre de Nîmes, obtient la concession de celui de Nantes pour la saison 1881-1882.


GAULTIER de LONCLE, directeur de 1883 à 1884

Ernest Gaultier de Loncle est l'ancien directeur des théâtres de Lille et de Tours. Sa caution sera encaissée après son départ de la direction de Nantes pour non respect du cahier des charges, décision confirmée en justice.


SOLIÉ, directeur de 1884 à 1885

Charles Solié revient une quatrième fois à la tête du Grand Théâtre de Nantes en 1884.
Article sur Charles Solié publié dans Nantes Moderne en 1883.


PARAVEY, directeur des artistes en société de 1886 à 1888

Ancien administrateur général du Grand Théâtre de Bordeaux, Louis Paravey est à la tête de la société d'artistes constituée pour administrer Graslin tout en remplissant son rôle de première basse dans la troupe d'opéra comique. Il démissionne le 13 mai 1887 :

"À mon entrée en fonctions, j’ai trouvé deux théâtres [Graslin et Renaissance] manquant presque de tout, même du nécessaire. Il m’a fallu tout reconstituer. Grâce à la coopération et au dévouement de mes trois chefs de service, le régisseur, le costumier et le chef machiniste, j’ai pu à force de soins arriver à donner aux ouvrages que j’ai montés une interprétation digne d’une grande ville. […]Je ne parlerais pas non plus des matinées populaires à moitié prix ! […] Je laisse ce soin aux soixante mille spectateurs qui se sont succédés à La Renaissance ces jours-là. Malgré la supériorité des recettes de cette année sur celles années précédentes, j’arrive à la fin de la saison lyrique avec un déficit considérable. […] Le maximum des recettes étant obtenu je ne puis avec la subvention restreinte dont je dispose courir au devant d’une perte certaine. Si la subvention était encore de 120 000 francs soit 20 000 francs de plus pour chacune de mes saisons lyriques, j’aurais, non l’espoir de réaliser un bénéfice, mais la quasi-certitude de ne pas perdre d’avantage, tout en faisant aussi bien.

A la fin de la saison 1886-1887, il accepte la direction de l'Opéra comique de Paris. Et finalement accepte de continuer parallèlement la direction de Nantes pour la saison 1887-1888, comme le stipulait son traité initial?


POITEVIN, directeur de 1888 à 1890

Auguste Poivetin est artiste lyrique dans la troupe de Nantes. Il démissionne le 9 janvier 1890 ; sa faillite est prononcée le 25 du même mois. Les artistes se réunissent en société sous la direction de Letellier, Ferrière, Martin et Proux.


MORVAND, directeur de 1890 à 1893

Jules Melou, dit Morvand, est l'ancien directeur du théâtre de Lille. Il cesse l'exploitation du théâtre Graslin en 1893 et part au Caire dirigé le théâtre Kédivial.


CASTEX, directeur de 1893 à 1895

Jean Castex est un propriétaire originaire de Toulouse. Il signe pour deux saisons à la tête du théâtre de Nantes.


JAHYER, directeur de 1895 à 1896

Henri Jahyer était avant sa venue à Nantes secrétaire général de l'Opéra comique de paris. Il se suicide d'un coup de revolver en janvier 1896. Étienne Destranges souligne dans son ouvrage que la situation financière du théâtre de Nantes est étrangère à l'événement, "les recettes des trois premiers mois de campagne étaient supérieurs aux recettes correspondantes de l'année précédente". Des dettes de jeu seraient à l'origine de sa mort. Les artistes s'engagent alors à continuer l'exploitation en se constituant en société sous la direction de Normandin, dit Nerval, ancien régisseur des théâtres municipaux de Nantes.


MARTINI, directeur de 1896 à 1898

Horace Martin, dit Martini, est ancien directeur du Théâtre royal de Gand.


GIRAUD, directeur de 1898 à 1900

Après avoir dirigé le théâtre d'Anvers, Auguste Giraud prend la tête de celui de Nantes pour deux saisons.


VILLEFRANCK, directeur de 1900 à 1902

Henri Donat Francqueville, dit Villefranck, directeur de théâtre, arrive à Nantes pour deux saisons à compter de septembre 1900. Peut-être s'agit-il du même individu que la basse chantante Villefranck présent dans la troupe en 1883.


PONTET, directeur de 1902 à 1904

Emmanuel Pontet a dirigé le théâtre municipal de Grenoble.


VILLEFRANCK, directeur de 1904 à 1905

Le directeur Villefranck revient en 1904 pour une nouvelle saison à la tête du théâtre de Nantes.


FILLE, directeur de 1905 à 1906

Sébastien Fille, directeur de théâtre ne dirige le Grand Théâtre de Nantes que jusqu'en janvier 1906, date à laquelle son contrat est résilié. La mairie décide alors d'exploiter de nouveau la salle par le biais de la régie municipale, à la tête de laquelle elle place Louis Victor Blanchin, négociant.


Georges Tournié, 1906, 2 R 675

TOURNIÉ, directeur de 1906 à 1907

Ancien directeur de Toulouse, Gabriel Tournié exerce à Nantes pour la saison 1906-1907. Peut-être est-ce lui le premier ténor G. Tournié figurant dans la troupe nantaise lors de la saison 1875-1876.




HUGUET, directeur de 1907 à 1911

Émile Huguet a dirigé le théâtre de Genève avant de diriger celui de Nantes pour trois saisons.

Émile Rachet, 1911, 2 R 680



RACHET, directeur de 1911 à 1922

Ancien directeur du théâtre municipal de Rennes, Émile Rachet reste onze ans à la tête du théâtre de Nantes.


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