La critique théâtrale

La Réforme artistique de l'Ouest et du Midi, 6 février 1886, 138 PRES 1

La presse est une source importante dans la vie artistique de la ville. Des encarts annoncent dans les journaux les représentations théâtrale à venir ; chroniques et critiques théâtrales sont fréquentes tant dans les journaux à grand tirage que dans les revues et journaux artistiques comme La Revue nantaise (130 PRES), Nantes artiste (150 PRES), etc.

Le Cambronne, journal fantaisiste paraissant le mercredi, 126 PRES 1

L'opérette a les faveurs du publics. Quand on joue Rigoletto, le Trouvère, Mignon, ténors et barytons s'égosillent devant les banquette. On donne Boccace ou la Fille du Tambour major : la salle est comble. Cela ne prouve pas en faveur du bon goût nantais. [...] Une fois, c'est charmant ; mais à la longue, la musique d'Offenbach finit par assomer.(28 novembre 1883)

Si les choix des directeurs sont fréquemment critiqués, les artistes ne sont eux non plus pas exempts de compliments ou de quolibets.

L'Étoile nantaise, 270 PRES 1

M. Verhées, bel homme élégant et distingué, a certainement la voix de son emploi : qu'il la serre toutefois, afin de l'avoir égale pendant la durée d'un opéra ; M. Mauras nous plaît par son jeu plein de vigueur ; la voix est vibrante et bien timbrée, mais voudrait un peu plus de repos. De M. Berardi nous ne dirons rien, sinon qu'il suffit de le nommer ; le silence sur lui est d'or ; peut-être pourrait-il cependant atténuer son habituel et vigoureux sostenuto et corriger quelque peu sa démarche. [...]
Les femmes, certes, n'ont rien à envier aux artistes dont nous venons de parler. Chez Mme Briard, la voix, formée, se soutient toujours ; mais le jeu manque un peu. Pour Mme Duquesne, l'avis de tous devient le nôtre : une excellente comédienne avec un gosier de rossignol aux notes cristallines et perlées. Mlle Maillet est de tout point charmante et spirituelle ; mais je l'aime mieux parlant que chantant. Tous mes compliments à Mlle Rabany ; sa timidité des premiers jours a disparu et ne vient plus entraver son remarquable talent de comédienne et de chanteuse. (4 novembre 1887)
Ouest Artistes, 17 novembre 1906, 272 PRES 1

Les chroniques théâtrales de l'Union bretonne sont particulièrement acerbes.

L'Union bretonne, 6 PRES 1/2

Le Pont rouge est la plus détestable pièce qu'ait jamais éclairée la rampe de la Gaîté ou de l'Ambigu. M. Marcelin Althaiza et Mme Blanchard se sont évertués en vain pour sauver cette difforme et horrible machine ; c'était un monstre mort-né : tout leur talent n'a réussi qu'à empêcher les sifflets. C'est encore un résultat dont ils doivent être fiers !" (24 mai 1859)
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