Le public

Feuille de location du théâtre Graslin, saison 1887-1888, 1 Fi 1346

Au milieu du siècle, les tarifs des places vont de cinquante centimes pour les billets des quatrièmes galeries (un franc pour les troisièmes) à quatre francs pour les premières et deuxièmes loges, baignoires et fauteuils. En 1906, les quatrièmes et troisièmes galeries sont toujours au même prix ; seules les loges, baignoires et fauteuils sont plus chers (cinq francs).

Lexique

(d'après le Dictionnaire de la langue française d'Émile Littré (1863))

Le théâtre est-il un loisir populaire ? Si l'on considére les revenus ouvriers à la fin du XIXème siècle à Nantes, le spectacle semble être relativement à portée de bourse, du moins pour les entrées les moins chères... La liste des personnes condamnées pour contravention au règlement du théâtre en 1842 et 1843 donne un aperçu un aperçu des fauteurs de troubles lors des représentations : on compte six commis, un plâtrier et un ajusteur, plusieurs propriétaires et un horloger. Les procès-verbaux de police mentionnent quant à eux surtout des jeunes gens perturbateurs. Il n'en demeure pas moins que les places de quatrièmes et troisièmes galeries ont dans la presse la réputation d'être les places "populaires", sans aucun doute plus accessible financièrement que les loges et les fauteuils.

Evènement inhabituel : en 1830, une femme de 116 ans demande à pouvoir venir au théâtre.

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