La censure théâtrale

Répertoire des pièces, an VII, 2 R 586

La censure théâtrale traverse tout le siècle : avant d'être jouées, les pièces doivent être soumises aux autorités préfectorales et municipales.

Pendant les années révolutionnaires, défense est faite de prononcer le mot "roi" lors des représentations : il est remplacé par "loi". De plus, l'orchestre doit jouer pendant l'entracte La Marseillaise, Ça ira, Le Chant du départ et autres chants révolutionnaires. Les pièces en vogue s'intitulent La Prise de Charette ou encore Les Émigrés à Quiberon...

Sous la Restauration, Le Mariage de Figaro, d’abord interdit, est de nouveau joué pendant la saison 1828-1829. La censure va et vient selon l’esprit du temps : en 1873 il est défendu de monter des pièces au titre un brin impérial ou révolutionnaire comme Un Coup d’État, Camille Desmoulins, Charlotte Corday...

Les pièces immorales sont également interdites : en 1911, le maire Paul Bellamy prend un arrêté interdisant la représentation de La Belle Irène par une troupe en tournée, les affiches étant telles "qu'il ne peut subsister aucun doute sur le caractère pornographique de l'œuvre et l'intention de la Direction de la tournée de faire appel aux sentiments de basse sensualité ou de curiosité érotique pour en assurer le succès".

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