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     Expositions > " Le vert nantais" 21 septembre-10 novembre 2002
           
    Vues de l'exposition

Le catalogue

Les notices des objets exposés
   
           
             
     Vues de l'exposition
 

          

          

         

         

                       

 
   
     Le catalogue de l'exposition
   
 
  Introduction

Sommaire

Les notices des objets exposés
     
Catalogue en vente aux Archives ou par correspondance : 15 €          ÉPUISÉ
 
Introduction du catalogue

Les négociants de cette ville peuvent débiter aux étrangers les productions des provinces par où ce fleuve passe, comme aussi les productions des autres provinces qu'arrosent les rivières qui se déchargent dans ce fleuve. Par le même moyen les négociants peuvent faire transporter sans grands frais aux mêmes provinces les productions des pays étrangers.

L'objet des grandes difficultés pour donner à cette ville les commodités et les embellissements que l'on trouve dans les moindres villes, est peut-être la cause qu'on les a négligés jusqu'à présent.

Les passages par les portes d'entrée en cette ville et les rues y sont étroites, incommodes, tortueuses, peu s'enfilent, les ponts y sont aussi trop étroits.

Je suis étonné comment les embaras n'y sont pas plus fréquens, les places des marchés journaliers sont petites, au lieu de fontaines publiques, on n'y voit que des puits ; nulle promenade proportionnée à une ville si célèbre. Le peuple qui y est nombreux est mal logé et chèrement. Les places qui sont l'ornement des villes y sont petites et irrégulières ; il n'y a que celle du Bouffay qui soit passable, encore est-elle hors d'œuvre ; l'Etranger qui y vient à peine peut-il s'y plaire et y trouver ses aises. On peut croire qu'en remédiant à ces incommodités, le commerce y fleurirait d'avantage, les citoyens et les étrangers y auraient plus de satisfaction ".

Ce mémoire rédigé en 1755 par de Vigny, architecte du roi, en charge d'établir le premier plan " pour l'embellissement et la commodité de la ville de Nantes " dresse le portrait d'une ville à l'étroit, où le mobilier urbain est quasiment absent outre lanternes, puits et quelques bancs de pierre.

Les mutations urbanistiques et architecturales du dernier tiers du XVIIIème siècle : places, quais, cours, ponts initiés par Ceineray et Crucy, puis celles de la première moitié du XIXème siècle vont transformer la ville et les " objets et décors de la rue " vont se faire plus nombreux.

Cependant le mobilier urbain va véritablement naître dans la seconde partie du XIXe siècle au moment où les villes se transforment sous l'influence grandissante des hygiénistes, des ingénieurs des Ponts et Chaussées et du modèle d'Haussmann à Paris.

A Nantes les Architectes Driollet et Chenantais oeuvrent en ce sens : percement de la rue de Strasbourg, aménagement de la place du Port Communeau, et de la place St-Pierre, agrandissement du jardin des plantes, réfection des quais, érection de la fontaine de la place Royale.

En 1875, le conseil municipal déclare d'utilité publique l'établissement des trottoirs sur les rues et places de la ville.

La mise en place du service de l'eau et les débuts du tramway sont aussi créateurs de mobilier urbain.

Parallèlement le développement des techniques et l'industrialisation de la production vont permettre la création, la fabrication et la diffusion sur le plan national de mobilier, surtout en fonte, souvent " modèle parisien ", diffusion dynamisée par les expositions universelles.

Les fondeurs locaux tel Voruz produisent du mobilier pour Nantes. Candélabres, bornes et grilles, bancs, kiosques, fontaines, panneaux et colonnes courent le long des rues et boulevards, bordent les ponts, animent les places, fleurissent dans les parcs et jardins pour ne plus en repartir.

En 1908 la municipalité Guist'hau établit un programme d'embellissement de Nantes " faire une part à des ouvrages d'un caractère esthétique et de multiplier les fontaines, les œuvres d'art, les coins de verdure … "
Malgré tout, cette volonté d'esthétisme ne touche que le centre et les voies importantes, Place de la Duchesse Anne, de la Bourse, Cours de la République, les quartiers périphériques devront attendre encore pour bénéficier des mêmes aménagements surtout de modèle et de qualité identiques.

Entre les deux guerres, les décisions nationales d'une part : promulgation de la loi " Cornudet " et décret décidant les comblements de la Loire et de l'Erdre et d'autre part les politiques municipales d'aménagement de Paul Bellamy à Auguste Pageot mises en œuvre en particulier par Etienne Coutan, en tant que directeur des services d'architecture et des plantations et à partir de 1933 du service d'esthétique urbaine et de remodélation de la ville, auront pour conséquence un renouveau du mobilier dans les espaces aménagés : grilles des parcs de Procé et Plessis-Tison, bancs sur la promenade de l'Hermitage, candélabres pour les nouvelles voies, aubettes pour le tramway désormais électrifié.

Après guerre, les grands travaux sont exclusivement centrés sur la reconstruction des immeubles et des réseaux lourdement touchés par les bombardements.

Ces travaux d'architecture et de voirie n'ont pas été accompagnés de changement dans le mobilier.

Jusqu'aux années 1970, le mobilier installé dans la ville suit l'accroissement et les transformations des quartiers et se multiplie sans véritable réflexion sur son image, sa couleur, sa forme, ses matériaux.

Son intégration dans le paysage urbain oublie la recherche esthétique initiée sous le second empire.

Mutation avec l'arrivée du mobilier DECAUX, qui même standardisé ouvre une ère nouvelle dans l'histoire du décor urbain et dans sa gestion : abris-bus, " sucettes " et sanisettes quadrillent désormais tout l'espace public.

Avec le réaménagement du cours des 50 otages en 1992 et 1993, le mobilier urbain n'est plus apparu comme élément secondaire et différé d'un aménagement, il a été pensé et intégré dès la genèse du projet et a été spécialement créé pour le site et décliné pour ses nouvelles fonctions : promenade et tramway.

Depuis fin 2001, la ville de Nantes se pare d'un nouveau mobilier urbain dessiné pour elle par la Société Dauphin Adshel mobilier traditionnel dédié au transport en commun et à l'affichage, mobilier innovant et nouvelles technologies avec le système Infoville.

Formes changées et couleur aluminium qui, dans le secteur sauvegardé, s'efface devant le traditionnel " Vert Nantais ".

 
Sommaire du catalogue

COULEURS
ÉCLAIRAGES
     - l'éclairage à l'huile
     - l'éclairage au gaz
     - l'éclairage électrique
EAU ET HYGIÈNE
     - des puits aux bornes-fontaines
     - les fontaines
     - chalets de nécessité
PARCS, SQUARES ET JARDINS
AFFICHAGE
     - numérotage et indications de rues
HORLOGES
TRANSPORTS