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   Ressources en ligne > Les inondations de février 1904
                 

Un hiver rigoureux


En ce début de mois de février 1904, l’ouest de la France subit une véritable tempête. Alors que les quais de Roscoff, de Saint-Pol de Léon et de Tréguier sont inondés, Brest essuie un raz-de-marée. Plusieurs bateaux sont brisés et coulés tandis qu’un jeune homme de 17 ans meurt noyé. Un drame similaire est à déplorer à Lorient où les quais du port militaire sont envahis par les eaux entraînant le décès d’un ouvrier. Selon le journaliste du Phare de la Loire, « l’hiver actuel pourra compter pour les plus mauvais qu’on ait vu depuis dix ans. Les tempêtes n’ont pas cessé de se succéder sur les côtes depuis le mois de décembre ».
Progressivement, la tempête se rapproche de Nantes. A Guérande, la foudre tombe sur le clocher de l’église. A Saint-Nazaire, à cause de l’orage, les cours du Collège ont été suspendus. Dans l’après-midi du 9 février, un violent ouragan s’abat sur Nantes. Ce sont d’abord des averses torrentielles accompagnées de coups de tonnerre puis de véritables bourrasques de vent. Vers quatre heures, une gabare, amarrée en face de la gare maritime, sombre en Loire ; la cheminée de l’hôtel du Cheval Blanc s’effondre, une autre s’écroule rue Lekain. Sur les quais de la Fosse, une guérite de douanier est renversée par le vent. Le lendemain, deux nouvelles cheminées tombent sur la voie publique, place Royale et rue Lapérouse.

 
               
 

Enfin, la crue de la Loire est annoncée pour le 11. Selon les prévisions, le maximum présumé est estimé à 4 mètres à Ancenis. Mais dès le lendemain, la presse annonce pour Ancenis une cote de 5 mètres prévue pour le 15 février, puis 5,55 mètres. On attend 4,50 mètres au pont de la Bourse à Nantes. Les premières inondations sont annoncées le 15 : « Les habitants des rues de la Loire et de la prairie d’Amont sont bloqués dans leurs maisons, l’eau ayant envahi la chaussée. D’après les prévisions du service de la Loire, la crue actuelle va atteindre, sinon dépasser, celle de 1897 ».

               

A partir du 18 février, les journalistes recensent les nouvelles rues inondées : « C’est aujourd’hui, dans tous les bas quartiers de la ville, l’inondation et une inondation qui paraît malheureusement devoir être plus dangereuse que celle de 1897. Ce matin, à 8 heures, la crue atteignait 5m30 à l’échelle de la Bourse, en augmentation de 25 centimètres sur la cote d’hier. La Loire déborde sur l’Ile Gloriette à l’extrémité. La rue Kervégan, ainsi que nous le prévoyions, est envahie par l’eau qui atteint une hauteur de 50 à 60 centimètres au milieu de la chaussée et dans les couloirs des maisons ; On y circule maintenant en bateau. L’eau atteint l’établissement de bains du quai de la maison Rouge et va jusque dans la rue des Olivettes. Dans cette rue, ainsi que dans les rues Marmontel, Laënnec, Pérelle, les habitants ont du établir des appontements pour rentrer chez eux ».
Et chaque jour, de nouvelles rues, de nouveaux quartiers sont envahis. Le service des Travaux publics de la Ville va totaliser 6395 mètres d’appontements construits. Plus de 3 kilomètres de madriers sont loués tandis que la Ville investit dans 200 tréteaux neufs. Pour équiper son personnel, le service achète des bottes d’égoutiers en caoutchouc. Entre l’acquisition du matériel et le temps passé à établir les appontements, la dépense s’élève à 3000 francs. Parallèlement, un service de bateaux aura assuré la desserte de 21 rues complètement inondées.
Mais les inondations ont d’autres conséquences qui jouent directement sur l’économie locale, notamment sur le chômage.

                   
     
                   
                                   
 

Des conséquences économiques


Lors de ces inondations, on ne compte plus les usines et les commerces qui sont obligés de limiter voire d’arrêter leurs activités.
Chez Lefèvre-Utile, une partie du personnel est mise au chômage ; à la Manufacture des Tabacs, les fosses où se trouvent les transmissions des machines sont pleine d’eau, bloquant la production ; dans les magasins de la Chambre de Commerce, on déménage les sacs de sucre ; à l’usine de papier d’emballage Leroy, on évacue 125 tonnes de fournitures.
Et, de jour en jour, la liste s’allonge. A la fabrique de tapioca Billard, le travail est arrêté. La ferblanterie Delhache, quai Duguay-Trouin, subit le même sort. Comble d’ironie, les chantiers de M. Martin, constructeur et loueur de canots, baignent dans l’eau ainsi que sa maison. Plus grave : la Société Nantaise d’Electricité est obligée de couper le courant sur plusieurs points de son réseau ; les lignes souterraines sont inondées.
De son côté, la Compagnie Française de Navigation se voit contrainte de supprimer le service Nantes-Trentemoult et Trentemoult-cale de Crucy.
L’usine de diamants Royé et Cie met au chômage 350 salariés. Ils retrouveront leurs ateliers une semaines plus tard.

     
                                   

La crue du Gué-Robert à Doulon


De par sa situation géographique, le ruisseau du Gué-Robert menace directement, à chaque montée des eaux, les boulevards de Doulon et de Sébastopol. Le pont de la Moutonnerie est un véritable baromètre des crues. Dans ce quartier, la situation s’aggrave jusqu’au 21. Les tramways ne peuvent plus circuler ; le boulevard de Doulon est complètement immergé, débordant par le fait même sur les rues voisines. Il faudra attendre le 23 février pour constater une amélioration et mesurer un commencement de décrue.
La revue de presse suivante montre l’étendue des dégâts et l’avancée inexorable de l’eau dans ce quartier bas de Doulon. Elle montre également la solidarité qui s’installe entre les sinistrés.

 
 
   

Revue de presse

         
         
                             

Jeudi 18 février


Le Phare de la Loire
: Sur le boulevard Sébastopol, l’eau arrive maintenant presque jusqu’à la rue de Coulmiers. C’est ensuite une nappe d’eau ininterrompue dans la rue de la Liberté, qui mène à l’usine de tramways, dans la rue Voltaire, dans le boulevard de Doulon qui fait suite à la rue de la Liberté, jusqu’au boulevard de ceinture, pour reprendre ensuite dans le chemin de la Collinière.
Sous le pont de la Moutonnerie, pont du chemin de fer situé à l’extrémité à droite du boulevard Sébastopol, il y a plus de deux mètres d’eau.
Des bateaux transportent les habitants le long des maisons, des appontements sont élevés pour les passants et les locataires des maisons inondées ; ils sont prolongés jusque dans les couloirs, qui sont envahis.
Tous les commerçants sont dans la désolation, d’autant plus qu’on leur fait prévoir une aggravation de la crue pour demain et vendredi.
Les tramways ne vont plus jusqu’à Doulon depuis ce matin ; ils s’arrêtent à la rue de Coulmiers puis retournent en arrière. L’usine est inondée.
Le bureau de l’octroi est également envahi. Les employés travaillent juchés sur des tréteaux.
Un agent, boulevard Sébastopol, et les gendarmes sur le boulevard de la Liberté, assurent le service d’ordre.
Le Populaire : A Doulon, le spectacle est lamentable.
Les tramways ne vont plus maintenant que jusqu’au n°6 du boulevard Sébastopol. A partir de cet endroit sont installés des appontements qui prolongent sur toute la longueur du boulevard de Doulon.
Tous les magasins sont fermés et les habitants du rez-de-chaussée ont dû déménager ce qu’ils avaient de plus précieux.
Le bureau de l’octroi du Gué-Robert est rempli d’eau jusqu’à moitié de sa hauteur.
En face, à l’angle du boulevard, les maisons neuves sont entourées par l’eau de tous côtés.
Une équipe d’ouvriers étaye en ce moment le pont de la Moutonnerie sur lequel passe le chemin de fer.

Vendredi 19 février


Le Phare de la Loire
: Les bas quartiers de Doulon sont certainement ceux qui sont les plus éprouvés par les inondations.
L’eau gagne toujours du terrain boulevard Sébastopol ; le niveau s’est, depuis hier, sensiblement élevé boulevard de Doulon. C’est ainsi qu’à l’angle formé par ce boulevard et la rue des Chalâtres, on a dû prendre de nouvelles mesures pour assurer la circulation.
Dès ce matin, M. Millet, maire de Doulon, et les gendarmes ont fait installer des appontements jusque dans la rue des Chalâtres.
Boulevard de la Collinière, la nappe d’eau, dans la partie la plus basse, atteint aujourd’hui 1 m. 50.
On peut dire, pour donner une idée de l’importance de l’inondation à Doulon, que depuis la rue de Coulmiers jusqu’au boulevard extérieur, l’eau a tout envahi. Dans les jardins, on n’aperçoit que le faite des murs et la cimes des arbres.
L’avenue du Dahomey, qui conduit à la caserne du train des équipages, est submergée sur la moitié de sa longueur. L’entrée du parc à fourrages est également inondée.
Les employés d’octroi de service boulevard de la Collinière ont dû abandonner leur poste et se tenir rue des Chalâtres. Le dépôt de la Compagnie des tramways est envahi par les eaux.
Ce matin, le coup d’œil que présentaient les bas quartiers de Doulon était aussi pittoresque qu’attristant. Nombre de photographes avaient affrété des péniches, des toues et prenaient force clichés.
L’animation produite par le va-et-vient de toutes ces embarcations était des plus curieuses et les promeneurs s’en amusaient.
Malheureusement, l’inondation a déjà causé d’importants dégâts et les rez-de-chaussée des maisons des boulevards Sébastopol et de Doulon ont été endommagés et détériorés.
Les petits commerçants des quartiers inondés subissent actuellement un gros préjudice. Sans parler des marchandises et des denrées perdues, ils manquent la vente depuis plusieurs jours. Ils ont dû fermer boutique, l’accès, malgré toutes les mesures prises, étant devenu très difficile et leurs magasins étant envahis d’eau.
Les tramways partant de la gare d’Orléans conduisent les voyageurs jusqu’aux quartiers inondés, c’est-à-dire à l’angle de la rue de Coulmiers et du boulevard. Ils reviennent ensuite à la station de Doulon en faisant machine en arrière.
Ainsi qu’on le verra d’autre part, le maximum de crue ne sera atteint que demain. Nous ne saurions donc trop engager les habitants des quartiers menacés à prendre leurs dispositions pour souffrir le moins possible de l’inondation.
Le Populaire : A Doulon, la nappe envahissante s’est avancée encore de 50 mètres vers Nantes.
Les appontements sont maintenant dans l’eau. Des bateaux font le service.
Si nous avons constaté avec satisfaction que notre réclamation avait été entendue à Nantes où des garde-corps ont été placés aux appontements dont le passage est le plus périlleux, nous avons le regret de constater qu’il n’en est pas de même à Doulon.
On attend sans doute quelque grave accident.
La rue Voltaire, qui aboutit au Gué-Robert, est couverte sur presque toute sa longueur.
Toutes les ruelles aboutissant à la rue de Cornulier et parallèles au boulevard sont envahies.
Rue d’Allonville, l’inondation commence à paraître ; rue du Dahomey, l’eau, qui couvre la prairie voisine, s’étend également sur toute la largeur de la chaussée. Des bateaux font le service.

Samedi 20 février


Le Phare de la Loire : Dans les rues inondées, le niveau des eaux est sensiblement le même qu’hier excepté toutefois le boulevard Sébastopol, où l’eau a gagné plusieurs mètres de la chaussée.
De nouvelles rues ont été envahies. L’eau a monté rue Voltaire, au Gué-Robert, boulevard de la lIberté, boulevard de Doulon.
Au carrefour du boulevard de la liberté et de la rue de Toutes-Aides, les voitures passent dans l’eau.
Des bateaux circulent continuellement sur le boulevard Sébastopol et le boulevard de la liberté.
Le boulevard de Doulon et le chemin de la Collinière sont couverts.
Le Populaire : Nous avons dit hier quel spectacle de désolation présente maintenant le quartier de Doulon.
C’est pour tous les petits commerçants du boulevard un véritable cataclysme.
Les maisons commencent à se détériorer sous l’effort incessant des flots. Souhaitons qu’aucun accident grave ne se produise.

Dimanche 21 février


Le Phare de la Loire : A Doulon, comme partout, la situation s’aggrave sur tous les points que nous avons signalés ces jours derniers.
Ce matin, une maraîchère de Sainte-Luce, Mme Piot, portant un lourd panier de légumes, ayant glissé en voulant monter dans une barque près de l’octroi du boulevard Sébastopol, est tombée à l’eau avec son chargement qui est presque entièrement perdu et s’est fait, de plus, une forte écorchure au genou droit.
Ce matin, également, un mur d’une hauteur de près de 2 mètres s’effondrait rue de la Ville-en-Pierre sur une longueur d’environ 3 mètres 50 ; heureusement personne ne se trouvait là à ce moment.
Le Populaire : A Doulon, le boulevard est maintenant envahi, du côté de Nantes, jusqu’à la rue de Coulmiers ; l’eau atteint le tablier du pont de la Moutonnerie.
Les appontements ont du être surélevés.

Mardi 23 février


Le Populaire : L’inondation diminue à vue d’œil dans certains quartiers et on peut espérer que demain ou après-demain ne seront plus couverts que le boulevard de la lIberté et la rue Voltaire, à Doulon ; le cour Douard et la rue Kervégan, à Nantes.

Mercredi 24 février


Le Phare de la Loire : La situation à Nantes et dans la région s’améliore sensiblement. Les eaux baissent assez rapidement et les prévisions d’amont sont des plus optimistes.
Le Populaire : A Doulon, on a ouvert les vannes du Gué-Robert et l’eau a diminué de cinquante centimètres au moins.
Les tramways espèrent pouvoir reprendre leur service, dans ce quartier, après demain au plus tard s’il ne survient aucune complication.

Dimanche 28 février


Le Populaire : A Doulon, les eaux se sont retirées complètement et la chaussée du boulevard de Doulon est désormais accessible au public.
Une délégation des habitants est venue nous trouver cet après-midi pour nous signaler le dévouement du directeur de la Compagnie des Tramways qui, pendant toute l’inondation, n’a pas cessé de se montrer extrêmement obligeant pour tous. Il a fait établir de très nombreux appontements, dirigeant les travaux, donnant des indications et même des ordres pour que chacun trouvât un petit soulagement au malheur qui accablait la contrée.
C’est plein de reconnaissance que les habitants du boulevard de Doulon adressent leurs félicitations et leurs remerciements à M. Goullin, directeur de la Compagnie des Tramways.
Le Phare de la Loire : Le maire de Doulon fait les recommandations suivantes pour éviter les épidémies à la suite des inondations :
1° Dans toutes les parties qui ont été submergées, il est nécessaire de ne faire usage des eaux des puits qu’après leur avoir rendu leur pureté et avoir fait disparaître de leur surface les dépôts de matières putrescibles.
2° Les propriétaires des immeubles sont invités à faire vider immédiatement les cuves des fosses d’aisance, ainsi que les puits.
3° Il appartient aux locataires de nettoyer complètement les locaux mis à leur disposition, et aux propriétaires de faire le nécessaire pour les cours, allées, ruelles, etc.
4° Les habitants qui se servent de l’eau puisée aux bornes-fontaines sont invités à faire bouillir cette eau avant de s’en servir, jusqu’à ce que la Loire soit revenue à son niveau normal.
5° Tous les logements, cave, etc., qui ont été submergés, devront être désinfectés, immédiatement, après que l’eau se soit retirée. Des désinfectants seront mis à la disposition des personnes qui n’auraient pas les moyens d’en acheter ; elles pourraient s’adresser à la mairie.
Le nettoiement des voies publiques devant être opéré par la municipalité, il est indispensable que les habitants veuillent bien seconder son action, pour faire disparaître tous les immondices, qui peuvent occasion des maladies épidémiques et le maire compte sur leur bon vouloir.
Doulon, le 26 février


Devant cette catastrophe, le Conseil municipal de Doulon prend les choses en mains et ressort les anciens projets. Suite aux inondations de 1883, une étude avait été réalisée pour expulser les eaux du bassin du Gué-Robert dans la Loire. Même si la Ville s’était réservée le droit d’acheter un terrain pour installer une pompe, le projet reste sans suite.
Il est repris en août 1904 avec l’établissement de deux pompes centrifuges, actionnées par un moteur à air comprimé, capables de débiter 1000 m3 par heure. Mises en place en 1905, ces pompes se révèleront efficaces dès 1906. Pourtant, lors des inondations de 1910, elles montreront leur limite. Fonctionnant quotidiennement jusqu’à 22 heures, elles ne pourront pas empêcher le débordement de l’eau dans les rues avoisinantes. Trois nouvelles pompes élévatoires seront alors programmées.

 
                             

Février 1904, une crue extraordinaire ?


Si les inondation de février 1904 restent un événement marquant en ce début de siècle, elles ne sont pourtant ni les premières ni les dernières.
La presse locale n’hésite d’ailleurs pas à rappeler les grandes crues passées, comme celles de 1414 où, selon Dom Lobineau, « toutes les parties basses de Nantes, depuis l’église des Prêcheur jusqu’aux portes de Saint-Nicolas et de Sauvetout furent tellement inondées que les habitants de ces quartiers se retirèrent dans les lieux les plus élevés et aux faubourgs du Marchix et de Saint-Clément ».
Puis se sont les inondations du 18ème siècle avec, notamment, celle de 1711 qui atteint 7 mètres 29, emportant avec elle une partie du pont de Pirmil. Viennent ensuite les crues du 19ème siècle. En octobre 1846, la Loire supérieure connaît sa plus forte inondation qui, pour Nantes, reste cependant une crue moyenne.
Celle de 1856 est beaucoup plus grave et occasionne la destruction de toutes les digues. Enfin, la crue de 1872 semble demeurer la plus traumatisante pour les Nantais. L’usine à gaz est noyée par les eaux, plongeant la ville dans l’obscurité pendant plusieurs nuits. Les Ponts et Chaussées apposeront d’ailleurs une plaque au café de l’Union, à Trentemoult, pour indiquer la hauteur atteinte par l’eau. Pour comparaison, la crue de 1904 restera 38 centimètres en-dessous de cette marque.
Le 20ème siècle n’échappe pas au phénomène. Ce sont d’abord les inondations de 1910 qui touchent une nouvelle fois le quartier de Doulon. La population est d’autant moins contente que les pompes installées en 1905 avaient parfaitement rempli leur rôle en 1906. Trois nouvelles pompes élévatoires sont alors envisagées au pont de la moutonnerie.
Entre 1911 et 1931, les crues sont pratiquement annuelle. On justifie, en partie, les comblements de la Loire et de l’Erdre comme devant juguler ces catastrophes. Pourtant, l’année 1936 contredira les experts.
L’hiver 1960-1961 marque certainement les dernières grandes inondations de Nantes. Cette fois-ci, ce sont les habitants du boulevard Van Iseghem qui se retrouvent les pied dans l’eau.

 
                             
           
  1910      
                             
           
 
1936
     
                             
           
  1961