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       Ressources en ligne > Affiches 1939-1945 > Pageot, Prieur, Rondeau, Orrion,
                                                                   Constant, Philippot
       
 
Auguste PAGEOT (Nantes 22 juillet 1884 – Nantes 19 novembre 1962)
Maire du 18 mai 1935 au 21 décembre 1940

Employé dans l’administration des Postes et Télégraphes, Auguste Pageot est élu pour la première fois comme conseiller municipal en décembre 1919 (municipalité Paul Bellamy). Appartenant au parti socialiste, il est réélu en 1925 (municipalité Bellamy). Suite aux élections des 5 et 12 mai 1935, Auguste Pageot prend les fonctions de maire le 18 mai suivant.
C’est sous son mandat que les Nantais connaissent le début de la guerre et surtout l’occupation des troupes allemandes. Il est arrêté le 10 octobre 1940 avant d’être emprisonné. Il donne sa démission au Préfet de la Loire-Inférieure par lettre en date du 21 décembre 1940. Par ordonnance militaire de la Feldkommandantur, il est invité à rejoindre la zone non-occupée.

Autres mandats : en 1935, conseiller général ; en 1936, élu à la Chambre des Députés ; en 1937, devient membre du Conseil Supérieur de la Marine marchande. Président de la Société académique en 1955
Distinction : en 1937, médaille d’or des Assurances Sociales.

 
       
       
   
   
 
   
 
   
 

Edmond PRIEUR (Saint-Nazaire 21 juin 1881 - Nantes 10 juillet 1955)
Premier adjoint faisant fonctions de maire du 24 décembre 1940 au 4 mai 1941

Aux élections de 1929, candidat dans la 5ème circonscription (7ème canton), Edmond Prieur, officier de santé publique, est élu 11ème adjoint dans la municipalité Cassegrain. Candidat socialiste pour le 7ème canton de Nantes en mai 1935, il devient 1er adjoint dans la municipalité Pageot. Il intègre les commissions Travaux publics et Finances. Il obtient les postes d’administrateur des Hospices, de président du Bureau d’Assistance et de vice-président du Bureau de Bienfaisance.
Suite à la démission du maire Pageot, en décembre 1940, le Préfet de Loire-Inférieure, M. Dupard, invite Edmond Prieur à remplacer provisoirement l’ancien magistrat. Par lettre du 24 décembre 1940, il accepte ces fonctions qu’il conserve jusqu’au 4 mai 1941.
Au lendemain de la guerre, il devient président de l’œuvre des garderies scolaires de la ville.

Autre mandat : conseiller général.  

 
 

Gaëtan RONDEAU (Goron, Mayenne 7 décembre 1873 – 30 juillet 1971)
Maire du 5 mai 1941 au 10 octobre 1942

Gaëtan Rondeau commence sa carrière professionnelle comme avocat au barreau de Paris (1896-1900) puis de Nantes (1900-1906). En 1904, il est nommé juge de paix suppléant pour le 2ème canton de Nantes. Il abandonne le barreau en 1908 pour devenir secrétaire général de la ville sous les municipalités Sarradin, Guist’hau et Bellamy. Il est nommé receveur municipal le 17 mars 1925 ; poste qu’il quitte en 1936, année où il est admis à la retraite.
La loi du 16 novembre 1940, puis l’arrêté du 22 avril 1941, modifient la législation municipale. Pour les grandes villes, le système électif est remplacé par la nomination directe des édiles par le Pouvoir central (gouvernement de Vichy). Gaëtan Rondeau est donc nommé par arrêté de l’Amiral de la Flotte Darlan, Ministre Secrétaire d’État à l’Intérieur, le 1er mars 1941. Il prend ses fonctions le 5 mai suivant lorsque le Préfet Dupard l’installe dans ses nouvelles fonctions. Autre nouveauté dans la formation du conseil municipal : pour la première fois, une femme siège à cette assemblée. Il s’agit de Melle Jeanne Lalouette qui fera partie de la commission Affaires diverses et Instruction publique ainsi que de la commission Travaux publics.
Le municipe de Gaëtan Rondeau est marqué par l’assassinat du Feldkommandant Hotz, 1 rue du roi Albert, le 20 octobre 1941. L’une des conséquences sera l’exécution de 50 otages (48 en réalité) : 5 à Paris, 16 à Nantes et 27 à Châteaubriant.
Gaëtan Rondeau dépose sa démission le 10 octobre 1942, suivi le 20 octobre par l’ensemble du conseil municipal.

Distinction : En 1921, Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur suite à son dévouement pendant la Première Guerre mondiale.

   
 
   
 
 

Henry ORRION (Les Sables d’Olonne, Vendée 14 juillet 1891 – Nantes 22 mars 1971)
Président de la Délégation spéciale de la Ville de Nantes
du 26 octobre 1942 au 25 août 1944

Sous la municipalité Rondeau, Henry Orrion, négociant, est nommé adjoint. Il est membre de la commission Affaires diverses et Instructions publique et de la commission Finances. Il est nommé maire par arrêté du maréchal Pétain, chef du Gouvernement, Ministre de l’Intérieur, le 16 octobre 1942. Il prend ses fonctions lors du conseil d’installation du 26 octobre suivant.
Les bombardements des 16 et 23 septembre 1943 restent les événements majeurs de ce mandat.
Après la guerre, Henry Orrion est réélu maire en 1947. Il occupe cette fonction jusqu’en 1965. En novembre 1958, il est élu député de Loire-Atlantique.

Autre mandat : président du syndicat des droguistes en gros de l’ouest ; membre du conseil d’administration de l’Union des fabricants et négociants en couleur, vernis et vitres de France ; à partir de 1952, membre du Conseil supérieur de l’Électricité de France…

Distinctions : Croix de Guerre 1914-1918 et Chevalier de la Légion d’Honneur (18 septembre 1954)

 
           
 
       
 
     

Clovis CONSTANT (Saint-Juire Champgillon, Vendée 7 octobre 1888 - Nantes 3 octobre 1964)
Maire du 28 août 1944 au 19 mai 1945

Clovis Constant fait sa carrière professionnelle dans l’administration des Postes et Télégraphes. Responsable de la Mutuelle des P.T.T., il devient président de l’Union des Sociétés Postales de Mutualité de la Loire-Inférieure.
Dès le début de la guerre, il participe à la résistance en collectant des renseignements pour l’action civile puis intègre le mouvement Libération sous le pseudonyme d’Antoine.
Vice-président du Comité départemental de Libération, il est nommé maire de Nantes par arrêté du Commissaire de la République de la région d’Angers, Michel Debré dit Jacquier dans la Résistance, le 28 août 1944. Il est installé dans ses fonctions par le Préfet Alexandre Vincent, représentant le Gouvernement provisoire de la République. Son conseil accueille quatre femmes : Mmes Bagrin, Chevalier, Moysan et Melle Turbaux.
Le 14 janvier 1945, il reçoit des mains du général de Gaulle la Croix de l’Ordre des Compagnons de la Libération et la Croix de Guerre pour la cité.

 
   
 
   
 

Jean PHILIPPOT (Tilly sur Meuse, Meuse 29 avril 1901 - Nantes 5 décembre 1995)
Maire du 19 mai 1945 au 31 octobre 1947

Jean Philippot commence sa carrière dans l’enseignement à partir de 1921. De 1932 à 1966, il est professeur d’histoire au lycée Clemenceau de Nantes.
A la libération de Nantes, le 12 août 1944, Jean Philippot fait partie des 24 conseillers municipaux formant la délégation municipale provisoire installée le 31 août 1944.
Sous cette municipalité Constant, Jean Philippot est nommé 3ème adjoint chargé de l’Enseignement et des Beaux-Arts.
Il est le premier maire a être réélu par les suffrages populaires lors des élections d’avril et mai 1945. Il est alors tête de liste de l’Union républicaine et antifasciste. Parmi les membres élus, on compte six femmes : Mmes Laporte, Le Jallé, Rollet, Gravaud et Melles Legrand et Turbaux. Celle-ci sera d’ailleurs élue 9ème adjointe.
Jean Philippot conserve son poste de conseiller municipal jusqu’en 1965.

Distinction : Officier de l’Instruction publique
Autre mandat : président de l’Association Départementale des Anciens Combattants de la Résistance ; président d’honneur de l’association France-Russie C.I.E.